À mille lieues de ce que l’on pourrait attendre du réalisateur d’Easy Rider, satire de l’Amérique conservatrice, Dennis Hopper s’est engagé politiquement depuis les années 1980 au côté du parti républicain. Il a soutenu les candidatures de Ronald Reagan, de George H. W. Bush et George W. Bush, et réaffirmé ses opinions conservatrices en France en octobre 2008 lors d’une interview au grand journal de Michel Denisot sur Canal+.
Il a également participé en 2008 à un film engagé politiquement à droite, An American Carol (en), aux côtés d’autres acteurs conservateurs et républicains comme Jon Voight, Kelsey Grammer, ou encore James Woods.
Un mythe s’effondre. Le nouvel Hollywood c’était juste pour le Cinéma. Dennis Hopper, dans la vie n’était pas le sympathique libertaire qu’il jouait à l’écran.
Il faut certes parfois dissocier l’oeuvre de la biographie mais dans le cas de Hopper on peut regretter qu’il ait mis son image et son nom au service de l’Administration Bush dont on ne connaît que trop les abominations politiques.
Non, vraiment pas de quoi verser une larme sur sa tombe. Adieu, Dennis, le Cinéma regrettera peut-être ta Gloire passée et tes films de jeunesse mais la Politique, elle ne perd rien...
