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Né·es sous la bonne étoile : à Bondy, Mbappé n’efface pas ceux qui l’ont aidé à grandir

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Né·es sous la bonne étoile : à Bondy, Mbappé n'efface pas ceux qui l'ont aidé à grandir

Il y a quelque chose de réjouissant dans ce petit livre, parce qu’il aurait pu choisir la voie la plus facile : refaire, une fois de plus, le récit du génie Mbappé, de l’enfant exceptionnel, de la trajectoire écrite dans les astres, du gamin de Bondy devenu star mondiale. Ce récit-là, on le connaît déjà. Il impressionne, bien sûr, mais il finit presque par écraser tout le reste. Avec Né·es sous la bonne étoile, Antoine Zéo prend une direction plus intéressante, plus humaine aussi : il regarde autour du champion. Il ne fixe pas seulement l’étoile, il observe le ciel autour d’elle.

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Le livre, publié aux éditions Rouquemoute, revient sur les débuts de Kylian Mbappé à l’AS Bondy, mais son vrai sujet n’est pas seulement Mbappé. C’est Bondy, le club, les éducateurs, les parents, les bénévoles, les vestiaires, les terrains, les enfants qui courent après un ballon avec des rêves parfois trop grands pour leurs épaules. C’est tout ce football d’en bas que l’on cite rarement autrement qu’en décor social, alors qu’il est souvent le premier lieu où un enfant apprend à vivre avec les autres.

Ce qui touche ici, c’est que le football amateur n’est pas traité comme une simple antichambre du football professionnel. Il n’est pas seulement le couloir qui mènerait, pour quelques élus, vers les stades pleins, les contrats, les caméras et les hymnes de Ligue des champions. Il existe pour lui-même. Il a sa noblesse propre. Il est fait de patience, d’habitudes, de cris au bord du terrain, de sacs mal rangés, de convocations envoyées trop tard, de parents inquiets, de gamins vexés de ne pas commencer le match, de victoires minuscules et de défaites éducatives.

La grande réussite du livre est peut-être là : il redonne de l’importance à des figures que le football médiatique oublie presque toujours. L’éducateur, notamment. Celui qui n’a pas le prestige de l’entraîneur de haut niveau, mais qui fait parfois un travail beaucoup plus délicat. Il faut apprendre à un enfant à lever la tête, mais aussi à ne pas humilier l’autre quand il gagne. Il faut corriger une passe, mais aussi une attitude. Il faut nourrir l’ambition sans fabriquer de l’illusion. Et dans une ville comme Bondy, depuis l’ascension de Mbappé, cette tâche devient encore plus fine : comment laisser rêver les enfants sans leur vendre un mensonge ?

Car le nom de Mbappé agit forcément comme une promesse. Il suffit qu’un enfant sache qu’un autre, avant lui, est parti de là pour que le terrain change de dimension. Le rêve devient local, presque accessible. Ce n’est plus une affiche lointaine, c’est une histoire du quartier. Mais ce rêve peut aussi devenir lourd. Tous les enfants ne deviendront pas professionnels. Presque aucun, même. Le livre a l’intelligence de ne pas transformer cette évidence en leçon froide. Il montre plutôt que l’essentiel est ailleurs : dans ce que le football donne avant même de produire un champion.
Les illustrations de Chloé Wary et les photographies de Rémi Belot accompagnent cette idée avec justesse. Elles évitent le spectaculaire facile. Elles installent une présence, une couleur, un rythme. On sent que le livre ne cherche pas à fabriquer une légende supplémentaire, mais à saisir une atmosphère : celle d’un club populaire où le sport est aussi une manière de tenir ensemble. C’est modeste en apparence, mais politiquement et humainement beaucoup plus fort que bien des grands discours sur le vivre-ensemble.

Il y a aussi, dans Né·es sous la bonne étoile, une façon de raconter la banlieue sans la réduire à un cliché. Bondy n’est ni une carte postale de réussite républicaine, ni un décor misérabiliste, ni une fabrique magique de talents. C’est un lieu réel, avec ses forces, ses contraintes, ses adultes engagés, ses enfants traversés par l’époque. Le football y devient un langage commun. Pas toujours pur, pas toujours simple, parfois traversé par les ambitions, les frustrations et les projections familiales, mais un langage tout de même. Un endroit où l’on apprend à se placer, à attendre son tour, à accepter une règle, à faire équipe.

Le livre vaut donc surtout par son déplacement du regard. Mbappé est là, bien sûr, et il serait absurde de faire comme si son ombre ne planait pas sur le projet. Mais il n’avale pas tout. Au contraire, sa présence permet de regarder ceux que la lumière laisse d’ordinaire sur le côté. On referme ces pages avec une pensée pour les éducateurs anonymes, les bénévoles, les clubs de quartier, toutes ces mains invisibles qui ne fabriquent pas seulement des joueurs, mais parfois des enfants un peu mieux armés pour le monde.

C’est ce qui rend Né·es sous la bonne étoile attachant. Sous son apparence de livre de football, il parle d’éducation, de transmission, de territoire et de lien social. Il rappelle une chose simple, presque oubliée à force de regarder le sport par le haut : avant d’être une industrie, le football fut un terrain. Et sur un terrain, quand les adultes font correctement leur travail, un enfant peut apprendre bien plus qu’un contrôle orienté.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

à Nantes, le 15 juin 2026

Livre Né·es sous la bonne étoile : coup de projecteur sur France Info

"L’équipe de France vient de ce football amateur et populaire"

France Info, le 13 juin 2026

“La Coupe du monde, c’est le moment où tout le monde s’intéresse au football. Il y a moins de monde pour venir voir un match Bondy-Le Blanc-Mesnil un soir de février, quand il fait froid. Mais ces deux footballs sont totalement complémentaires. Les joueurs de l’équipe de France viennent de ce football amateur, populaire.”

Sports Illustrated, le 11 juin 2026

“En refermant le livre, on retient moins la légende d’un enfant prodige que la noblesse d’un métier souvent sous-estimé. L’éducateur de football n’est pas seulement celui qui prépare les champions de demain. Il est celui qui accompagne les enfants d’aujourd’hui. Dans un club amateur, cette nuance change tout. Elle redonne au football sa fonction première : créer du lien, transmettre des règles, ouvrir un horizon.”

Le Républicain Lorrain, le 11 juin 2026

“Véritable carnet de bord, Né-es sous la bonne étoile est une immersion juste et nécessaire dans le football amateur. Avec ce qu’il charrie d’espoirs, de discipline, mais aussi, parfois, de désillusions. C’est également le portrait d’une banlieue et d’une époque.”

TF1infos.fr, le 11 juin 2026

“Épaulé par les illustrations de Chloé Wary, Antoine Zéo propose lui un portrait en creux de Kylian Mbappé à travers les témoignages de ceux qui l’ont vu débuter à l’AS Bondy dans Né·es sous la bonne étoile.”

Né·es sous la bonne étoile, le nouveau livre des éditions Rouquemoute, prend le contre-pied des récits ordinaires sur le football de haut niveau. Avec sa couverture pop et colorée, le livre revient sur le début de carrière de la star, Kylian Mbappé, et sur son premier club, l’AS Bondy. Loin des clichés, c’est une ode au football d’en bas, dont sont issus les plus grands joueurs.

Ce livre écrit par Antoine Zéo (les Cahiers du Football), illustré par Chloé Wary (dessins) et Rémi Belot (photos), est préfacé par Candice Rolland (la chaine L’Équipe). Il sort en librairie le jeudi 11 juin 2026, jour de lancement de la Coupe du Monde 2026.

→ Contacts presse :

presse@rouquemoute-editions.fr

Maël Nonet : 06 62 33 20 32
Elaine Cordon : 06 69 94 29 55

Présentation du livre — Feuilleter un extrait

Imprimé par Pollina à Luçon (Vendée) — Diffusion et distribution : Dod&Cie

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LÀ OÙ TOUT A COMMENCÉ
POUR KYLIAN MBAPPÉ

Alors que les joueurs de l’équipe de France s’apprêtent à s’envoler pour l’Amérique du Nord, les éditions Rouquemoute proposent, dans Né.es sous la bonne étoile, un retour plus terre à terre, à Bondy, après la victoire française à la Coupe du monde de 2018.

Antoine Zéo s’est rendu en banlieue parisienne, pour rencontrer ceux qui ont découvert le talent du meilleur joueur français depuis Zinédine Zidane.

Durant plusieurs mois, il a rencontré les éducateurs et les jeunes joueurs et joueuses de l’AS Bondy, le club qui a vu éclore Kylian Mbappé et d’autres champions. Au-delà des clichés, cet ouvrage est un voyage à travers le quotidien, les rêves, les joies ou les déceptions d’un football populaire et engagé.

> Feuilletez un extrait

UNE PRÉFACE ÉCRITE PAR CANDICE ROLLAND

Né·es sous la bonne étoile est introduit par une préface de Candice Rolland, journaliste et commentatrice sportive de la chaine L’Équipe.

« Chacun se retrouvera dans cette plongée dans le football d’en bas, l’essentiel, celui qui mène tout en haut ! »

Candice Rolland

© L’Équipe – Alexis Reau

La postface est quant à elle écrite par Gilles Juan, membre de la rédaction des Cahiers du football et auteur de Franck. Autoportrait imaginaire (Marabout 2024).

UN LIVRE COLORÉ ET ORIGINAL

Si le récit d’Antoine Zéo est loin de la biographie de joueur ou du livre sur l’histoire du foot, le visuel tranche aussi avec les ouvrages habituels sur le sport. Chloé Wary a imposé son style graphique expressif et coloré, tout au feutre, pour la couverture du livre et plusieurs pages internes.

Grande fan de football, footballeuse au poste de défenseure au FC Wissous en Essonne, elle reçoit le prix du public au Festival International de la bande dessinée d’Angoulême en 2020 pour son titre Saison des roses, un reportage sur une équipe de football féminine.

Ses illustrations sont couplées aux photographies de Rémi Belot prises sur le terrain.


À propos des auteurs

Antoine Zéo est né en 1983, année faste pour le FC Nantes dont il est un supporter pour le meilleur et surtout pour le pire. Il a collaboré pendant cinq ans à la revue Le Tigre, le “curieux magazine curieux”, avant de faire partie de l’équipe des Cahiers du football pour lesquels il a réalisé entretiens, reportages et enquêtes entre 2018 et 2021. Agrégé d’histoire, il vit et travaille à Montevideo, en Uruguay.

Chloé Wary est née en 1995 et a grandi en région parisienne. En 2019, elle publie Saison des Roses aux éditions FLBLB, un album de fiction traversé par ses désillusions d’adolescente et nourri de ses expériences sur les terrains de football. Cet album a été récompensé par six prix, dont le Prix du public France Télévisions au FIBD d’Angoulême 2020 et le prix Artémisia de l’émancipation 2020.

Rémi Belot écrit pour les Cahiers du football depuis 2001. Fan des cultures ibérique et latino-américaine, il a publié le livre photographique Total Futbol – Voyage au cœur d’une passion latino (2022). Il collabore également pour le média culturel Enlarge Your Paris. Son dernier livre, Derbies – Les 35 chocs qui secouent le foot européen, préfacé par Grégoire Margotton, est sorti en 2024.

A propos de la maison d’édition

Les éditions Rouquemoute sont une maison d’édition nantaise dont la ligne éditoriale expérimente le champ de l’humour tant sur le fond (grand public, absurde, humour noir…) que sur la forme (bandes dessinées, recueils de dessins, illustrés, livres jeunesse…). Ses livres sont imprimés en Vendée par Pollina (Luçon). Les éditions Rouquemoute sont diffusées et distribuées par Dod&Cie.

Vidéo de présentation : rouquemoute-editions.fr/a-propos/ligne-editoriale/
Site vitrine : rouquemoute-editions.fr
Boutique en ligne : boutique.rqmt.fr

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