Il montre que Sartre fait partie de nos existences, que son œuvre et son personnage perdurent dans nos mémoires collectives ou personnelles.
Ainsi par ce jeu de la subjectivité qui n’est pas sans nous rappeler le principe de narration de « Citizen Kane » d’Orson Welles, on apprend finalement mieux de l’homme par le miroir de l’autre que par le jeux des biographies.
Impossible de résumer tous les témoignages, parfois sans concession qui composent ce livre mais plusieurs sentiments se dégagent ; ainsi on se rend compte, si besoin était, de l’extraordinaire modernité du discours et de l’écriture de Sartre, une certaine intemporalité de son théâtre aussi qui fascine toujours autant les jeunes générations.
L’écrivain, le philosophe, le curieux, l’homme engagé et contradictoire (...), toutes les facettes de cet « animal » littéraire du siècle sont ainsi dissertées à travers toutes ses plumes respectueuses de l’esprit ou de la dégaine de Sartre.
Certains passages comme les contributions d’Olivier Todd, Arnaud Münster et la mésaventure d’une jeune journaliste turque sont des morceaux d’anthologie que je vous conseille.
Il est donc fort intéressant de confronter sa propre lecture sartrienne à celle de tous ces gens, hommes et femmes pour qui, malgré les vingt cinq ans qui nous séparent de la mort de l’écrivain, Sartre demeure une référence, un guide, un modèle ou un livre de chevet.
Dans le fond le plus beau compliment qu’on puisse faire à une œuvre, n’est-il pas de la lire et relire année après année, génération après génération.
A posséder d’urgence pour compléter sa connaissance de Sartre. Voici un livre qui ne donne définitivement pas « La nausée ». Bravo.
