OLIVIER EYT "UN PAS DEUX PAS"
Après un EP en solo piano-voix, Olivier Eyt revient avec" Un pas deux pas", 10 chansons poétiques et lyriques qui explorent la lumière et les ombres de l’intime.
Il s’est entouré de 11 musiciens pour une œuvre orchestrale flamboyante, réalisée par Bastien Lucas (qui a déjà partagé la scène ou le studio avec Daran ou Florent Pagny).
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Cet album, un pas, deux pas sera l’aboutissement d’un chemin commencé en 2005. Adhésive (la Plante a sons) est un premier album très coloré jazz, inspiré par le souffle de Claude Nougaro, accompagné de 4 musiciens. Comme la confession brute et nécessaire de l’homme en train de finir de grandir ... que j’étais alors.
Résidence d’un an à l’Archipel (Paris) avec concerts mensuels en co-plateaux avec Agnès Debord, Cyril Romoli, Zef....
30 concerts de ce projet en trio (piano, basse, batterie) et quintet (+ clavier et bugle)
Un pas, deux pas, un grand saut, un bond en avant, serait-on tenté de compléter un abandon aussi.
Aujourd’hui, tout est limpide chez ce créateur à multiples facettes, venu tardivement à la chanson après un long détour par la régie. Une percée à rebours, dopée par l’énergie carnivore du jeune homme et la profondeur sereine de l’homme mûr.
Passage de la biographie de l’artiste,
Comme si le vrai Olivier Eyt était à point, fruit d’une trajectoire à l’épanouissement sensible. Et cet album (r)affiné, qui n’a rien d’anodin, exsude un humble sentiment d’accord et de plénitude. Grand ouvert, décorseté, jamais aseptisé ou formaté. Élégant dans le choix des mots et l’exposé des idées. Il surgit seize ans après un premier geste, Adhésive, aux contours jazzy prononcés et inscrit dans le sillage d’un Nougaro qu’il a longtemps érigé en maître scénique. Puis l’homme est reparti se muscler, trimballant dans ses bagages le spectacle en piano-voix Balade à travers chants, revisite passionné et passionnel d’un siècle de chanson française (Vian, Trenet, Souchon, Gainsbourg, Higelin...). Des dates, beaucoup. Un art d’être discrètement partout, de se forger sur le tas. De la proximité, du partage avec le public. Interprète agile et joueur, pianiste fin et sobre. Toujours chez lui, cette soif d’apprentissage. Il écume successivement les ateliers d’écriture. Ceux de Claude Lemesle, Ignatus et Xavier Lacouture, soit respectivement la méthode à l’ancienne, la fantaisie poétique et la provocation de l’imaginaire.
Dans les 10 titres de l’album, l’énergie et la maturité de l’artiste nous embarque avec lui. Peut être même que par moment à l’écoute chacun prendra la direction propre à ses repères en suivant les mots mis en musique.
1 : Un pas, deux pas
Ce premier morceau est là pour nous faire avancer dans la découverte de cet album. Une découverte pour certain guidée dès nos premiers pas .
2 : Démoli les démons
J’ai démoli mes démons, ils avaient le bras long. Une réalité de vie mise en musique dans une ambiance psychédélique. Pour ceux qui chercheraient un remède bien plus efficace qu’un crucifix ou des gousses d’ails ce morceau est ce qu’il vous faut. Il y contient tous les ingrédients d’une possible recette miracle, luminosité et envie d’aller de l’avant vous combleront en musique.
3 : Marcher
Je veux marcher, marcher, à ce moment de l’album on comprend définitivement que l’univers de cet artiste n’est pas simple, mais à la portée de tous. Le lien se fait facilement malgré la complexité évidente du message.
4 : Dedans dehors
Piano, voix, ce morceau joue avec les mots. Même si l’artiste s’exprime clairement sur le fond du sujet abordé, à mi parcours je me suis laissé bercé par la mélodie pour dériver vers peut être des souvenirs personnels différents de l’angle de cette chanson.
5 : Pères
Nostalgie, émotion, souvenirs, histoire vécue par beaucoup, à écouter pour en tirer ses propres conclusions.
6 : Il danse
Laissons courir nos pas dans la danse, le ciel est là et il nous voit .
7 : Vieux
Quand t’es jeune, t’es dieu !
Quand t’es vieux, t’es vieux !
Dure réalité si vraie, dit avec des mots simples et justes.
8 : Plus de cœur
Sombre et prenant mais toujours aussi juste et lucide.
9 : Juste pour voir
Il ne manquait que ce sujet à aborder pour dire que cet album aborde en 10 chansons toutes les grandes lignes d’une vie.
10 : Tous en boîte
Après écoute, ce morceau raisonne comme une évidence.
On démarre pas à pas et nous finissons dans la boîte. Rien n’est laissé au hasard, chaque sujet abordé est travaillé et mis en place avec efficacité.
Pour en sortir de cette boîte rien de plus simple, il suffit de retourner au premier morceau et de refaire le chemin pas à pas.
La maturité et l’association de personnes expérimentées ne peut que nous amener vers une parfaite collaboration.
L’équipe artistique
Bastien Lucas, réalisateur de l’album (+ guitares, claviers et chœurs)
C’est la finesse, la sensibilité, et le savoir d’un grand musicien et arrangeur. Haute couture. Titulaire de deux prix d’harmonie, d’un prix de contrepoint et d’un prix de Fugue et Formes obtenus au CNSM de Paris, Bastien Lucas est agrégé de musique.
Il est chanteur, pianiste, claviériste, guitariste,. Il a travaillé sur scène ou en studio notamment avec Daran, Gabriel Yacoub, Florent Pagny et Duncan Sheik. Avec son répertoire, il a enregistré deux albums et trois EP et a reçu 2 Coups de Coeur de l’Académie Charles Cros.
Il a arrangé et co-réalisé l’album Anna-Liz de Liz Van Deuq et arrangé la moitié du double album 2 en une de Cello Woman en 2016.
Un musicien complet, doué, au regard riche et subtil.
François Puyalto, bassiste
Un bassiste électrique somptueux, virtuose, inventif (et adorable).
Bassiste volubile et inspiré, on a longtemps connu François Puyalto comme accompagnateur (Bertrand Belin, Néry, Emily Loizeau, Nesles). Depuis quelques années, un EP et 2 albums à son actif, il s’affirme également comme un auteur singulier et captivant.
Frédéric Chapperon, batteur
Le camarade par qui tout a commencé sur scène en trio en 2003. Un super batteur fin et inspiré.
Thibaud Defever, guitariste
L’homme, le chanteur et le guitariste, tout me plait.
Thibaud Defever est d’abord l’âme et la voix de Presque Oui, un auteur-compositeur subtil, délicat et prolixe qui a fêté les 20 ans du groupe, pour « commencer » en 2019 une suite sous son nom, entouré d’un quatuor à cordes, le Well Quartet.
C’est aussi un excellent guitariste classique inventif et flamboyant.
Michel Schick, clarinettiste
Rencontré par Ignatus, je fus touché par son rapport organique aux clarinettes ! Instrumentiste et compositeur, Michel Schick joue des clarinettes, saxophone, flûte et ukulélé. Il a joué pour des chanteurs (Ignatus, Dyonisos, Thomas Fersen), des groupes de musique de rue (cie Oposito, Zic zazou), de world musique et free-pop.
Il tourne actuellement avec Horse Raddish, groupe klezmzer qu’il a créé.
Lien page artiste
https://www.facebook.com/oliviereyt8/
