LE DROIT DE MOURIR DIGNEMENT

LE DROIT DE MOURIR DIGNEMENT

Nul n’a fait le choix volontaire de naître… alors pourra-t-on, un jour prochain, choisir de partir lorsque bon nous semblera et dans les meilleurs conditions possibles, après avoir estimé que « la comédie » de la vie doit prendre fin.

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Depuis notre conception, le compte à rebours a commencé vers une mort certaine et inéluctable. La vie nous condamne à disparaître tôt ou tard, alors pourquoi ne pas pouvoir décider par nous-mêmes, lors du moment que nous estimons venu.

Chaque humain perd des êtres chers qu’il voit parfois lutter et se décomposer chez eux ou sur un lit d’hôpital. Comment peut-on accepter ces fins insupportables, sans réagir ?

Je ne veux pas d’une fin de vie horrible. La mort ne me fait peur et c’est un paramètre que j’ai intégré sans complexe. La mort n’est rien, seule la souffrance est terrifiante.

Je veux choisir une mort sereine, libre de toute souffrance et de toute angoisse… oui, mais voilà, je vis en France, dans un pays rétrograde et dans lequel il n’est pas légal de choisir une mort digne car on préfère nous laisser dans la souffrance ou la déchéance des soins palliatifs… à quoi bon !?

La vie : oui ! mais pas la vie à ce prix là, je ne suis pas client.

On fait bien des lois pour nous interdire tant de choses, pourquoi ne pas en faire aussi pour nous permettre d’autres choses. On légalise l’avortement qui est une mort de l’individu fœtal, alors pourquoi ne légifère-t-on pas sur une mort douce de l’individu qui en fait le choix et la demande. Qui sont ces parlementaires qui décident à notre place ?… de futurs macchabées, eux aussi !

La France se prétend moderne et Européenne alors que nos gouvernants sont incapables d’être aussi ouverts, sur ce thème de l’euthanasie ou du suicide assisté, que nos amis Belges et Espagnols Nous avons tant à apprendre des autres pays de cette Europe qui sont toujours à la pointe du progrès.

J’estime avoir le droit d’être informé sur mon état de santé, de refuser un traitement dégradant et, dans une situation sans issue, de ne plus vouloir souffrir en choisissant la meilleure aide médicale possible pour passer de vie à trépas, tout doucement, comme si un sommeil lourd allait me gagner en connaissant par avance l’impossibilité d’un réveil.

Etant conscient aujourd’hui, je veux avoir cette garantie qu’on ne me laisserait pas végéter comme un légume, si demain je devais ne plus être conscient et que mon état soit jugé irréversible.

Il faut que la Justice arrête de poursuivre ces valeureux Médecins qui nous aident à mourir dignement, lorsque nous décidons de renoncer à une vie qui n’en n’est plus une au sens noble du terme.

A quoi me servirait ma vie si je ne peux plus rien faire de plaisant et si j’offre à mes proches une image de moi qui ne ressemble plus à celle que je pouvais leur offrir dans toute ma splendeur. Je ne veux ni tuyau, ni poche, ni sonde… je ne suis pas un cobaye !

C’est mon libre arbitre de disparaître dignement et c’est mon choix… comme le disait Evelyne Thomas.

Levons-nous et battons-nous pour faire triompher nos déclarations préventives à une mort choisie et non pas imposée.

Remplissons dès maintenant nos testaments de vie et si la France nous refuse ce droit de mourir dans la dignité… alors allons mourir ailleurs !

le 02/03/2007
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1 Message

  • 28 mars 2007 02:45, par Molzer

    Je suis un ardent défenseur de la vie, je crois en elle et jusqu’au bout je me battrais, même dans la souffrance ! Pour autant, je suis de ton avis, chacun devrait avoir le choix, moi j’ai fait le choix de me battre et d’y croire jusq’au bout et de profiter de chaque jour de vie, mais je comprends bien évidemment cette volonté de mourir dignement et je salue au passage le jugement qui a été rendu récemment, mais l’on pourrait, que dis-je on devrait pouvoir avoir le choix sans être inquiété des politiques et de leur pseudo morale. Si au jour d’aujourd’hui avec les moyens techniques et de contraception je suis plutôt opposé à l’avortement (hors cas extrême), je suis pour cette possibilité de pouvoir mourir de par sa propre volonté si l’on sait que la fin est proche et qu’elle aura lieu dans d’atroces souffrances.