"Je ne vis plus /mais je ne suis pas morte." Le Tube de ce disque qu’on peut sans hésiter écouter en boucle est, sans conteste "Sous le sable", un moment vertigineux de grace et de mélancolie jamais triste qui nous fait voyager dans les plus belles terres caplaniennes et fantasmatiques.
C’est ma chanson préférée, elle sort du lot, elle est très fidèle à la mythologie de Jil tout en étant totalement inédite et représentative de ce qu’est devenue la belle. Il faut dire aussi que "On n’entre plus chez toi " est également un morceau incroyablement captivant.
"Sous le sable", Jil Caplan déniche des trésors de poésie et de sensibilité extrême à mi chemin entre le rêve perdu et l’espoir inouï d’un lendemain meilleur qui ne déchantera pas.
Mille histoires intimes, intimistes, personnelles et universelles nous sont ainsi contées avec beaucoup de réussite et de bonheur.
On touche l’essentiel sans le superflu dans une mécanique au millimètre qui pourrait bien convaincre un large public au-delà des afficionados.
La voix de Jil Caplan manquait à la chanson française car celle qui a accompagné si joliment nos années 90 et qui fait partie de notre mémoire référentielle a encore bien des mystères à nous révéler, les yeux mi-clos dans un fantasme commun librement partagé au sein d’un disque unique qui fera date dans sa carrière.
En tout cas, voici certainement l’album que tous les fans de la brune troublante attendaient depuis bien des années. L’album des retrouvailles et de la maturité. A quarante et quelques, Jil Caplan n’a jamais été aussi belle, émouvante, simple et séduisante comme l’autoportrait de la pochette nous le prouve. Photogénique et magique Jil, une fée sexy tout près du coeur se penche sur nos rêves.
"Tout le monde dort et moi debout je veille comme un disque qui se raye".
Espérons que Jil fréquentera encore longtemps les studio avec Jay pour nous offrir d’autres petites merveilles - sur disque qui ne raye pas - comme ce "Derrière la porte"
Sortie : le 11 juin
Concerts à l’Européen les 11 et 12 octobre 2007/
