Coup de Pique

Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

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La France a perdu la tête, car quand la loi veut se faire dans la rue, il n’y a plus de démocratie mais des réactions irrationnelles.

Que les manifestations cessent, que la pression sur le gouvernement se relâche, ce gouvernement dont le président a été élu à 80% des voix doit mener sa politique comme l’exige la démocratie dans laquelle nous vivons, que nous soyons ou pas d’accord avec elle.

Il y a un temps pour les gouvernants et un temps pour voter

A chaque tentative de réforme, c’est la même chose : des manifestants tentent de changer le fonctionnement de la démocratie, de pousser pour une décision incompatible avec les choix des électeurs qui se déplacent aux urnes, alors que la plupart ne vont pas même voter. Qui sont ces gens ? Par qui sont-ils manipulés, harangués ? Quelle est leur légitimité ? Personnellement, je n’ai pas voté pour eux.

On m’objectera : « nous étions obligés de voter pour Chirac ». Je répondrai : « c’est le jeu de la démocratie », et pourtant je ne porte pas ce dernier dans mon cœur.

Si vous n’êtes pas contents du CPE, ne votez pas Villepin en 2007 ! Votez autre chose, votez gauche ou extrême gauche ! Mais laissez le gouvernement faire son travail, laissez les responsables faire leur travail, adroitement ou maladroitement peu importe, laissez-les faire ce que font nos voisins européens : tenter des choses pour faciliter l’emploi.

Contestation désastreuse

La méthode contestataire française est désastreuse. Nous sommes la risée du monde, car nous avons le toupet de défendre nos principes démocratiques comme les meilleurs du monde, notre beau concept d’intégration, par exemple, qui semble légitimer des discours islamophobes. Nous bafouons, à chaque nouvelle occasion, les principes de base de la démocratie dont nous avons été les premiers constructeurs.

Halte au sketch ! Halte au mensonge ! Halte à la langue de bois, des politiques d’abord, mais aussi de la rue ! La rue, championne de la morale, championne de l’économie, la rue qui veut gouverner, la rue qui se ment, la rue qui raconte des bêtises, qui se rallie dans des combats absurdes contre les « méchants de droite » (après avoir exclu du pouvoir les « méchants de gauche »), croyant que le monde entier se ralliera à la vision du « bonheur fonctionnaire » à la française.

Il y a quelques temps, les mêmes manifestants descendaient dans la rue pour « contrer » Le Pen, alors qu’ils n’allaient même pas voter, qu’ils n’étaient pas même inscrits sur les listes électorales ! Mais ils avaient le droit de donner des leçons de morale aux votants !

Là, c’est la même chose : ils veulent contrer un projet de loi alors qu’ils n’ont jamais travaillé et rêvent que le privé offre une sécurité accrue identique au service public.

La logique de la peur

Derrière tout cela, on trouve la peur de ce qu’on ne connaît pas, toujours la peur, la peur qui fait faire n’importe quoi, dans le racisme, la xénophobie, l’homophobie ou l’emploi. On ne connaît pas, alors on a peur au lieu de se renseigner. On a peur alors « on lutte ». On lutte mais contre quoi ? Contre des fantômes, on lutte contre les autres qu’on habille de nos peurs.

Il y a quelques temps, les méchants étaient les islamistes, aujourd’hui les méchants sont les « méchants patrons » et les « vilains de droite ». Souvenons-nous que des « méchants de gauche » qui ont été chassés par les urnes de leurs responsabilités gouvernementales. Il faut un ennemi, et cet ennemi n’est qu’un fantasme.

La peur, il faut la cristalliser sur quelqu’un ou quelque chose de très vilain, qu’on ne connaît pas. Aujourd’hui, c’est le CPE, demain, nous réactiverons la peur de la « Mondialisation », monstre sanguinaire absolu, genre de croque-mitaines moderne. Nous en avons en stock des générateurs de peurs absurdes qui rendent les gens cons et les font descendre en troupeaux dans la rue. On pourrait citer Bush ou l’Iran ou la dernière réforme (qui est toujours horrible), etc. Peu importe le sujet finalement, pourvu qu’on ait un ennemi.

Nous nageons en plein irrationnel. La France a des atouts qu’elle spolie tous les jours un peu plus, grâce à un superbe mépris de soi et une tendance toujours plus grave au combat de ses parties les unes contre les autres. Division et affrontement : voilà quels sont les piliers français !

Loin des réalités

Je travaille dans une société dans laquelle le CPE pourrait être un moyen de ne pas aller vers la délocalisation massive en Inde, mais tout le monde s’en fout, en fait, les politiques comme leurs miroirs contestataires aveugles de la rue.

Qu’on en finisse avec la langue de bois ! Que veulent les « patrons très méchants » (CPE ou pas) ? Ils veulent avoir deux ans de période d’essai pour être certains que la personne qu’ils embauchent n’est pas un branleur, hé oui... Car un branleur en CDI dans une PME de cinq personnes mène la PME au dépôt de bilan : on ne peut pas la virer à cause du droit du travail français, et elle coûte très cher. Et des branleurs, il y en a un paquet de nos jours. Voilà la réalité : elle est si simple.

Quand on a ramé pour avoir un premier emploi, on voit ces scènes de manifestations surréalistes avec un peu de tristesse. Ah bien sûr, on ne manifeste pas quand on est salarié, en tous cas du privé, donc on n’a pas de poids dans les médias, on subit et on attend les urnes.

Le monde n’est plus le même, on peut le déplorer ou s’y adapter. Nous ne passons plus toute notre carrière dans la même société, et pas seulement parce qu’on s’en fait virer, aussi parce qu’on va voir ailleurs.

Dans un an, les élections : exprimez-vous !

Dans un an, les manifestants pourront aller sanctionner le gouvernement qui a mis sur pieds un projet de loi qui ne leur va pas, dans les urnes, comme tout le monde. Dans un an, en leur âme et conscience, dans le silence de l’isoloir, ils choisiront le nom du prochain président.

D’ailleurs, si on réfléchit bien et qu’un président de la République de gauche passe en 2007, son projet politique comportera naturellement la suppression du CPE, CPE qui aura été « mis en place » à l’hiver 2006 et donc, dont les conditions d’applications auront été retardées pour cause d’élections.

Bref, beaucoup de bruit pour rien.

Conclusion

La France de la bagarre et de la morale est pitoyable, en politique comme dans la rue.

Ceux qui manifestent devraient regarder le marché actuel de l’emploi, car la vraie précarité, c’est le chômage, et il est là, aujourd’hui, hic et nunc.

En le prenant pour prétexte à un nouvel affrontement, on cultive la précarité de la pensée, une exception bien française celle-là, faite des tabous les plus divers, un mode de penser qui envisage le monde comme source de peur et ne fait que vanter le statisme le plus complet.

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par Steph — 08/05/2006 &pm2Mon, 08 May 2006 14:52:00 +0200pm000Europe/Paris; 14:52

Et parce que t’es pas un branleur toi ?
Cela va faire un an que je suis au chômage, je suis diplômé en Affaires Internationales, je parle 3 langues correctement, j’ai fait beaucoup de sacrifices chaque été en travaillant sous les serres, à vendre des glaces sur les plages, et je suis contre ce CPE, contre cette loi d’Egalités et des chances qui ne sont que des vagues dans un océan de réformes libérales...
Alors, toi, qui ne m’a pas l’air de connaître ça dans ton fauteuil de théologue, de journaliste (il est où ton diplôme ???), arrête un peu de mettre tout le monde dans le même sac, ok ?? Je suis allé manifester, contre cette précarité généralisée en France et non pas pour entrer en concurrence avec l’Inde. C’est toi qui veut ça, "entrer en concurrence", pas tout le monde. Beaucoup de gens n’ont que faire de ta concurrence, de ta compétition. Et pis d’ailleurs, cette richesse, on la doit qui, Mr ?? Aux Noirs esclavagisés, aux Indigènes pillés et massacrés, à ce commerce triangulaire ?? Quand Mittal veut racheter Arcelor, tout le monde crie au loup n’est-ce pas ?? Et alors ??? N’est-ce pas soi-disant, cette logique du système libéral ?? Pourquoi les Européens ont pu et peuvent acheter à leur guise, et pas les autres ?? Cette concurrence mondialisée est due à des gens comme toi, mon petit Gastonl !! A force d’encourager la compétition comme tu le fais, à prendre les étudiants, les jeunes sans emplois pour des fainéants, et bien, tout cela est logique !!! La Chine est communiste ?? Elle doit s’ouvrir aux autres ?? Et bien, c’est fait depuis 1999 (OMC) !! L’Inde, le Brésil, le Pakistan ?? Et bien oui !! Ils ouvrent leurs pays à la consommation, alors le peuple d’en bas en France qui ne l’a jamais voulu, doit fermer sa gueule, et dire amen, et s’adapter !!! Quelle belle leçon de solidarité !!!
Enfin, les élections !!! Ah oui, ces belles elections !! Je me suis toujours déplacé aux urnes, et tous mes potes également (les mêmes qui manifestaient.) Et le résultat ???
Alors, svp, épargne-nous tes leçons, ok ?? Et mets donc un pied sur le terrain au lieu de terrer ta face dans le caca pseudo-intellectuel....

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par Michel Veigh — 06/04/2006 &pm1Thu, 06 Apr 2006 13:28:50 +0200pm000Europe/Paris; 13:28

Une vision non partisane est peut-être la seule qui permette de dépasser l’approche politicienne pour y voir un peu plus clair dans le chaos insensé qui secoue notre pays. Je pense que cette approche est celle de Gaston-Norbert Ubrab : ni démagogie ni invective, mais un sourire humain voire affectueux, et lucide.
J’adhère pleinement aux propos de son article, il me tiendra même de référence lorsqu’il s’agira pour moi de trouver la juste alternative à l’exaspération, exaspération provoquée non par l’avis différent du mien mais par ce qui me semble être un mouvement d’autant plus irrationnel que si pareillement surfait : un borgne se serait-il emparé du pouvoir que l’on n’imaginerait d’attitude plus ardente... mais alors motivée par le coeur plutôt que par le ventre, comme c’est à présent le cas. Un ventre qui n’est même pas celui de la faim.

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par Thomas PF — 04/04/2006 &am12Tue, 04 Apr 2006 00:10:44 +0200am000Europe/Paris; 00:10

Bonsoir !

Amusant de voir que ce sujet enflamme les jeunes, les vieux, les (pseudo) philosophes, les (pseudo) étudiants, les énervés de droite, les énervés de gauche, et j’en passe.
Les commentaires font bien ressortir tout ce mélange d’idées, et ça fait plaisir que certaines personnes aient encore des idées (je parle des gens ici qui ont de vraies idées non pré-formatées).

Ce qui m’amuse toujours par contre, c’est qu’en général, toutes ces personnes s’excitent derrière leur clavier, ou bien un peu dans la rue, et ça s’arrête là. Par contre, quand il faut AGIR, se prendre par la main, et tenter de changer la société et de proposer de VRAIES idées, personne n’est là, la salle s’est vidée, on éteint les lumières après le dernier slow dansé sur "Es la lucha final" et tout le monde rentre chez soi bien à l’aise dans sa belle petite société de consommation où ça ne gêne personne d’acheter ses bananes pas chères (où un pauvre bonhomme d’Afrique ou d’Amérique latine se fait exploiter), ou bien ses fringues pas chères faites à l’autre bout du monde par un gosse.

Ok, c’est facile aussi de tenter d’attendrir les gens sur les pauvres personnes exploitées ? Oui.
Mais je trouve fatigant tous ces gens qui s’agitent tant qu’à force de remuer de l’air, vont faire ralentir le Gulf Stream : tous ces gens participent activement à cette société contre laquelle ils manifestent.

Rien n’est blanc, rien n’est noir. C’est pour ça que cet article de G. me plait, car il sort un peu de la mode anti-CPE à fond, même si je ne suis pas d’accord avec tout.

En France, de toute manière, on se jette sur les occasions de ridiculiser les gouvernements, pas tant que le CPE est bien ou mal, mais plutôt que c’était une occasion inespérée de faire valser (celle à 4 temps) le gouvernement, lui taper dans le lard.
Ce pauvre Villepin, qui est aussi doué pour vendre une idée qu’un témoin de Jéovah pour te refourguer une brochure (j’en ai vu des bons :-) !), a tendu le bâton (fièrement) pour se faire battre et ça n’a pas loupé. Parce que derrière tout ça, les ambitions des uns et des autres se font bien sentir, que ce soit le nabot de la place Beauvau, ou bien les syndicats qui voient ici le moyen de redorer leurs blasons.

Même pas une lutte d’idées que voilà, aucunement le souci du jeune sans emploi (on l’oublie bien vite celui-ci), mais bien une lutte de pouvoir et d’inflluence, et ça, ça me débecte.

Et justement, c’est peut-être en ça que Villepin me fait pitié, car il donnait finalement l’impression d’y croire et de faire ça contre des intentions électorales (ou alors il a été très très mal conseillé, car il a pris un sérieux coup dans l’aile pour 2007 !).
Le CPE ? Qu’en penser ? Je ne sais pas et je n’ai pas la PRETENTION de savoir et de pouvoir dire sûr de moi, sans ciller, que le CPE est mauvais à 100%. Et c’est en ça que je rejoins en partie les idées de GNU. Laissons-les agir, laissons-les tester leurs idées, nous les avons élu, et si le résultat ne vous plait pas, eh ben votez contre l’année prochaine. Le pragmatisme.

Cette peur de la réforme est idiote, on est maintenant dans une société où la notion de gauche/droite devrait être révolue (d’ailleurs Bayrou tire bien son épingle du jeu), et il va falloir un jour faire en sorte qu’on résolve les problèmes de notre société plutôt que de se bouffer le nez.
Pour l’instant tout va bien, on est toujours une riche puissance, dans notre petit cocon, bien au chaud, mais quand on va se prendre une énorme claque des pays en voie de développement (attendons la Chine patiemment !), on fera moins les malins à se révolter pour des raisons hasardeuses et fumeuses.

Ca ne m’empeche pas d’avoir un avis et des idées, et ce n’est pas incompatible.
Ce que je pense du CPE, c’est la même pensée que j’ai à propos de la loi DADVSI. C’est du travail bâclé, fait à la va-vite sans aucune connaissance précise et méticuleuse du terrain et des véritables enjeux. La loi DADVSI a été pondu par un admirateur du Minitel (rose ?), ainsi le résultat est à la hauteur de sa connaissance du monde Internet et de la musique : nul.
Ce gouvernement (et les autres aussi !) tente de colmater des trous dans une société qui fuit à de nombreux endroits. Mais il faudrait peut-être se poser les vraies questions : pourquoi les gens n’achètent plus de CD ? Pourquoi les jeunes ne se font pas embaucher ? Pourquoi les gens piratent de la musique ? Pourquoi les jeunes arrivent sur le marché du travail avec une formation sans débouchés ? Pourquoi ?

Je ne vais pas répondre maintenant, parce que d’une, ce serait prétentieux d’avoir plus que du "feeling" (et d’ailleurs, nous, français, sommes très prétentieux, à tout savoir à la politique, l’économie et les enjeux mondiaux !), et de deux je vais dormir car demain il faut que je me fasse exploiter par mes chefs ;-).

Bonne soirée, et arrêtez svp de vous étriper à base de noms d’oiseaux. Les insultes, c’est bon pour les petits d’esprit à cours de mots.

Thomas PF.

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par mcr — 29/03/2006 &pm8Wed, 29 Mar 2006 20:05:02 +0200pm000Europe/Paris; 20:05

BRAVO... Nous sommes nombreux à penser comme cela et je nous vois malheureusement nous exprimer que sur le net.

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par SFE — 27/03/2006 &pm6Mon, 27 Mar 2006 18:24:43 +0200pm000Europe/Paris; 18:24

Entièrement d’accord.
Mais pourquoi ce genre d’argumentation de bon sens ne passe-t-elle pas au 20 heures sur TF1 ?
Qui peut taper du poing sur la table une bonne fois pour toutes sans avoir peur des contestations ? Nous serions nombreux à soutenir cette prise de position, pour qui veut sauver la France dans cette économie mondiale ? Pour qui veut simplement travailler, préserver son cadre de vie et être fier de ses actes et accomplissements ?
Ceux-ci écoutent malheureusement de loin le débat car ils pensent surtout et justement à travailler et à s’en sortir. Pourtant, il faudrait une opposition plus ferme à ces "glandeurs" qui ont du temps à perdre.

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par RS — 27/03/2006 &pm4Mon, 27 Mar 2006 16:11:59 +0200pm000Europe/Paris; 16:11

Exercer la démocratie, ce n’est pas se déplacer une fois de temps en temps pour aller voter.

Une élection, ce n’est pas un chèque en bois. Les politiques ne sont pas des régents mais des représentants du peuple. En ce sens, passer des lois en force, en catimini, se passer de négociations et de débats avec les organisations syndicales lorsqu’elles sont concernées, n’est pas faire un bon usage du pouvoir.

La meilleure loi n’est pas la meilleure loi dans l’absolu, mais la meilleure mesure applicable car acceptée.

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> Plaidoyer plongé dans des sables mouvants !

27/03/2006 &am4Mon, 27 Mar 2006 04:17:46 +0200am000Europe/Paris; 04:17

Le Président a été élu à 80% des suffrages, certes, mais avec (1) une propagande diabolique envers un des candidats, (2) un taux d’abstention de 35% et (3) des votes blancs. Abstention et votes blancs n’ont pas été pris en compte, ce qui indique que le vote n’est pas démocratique en France.

Le fait que des lois iniques soient votées en France, n’est pas une raison immuable pour qu’elles ne soient pas abrogées si nous ne les acceptons pas. Il est normal qu’à chaque tentative de réforme le peuple face connaître son mécontentement, puisque on a vu que les réformes œuvrent contre le bien du peuple. A mon avis, c’est un signe de santé que peuple conteste toute réforme inique. Du reste, cette réforme n’a pas été votée par le Parlement. En effet, selon l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, le Premier Ministre a engagé la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée Nationale sur le vote de ce texte, et c’est parce que la motion de censure qui s’en est suivie a échoué que le texte a été considéré comme adopté selon la loi fondamentale. Le Parlement (la représentation nationale) n’approuve pas cette loi.

Personne n’était « obligé » de voter Chirac. Voter Chirac a été un choix, personnel pour certains, manipulé pour d’autres, mais un choix tout de même. Vos perceptions de la politique sont déroutantes : vous conseiller de voter à gauche pour éviter des textes du style du CPE... Le CPE ne facilite pas l’emploi, car l’économie elle-même est en difficulté. La seule solution au chômage et à l’emploi serait de relancer l’économie, et non pas de faire usage de « rustines »...

Les Français ne bafouent nullement les « grands principes de la démocratie » car si vous connaissiez la Constitution de ce pays, vous sauriez qu’il n’y a pas de démocratie en France. La démocratie dans ce pays (comme dans beaucoup d’autres) est un leurre inscrit dans la Constitution. Si les Français « descendent dans la rue », c’est bien qu’il n’y a pas de voie démocratique qui leur est ouverte pour se faire entendre, comme par exemple, le référendum d’initiative populaire (comme en Suisse). La rue est donc le seul moyen encore à leur disposition. Et la mondialisation est en effet un danger pour tous les peuples puisque elle découle de l’ultralibéralisme qui crée la misère et les injustices. Ne croyez pas non plus que les Français soient idiots au point de se chercher des ennemis : ils en ont, c’est tout. Si division et affrontement sont les piliers de la France, il faut reconnaître que ce n’est pas le peuple qui les a érigé, mais ses dirigeants.

Ne soyez pas naïf au point de croire que le CPE est un barrage à la délocalisation. C’est, tout un plus, un lapse de temps gagné. Vous semblez parler de ce que vous ne connaissez pas quand vous dites qu’un employeur (PME) ne peut pas licencier un « branleur » en CDI. C’est faux : le droit du travail français le lui permet. Ne pas faire son travail et mettre la société en difficulté pour cette raison est une faute grave que le droit du travail sanctionne.

Déplorer le monde ou simplement s’y adapter ressemble à s’y méprendre à de la résignation. Il est clair que c’est votre choix. Heureusement, ce n’est pas celui de tous et rappelez-vous que ce ne sont jamais les résignés qui font bouger les choses...

Etre mobile et être précaire ce n’est pas la même chose, ne confondez pas. Beaucoup de cadres de banques, par exemple, sont très mobiles (ils changent de jobs tous les deux ou trois ans), pourtant non seulement ils sont extrêmement bien payés, mais en plus ils ne sont pas précaires car ils ont des contrats en béton (j’en sais quelque choses, j’ai travaillé dans nombre de banques d’investissement).

Ne comptez pas trop sur la gauche pour sauver la France ! Elle a été au pouvoir pendant 17 ans depuis 1958 (12 ans pour Mitterand (moins la période de cohabitation) et 5 ans pour Jospin) et elle n’a pas su, pu ou voulu, éviter la catastrophe. Et comme la droite ne l’a pas fait non plus, alors il faut considéré un autre choix. Du reste, si le « projet politique », comme vous dites, d’un président de gauche en 2007 consiste seulement à abroger le CPE, mais sans revoir à la base les nombreux traités internationaux qui créent la précarité et la misère chez nous, alors la France n’a pas besoin d’un tel président de gauche.

Enfin vous semblez réaliser que c’est le marché du travail, donc l’économie, qui est la cause de la précarité. Un bon point pour vous. Par contre, le chômage n’est pas la cause de la précarité : il est la conséquence d’une mauvaise économie basée sur l’ultralibéralisme et l’exploitation des masses. Ne placez pas la charrue avant les bœufs...

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par luc — 20/03/2006 &am12Mon, 20 Mar 2006 00:20:55 +0100am000Europe/Paris; 00:20

Je ne partage pas nécessairement toutes les opinions exprimées, mais cet article est salutaire.
Pour le motif simple qu’il dit ce qui est évident en matière de séduction du mensonge et de paresse intelectuelle.

Il n’est ni possible, ni acceptable tant moralement que pratiquement que des jeunes de15/20 ans prétendent avoir une compétence telle en ce qui concerne la complexité du problème de l’emploi.
J’en ai un modeste aperçu personnel comme petit employeur : ça n’est ni drole ni simple. Pas du tout même.

J’ai quatre enfants, et je ne félicite pas leurs ainés de leur comportement. A se fourvoyer et privilégier les raccourcis, ils portent un coup à la jeunesse.

Le pire est évidemment l’increvable cohorte, le redoutable machin, le pathétique fait insubmersible, qui leur a emboité le pas.

On va finir par sortir nous aussi dans la rue.

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> un Réquisitoire contre un courtisan

Par Amar — 19/03/2006 &pm1Sun, 19 Mar 2006 13:40:07 +0100pm000Europe/Paris; 13:40

Dites-moi Gaston, mais vous êtes un fin analyste ou je ne m’y connais pas. Ah, la logique de la peur des Français ! Panorama d’une plume tranchante :

Il y a quelques temps, les méchants étaient les islamistes, aujourd’hui les méchants sont les « méchants patrons » et les « vilains de droite ». Souvenons-nous que des « méchants de gauche » qui ont été chassés par les urnes de leurs responsabilités gouvernementales. Il faut un ennemi, et cet ennemi n’est qu’un fantasme.

La peur, il faut la cristalliser sur quelqu’un ou quelque chose de très vilain, qu’on ne connaît pas.

Mais faut pas vous prendre pour un con Gaston ! Ben tiens, en voilà une trouvaille, La Bruyère. Le problème c’est que vous manipulez votre lexique à dessein : résumez, allez à l’essentiel (au lieu de vous essouffler en crachats) : le lynchage ; voilà qui est dit et il n’en faut pas plus. Depuis qu’il y a des hommes, certes tout est dit, mais il faut un lynché (le bouc-émissaire dans la cité grecque, voir Caïn et Abel, le mode du scrutin, Bertand Cantat, le juge Burgaud). Notre symbole de masse françois, c’est bien la Révolution (comme celui des Espagnols est la corrida, non ?). Alors quoi ? oui, du lynchage y’en a partout et sous toutes ses formes. Pas la peine de faire la papiste offusquée ou l’humaniste contrit.

Et c’est toujours ainsi qu’une société se porte au mieux. Par le lynchage et le sacrifice. Je me demande alors pourquoi avoir une réaction aussi contre-nature, Norbert ? C’est la vie, c’est la vie et pas du fantasme.

Le monde n’est plus le même

Et toi tu fais une salade, tu réécris le Pentateuque, tu refais l’histoire, la mythologie ou tu occultes candidement l’anthropologie. Bref, tu fantasmes quoi.

Il faut un ennemi, et cet ennemi n’est qu’un fantasme

. Non : l’ennemi est nécessaire. On dirait un exilé canadien à la tribune. Halte les banalités qu’on masque sous le fard mesquin de la critique dite acerbe ! Halte la triche ! (et halte aux anaphores maurassiennes d’un goût douteux, mais le goût, c’est le goût)

La peur, il faut la cristalliser sur quelqu’un ou quelque chose de très vilain, qu’on ne connaît pas

Rien que syntaxiquement pointe l’esbrouffe (faire la petite fille quand on parle de ce genre de choses, enfin, Gontran !). Mais oui, le "très vilain", on est d’accord Nestor ! Il aime pas la bagarre hein, il trouve ça vilain, très vilain.

Peu importe le sujet finalement, pourvu qu’on ait un ennemi.

Nous nageons en plein irrationnel

.

D’accord pour la première phrase (somme toute accablante formellement de prise de "position" et de banalité dans le contenu). La deuxième est moins banale. Elle accuse le vice qu’elle contient en elle ; elle transpire la vanité qu’elle se refuse à admettre. Comme nous savons bien que votre "ouverture d’esprit" ne fait que pointer votre sectarisme politico-journalistique ; votre langage qui dénonce est le même de celui qui est dénoncé. "Qui fait l’ange fait la bête".

C’est très intelligent tout ça (bien "monté"). L’histoire de la République et de la Démocratie, une fable : oui, ça on peut dire que tu te fous bien de la gueule de l’honnêteté intellectuelle élémentaire, Norbert. A moins que tu brigues un poste à responsabilités, un pouvoir quelconque qui te fait écrire ces choses banales, vaniteuses et si fascisantes (car il y a fascisme dès qu’on nie les symboles, qu’on les perverti ; avouez, Gaston, que vous êtes un sacré farceur !). Vous n’êtes pas franc, ou vous êtes malade avec votre travail fait de sous-titres et de tapin stylistique et intellectuel.

Je n’ai pas parlé de votre cynisme mais, à la réflexion, c’en est même pas ; le cynisme reste en général lucide. Mais le "votre" n’est appuyé par rien, et il pestera encore au nom de la foi "réaliste" et non "fantasmée".

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par Brixton — 19/03/2006 &am11Sun, 19 Mar 2006 11:40:53 +0100am000Europe/Paris; 11:40

Le pouvoir dans notre belle démocratie républicaine est au peuple, au peuple de France et rien qu’à lui.

Le peuple, celui qui se déplace pour aller voter et participer à l’élection des représentants de ses intérêts !

Non pas à ce tas de petits trous du cul aux discours épidermiques, aux reflexs conditionnés calqués sur le discours soixante-huitard exalté et juvénile qui se dispensent d’une analyse réfléchie et objective du problème de l’emploi et du chômage dans le contexte franco-européen libéral actuel

Même si ce recyclage du gauchisme ponctué de gesticulations émotionnelles permet, devant les âmes simples, de simuler l’héroïsme à moindre coût et devant des esprits avertis de faire rire, Il n’en demeure pas moins fascisant.

Cet agglomérat de petits merdeux qui se permet oser prétendre incarner le peuple et plus particulièrement les moins de 25 ans me rappelle 68, où sous la pression de la rue, De Gaulle décidait la dissolution de l’assemblée nationale... les élections législatives qui s’en suivirent accordèrent un triomphe de ces mêmes Gaullistes de l’UDR...

A toutes ces petites têtes à claques dans la rue actuellement, portraits crachés de leurs enseignants neuneus, sachez le bien, vous n’êtes pas le peuple, vous n’êtes que des petits glandus qui baisserez bientôt votre pantalon bien heureux d’avoir la possibilité d’obtenir après un CDD de 2 mois et un contrat d’intérim de deux semaines un CNE ou un CPE... et puis, puisque le ton est maintenant à la confidence, ne nous refusons rien, et sachez le aussi ... je m’appelle Brixton, et je vous emmerde !

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par rebond — 19/03/2006 &am9Sun, 19 Mar 2006 09:04:25 +0100am000Europe/Paris; 09:04

"Le libéral ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, ne cache en tout cas pas son intérêt" pour le concept danois de flexi-sécurité...

Notre premier ministre , en course de vitesse électorale avec Sarkozy a voulu faire passer en force un texte qui bouleverse complètement le Code du travail : flexibilité sans sécurité.

Il a bafoué la Constitution car l’article 49-3 ne doit être utilisé qu’en cas de situations exceptionnelles...(l’OAS à l’époque).

Aucune consultations préalables, aucune négociation avec les syndicats.

La mondialisation est là , la précarité est un fait , les PME sont souvent en difficulté , l’économie domine le politique (bla bla bla) nous le savons tous ; raison de plus pour que le droit érige certaines limites à ne pas dépasser.

Praticien du droit (Doctorats :droit public et de droit privé)je suis consterné des aneries écrites par certains intervenants dans ce débat !...

Citons également le premier d’entre eux , qui tire une généralité de sa situation personnelle : employé modèle d’un bon et gentil employeur , alors qu’il a fallu voter une loi pour contenir et réprimer le harcèlement moral...les harcelés , souvent admis en accident du travail , sont sans doute des "glandeurs"....

Les Magistrats de la chambre sociale de la Cour de cassation sont sans doute des gauchistes !? sans compter les Présidents d’université...

Le résultat d’une vision partisane par le petit bout de la lorgnette...

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par slg66 — 19/03/2006 &am4Sun, 19 Mar 2006 04:46:08 +0100am000Europe/Paris; 04:46

Moi aussi, je suis POUR que les gens votent.
Moi aussi je suis POUR que les gens qui gueulent se comportent autrement que des moutons et s’inscrivent sur les listes électorales.

Car enfin merde ! en 1995 Chirac est élu ... et il se fout de notre gueule pendant 7 ans (la fracture sociale, vous vous rappelez ?)
Et en 2002 .... il est ré-élu !
Et refoutage de gueule !
Et que disent les sondages ? Le préféré des français ? Nicolas Sarkozy !
Vous voulez une politique de droite ? Et bien votez à droite (c’est fait) et vous l’aurez !
Pourquoi venir pleurer après ?
Au lieu de rester là à lire ces mots, allez vous inscrire ! ou sinon quoi vous aurez 5 nouvelles années à pleurer et à manifester pour tout pour rien

Par contre je tiens également à signaler que je suis CONTRE le CPE, mais ça n’est pas étrange : je suis contre 90 % des lois votées par la droite.

Et surtout je trouve vraiment lamentable ! (on est encore dans le foutage de gueule) l’attitude Villepin qui ne cesse de déclarer depuis 8 jours être "prêt au dialogue" être "la main tendue vers les partenaires" Alors qu’il a voulu/essayé/tenté/s’est-loupé ? faire passer sa loi débile (que personne n’avait réclamé et qu’il a élaboré tout seul dans son coin) en force !!! à l’assemblée nationale !

Soit il adopte l’attitude nazillone du mec qui passe en force et qui vomit sur les manifestations (et assume ! ce choix et donc répond NON ! à la rue jusqu’à ce que soit la rue se lasse, soit Chirac le vire, soit c’est la guerre civile)

Soit il discute d’abord et soumet au vote ensuite (ça c’est la démocratie). D’ailleurs après les 25 % de LePen n’avait-on pas entendu Chirac nous dire qu’il allait réduire la distance entre le peuple et la politique ?????

Mais passer en force et répéter inlassablement ensuite qu’il faut se réunir autour de la table ronde pour discuter avec les partenaires sociaux ! ça c’est du FOUTAGE DE GUEULE !

Si des candidats de l’UMP (je rappelle que 99 % des députés UMP soutiennent Villepin à fond !) obtiennent plus de 0 % à la prochaine élection, ça signifie pour moi que soit 1/ les français sont idiots (et c’est fort possible !) 2/ les français sont masochistes (et c’est possible aussi)

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par LUCDS — 18/03/2006 &pm7Sat, 18 Mar 2006 19:08:48 +0100pm000Europe/Paris; 19:08

Tout à fait d’accord avec tout ce qui a été dit.

Cette envie de faire partie ou de représenter la majorité aussi quelle idée !
Tout le monde sait que la majorité a toujours tord.

Bravo pour cet article en tout cas.

PS : le plus drole, c’est que la majorité des manifestants vivent effectivement dans un rêve, et pense qu’ils vont tout changer comme en 68.
La vérité c’est qu’ils ne ferons bien évidemment rien changer (comme toujours et comme en 68).

Luc DS

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par Abdelkader — 18/03/2006 &pm3Sat, 18 Mar 2006 15:56:17 +0100pm000Europe/Paris; 15:56

Certes il y a la démocratie, comme on dit, et certes il y a ce qu’on appelle le gouvernement.
Les étudiants qui s’opposent à la réforme de l’emploi, s’opposent surtout à une forme de dialogue, à la manière dont se posent les problèmes ; ces mêmes étudiants, autrement dit, "bloquent" le discours économiste, le seul, celui du "pouvoir" (mais lequel ?). Les "politiques" veulent à présent dialoguer, mais leur langage est le langage économiste, qui est le langage des journalistes et autres chroniqueurs ("on va leur expliquer, ils n’ont pas compris : leur expliquer qu’on a pas le choix").

Aussi, le gouvernement ne gouverne pas (sinon, il ne parlerait pas la langue, non de bois, mais économiste, il userait du langage du politique). Raffarin a eut une expression heureuse, dans le concept de "dirigeance" : la politique ne gouverne plus : elle gère. Voilà, la "méthode" démocratiquement élue. Moi, je voterais bien pour des politiques qui dirigent (pour la politique quoi), mais nous n’avons pas voté pour qu’ils aient à gérer les assauts des entrepreneurs, des actionnaires, etc : ça gère, ça pète la trouille. Voilà les "principes démocratiques" dont vous faites le plaidoyer : un fantasme, somme toute (car depuis quand peut-on encore penser que la belle démocratie françoise n’est pas prise en charge par les flux économistes ; jugez si la rue se trompe de cible, en considérant le problème ainsi).

Ce qui n’est pas du fantasme, en revanche, c’est quand ça colle, quand ça adhère, quand ça bloque. C’est du putain de réel, tout l’inverse de l’imaginaire. Il n’y a que ce qui se passe, et ce n’est pas de la division. Trop de lois tuent la législation. Certaines divisent, établissent, ou ne font que valider un système de division, jouant sur les pulsions les plus archaïques des hommes (comme la survivance) : comprenez que la réponse des uns soit collective (chacun trouve sa place, n’est-ce pas ? même vous, vous vous faites un nid parano-économiste, mais chacun s’y retrouve, voyons !).

Vous vous en tenez au "message" (message des manifestations, slogans, etc.). Les "messages", c’est la communication, et ça c’est le boulot du politique en ce moment, ils n’ont que ça à faire, et rien que ça à faire, et c’est aussi le boulot des journalistes, "communiquer", le fantasme du message, de la communication (exemple : "l’inquiétude des jeunes", "la peur de l’emploi" : langage creux, au même titre qu’un slogan). Mais de ça, ce que vous appelez "la rue" n’en a rien à foutre. Elle ne fait pas le tapin, pas la vitrine, pas le spectacle. Se forment juste, pour un temps, un temps "précaire", des blocs de révolution, les gens sont ensembles, et ils ne parlent, grâce au ciel, jamais le langage économiste. Ce qu’il y a à voir, c’est qu’ il y a des corps (ouf ! on en vient) !! Des corps qui puent, qu’on préfère ne pas avoir à appréhender, mais ça vibre ce gros tas de nerf, c’est réel, il ne se veut décidément pas aller se perdre et se diviser dans le grand et abstrait flux mondial des finances (championne de l’économie, pas de l’économisme, je suis d’accord avec vous)

Des espaces sont investis, des espaces qui ne sont pas, comme votre texte, paranoïaques. Du moins on essaie de ne pas l’être. Oui, l’espace coupe, fait du "statisme", est un espace qu’on peut juger réactionnaire lorsqu’on est parano, ou joyeux lorsqu’on considère le mur et la ligne de fuite qui le traverse. Vous semblez cyniquement signifier que "ça ne mène à rien". Oui, votre besoin de concret est très dans le vent, sortez, ne restez pas en France : au States, ça bouge, ça circule, du concret il y en a pour l’éternité, du réalisme économiste, du pour vous, du pour les paranos. Là bas, pas de chômage, y’a de l’emploi, du concret. Mais concret ne signifie pas que ce n’est pas de l’imaginaire, de l’irréel ou du fantasme, ou de l’abstrait (ou alors on s’en tient au Larousse, comme les mauvais philosophes).

Nous sommes peut-être bêtes, ça oui. On est très bêtes, mais ça ne signifie pas qu’on ne soit pas justes et réels. C’est notre bêtise, même articulée, qui doit faire face à la paranoïaque politique. Ce n’est pas la bêtise dénoncée par Flaubert, c’est celle dénoncée par le gouvernement et les journalistes (même langage, même combat) : "voyez les casseurs, le droit à étudier, le dialogue" (l’Idiot vs l’Economiste), etc.

Ce n’est pas une question d’hommes, c’est une question de zones, de territoires, de ce qui fait les assises. Intermittence de la propriété et présence des corps : mais veillez, comme tout le monde, à analyser les messages d’un point de vue économiste. C’est votre morale contre notre bêtise des corps (je voulais un exemple pour votre morale, mais il y en a à chaque phrase : cohérence de votre article, bravo).

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par Claudia — 18/03/2006 &pm3Sat, 18 Mar 2006 15:08:38 +0100pm000Europe/Paris; 15:08

Martine Aubry devrait nous pondre un projet pour des semaines de 30 heures, en vlà une idée qu’elle serait génialement bonne ; Même que Lang a dit "la gauche proposera le CDI comme seul et unique contrat embauche", en vlà une autre idée qu’elle serait la seule et réelle réponse possible au fléau du chômage des jeunes et à l’équilibre financier désastreux des petites entreprises.

Si, seulement si, les moutons de Panurge, bêêêêêê, pouvaient se demander réellement qui est leur berger et qui est le grand méchant loup dont ils ont si peur, boooouh. Pauvres d’eux.

Cet article est tellement vrai qu’il attriste.

Hé, les petits cons qui vous égosillez sous nos fenêtres, remballez vos banderoles, ramassez vos pavés et ALLEZ BOSSER VOS COURS BANDES DE FAINEANTS !! Il y a des jeunes qui pensent à leur avenir ailleurs que dans la rue.

de la part d’une enseignante et salariée d’une PME,

très en colère.

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

18/03/2006 &pm2Sat, 18 Mar 2006 14:31:29 +0100pm000Europe/Paris; 14:31

On manifeste nos opinions et on veut montrer a nos représentant que l’on est pas content et qu’aprés avoir lu le texte de lois qui concerne le CPE on juge que l’on n’en veut pas !

on parle de démocratie, dans ce cas pourquoi lorsque la majorité de la France est contre le CPE, notre gouvernement ne nous écoute pas !!!

Et pourquoi ne pas faire comme le 29 mai "pour la constitution européenne" : un référendum ?!!!

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> Après les MANIFS Anti-CPE : un Plaidoyer pour la démocratie

Par chris — 18/03/2006 &am11Sat, 18 Mar 2006 11:54:23 +0100am000Europe/Paris; 11:54

Il faut faire un référendum et ce sera démocratique.

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