JEANNE BALIBAR pousse admirablement bien la chansonnette

Cet album n’est pas une énième BO mais c’est un album de cinéma tout de même. Le cinéma de Jeanne. Jeanne Balibar la reine incontestable du cinéma français.

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Celle qui se cache derrière un paravent d’excentricité mélangée à une froideur jouée. Ce projet artistique, en compagnie de Rodolphe Burger, crisse d’une beauté non-évidente. La beauté de Jeanne.

Celle qui sait enjôler son auditeur et faire crisser ses ongles au tableau. Un disque mouvant, « Hélas » en duo avec Maggie Cheung, une reprise de « Johnny Guitar » et une reprise de « Torture » pour synthétiser cette Calliope cinématographique. Album d’une femme gracieuse, aussi bien dans ses personnages que dans ses choix artistiques.

Avec sa voix grêleuse on pouvait attendre un phrasé lent et monotone mais c’est une voix de source, fluide, envoûteuse et haut perché qui surprend à la première écoute. On la sent facile sur les titres qu’elle écrit et chante en anglais, fragile sur ses propres compositions françaises comme « Rose » ou encore « Ne change Rien ».

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Mais c’est bien les mots de Pierre Alferi alias Thomas Lago (parolier de Kat Onoma) sur « Le Tour du Monde » ou « Pas Dupe », qui remporte la palme. Caudataire de la belle, Rodolphe Burger enrobe sa muse d’un drapé tout en finesse. S’il ne l’aime pas par amour c’est en tout cas un beau cadeau qu’il lui propose et qu’elle lui offre au résultat. Toutes ses chansons parlent d’amour, celui qui l’émeut ou la met en émoi. Une vraie découverte, Jeanne ajoute une corde à son immense arc et propulse sa flèche dans nos cœurs émus.

JEANNE BALIBAR, Paramour,Dernière Bande

le 12/12/2003
Impression