Ce que le dessin m’apprend.
« Je ne connais pas encore ce que le dessin sait. »
Comment le dessin peut-il produire une connaissance qui n’existait pas avant lui ?
Le dessin donne un territoire graphique à ce
que je ressens et à ce que je perçois.
Il commence par un choix.
Ce sera un rose au feutre, une pointe
moyenne. Ni trop épaisse, suffisamment
subtile dans son intensité d’encre sur le
papier. Une couleur n’est jamais seulement
une couleur. Elle est une sensation, une
température, une qualité de présence.
Je la pose.
Puis vient la ligne.
Je choisis quelles présences vont partager le
même territoire, quelles formes vont se
rapprocher, quels rythmes vont cohabiter.
Je connais mon geste. Je ne connais pas
encore ses conséquences.
La ligne approche la couleur, la traverse, la
contourne. L’une agit sur l’autre. Quelque
chose apparaît qui n’existait dans aucune des
deux séparément.
Je décide des rencontres. Je ne décide pas
de leurs conséquences.
C’est là que commence la recherche.
Le dessin est le laboratoire. L’attention est
l’observatoire.
J’observe ce qui advient.
Une couleur change au contact d’une autre.
Une ligne traversant une forme en déplace
l’équilibre. Une proximité fait apparaître une
tension que je ne pouvais connaître avant
qu’elle existe sur le papier.
Le dessin m’apprend.
L’attention repère ce déplacement, le suit, le
mémorise. Elle ne cherche pas à confirmer ce
que je sais. Elle rend perceptible ce que
l’expérience produit.
Puis j’écris.
L’écriture ne traduit pas le dessin. Elle traduit
ce que le dessin m’a permis de connaître.
Puis je dessine de nouveau.
Je ne repars pas du même endroit.
Ce que le dessin précédent m‘a appris est
désormais présent dans celui qui commence.
Une rencontre en appelle une autre. Ce qui a
été observé devient la condition d’une
nouvelle expérience.
Le dessin est le laboratoire.
L’attention est l’observatoire.
L’écriture traduit la connaissance.
Cette connaissance retourne au dessin.
Et un autre dessin commence.
« Je ne connais pas encore ce que le dessin sait. »
Comment le dessin peut-il produire une connaissance qui n’existait pas avant lui ?
Le dessin donne un territoire graphique à ce
que je ressens et à ce que je perçois.
Il commence par un choix.
Ce sera un rose au feutre, une pointe
moyenne. Ni trop épaisse, suffisamment
subtile dans son intensité d’encre sur le
papier. Une couleur n’est jamais seulement
une couleur. Elle est une sensation, une
température, une qualité de présence.
Je la pose.
Puis vient la ligne.
Je choisis quelles présences vont partager le
même territoire, quelles formes vont se
rapprocher, quels rythmes vont cohabiter.
Je connais mon geste. Je ne connais pas
encore ses conséquences.
La ligne approche la couleur, la traverse, la
contourne. L’une agit sur l’autre. Quelque
chose apparaît qui n’existait dans aucune des
deux séparément.
Je décide des rencontres. Je ne décide pas
de leurs conséquences.
C’est là que commence la recherche.
Le dessin est le laboratoire. L’attention est
l’observatoire.
J’observe ce qui advient.
Une couleur change au contact d’une autre.
Une ligne traversant une forme en déplace
l’équilibre. Une proximité fait apparaître une
tension que je ne pouvais connaître avant
qu’elle existe sur le papier.
Le dessin m’apprend.
L’attention repère ce déplacement, le suit, le
mémorise. Elle ne cherche pas à confirmer ce
que je sais. Elle rend perceptible ce que
l’expérience produit.
Puis j’écris.
L’écriture ne traduit pas le dessin. Elle traduit
ce que le dessin m’a permis de connaître.
Puis je dessine de nouveau.
Je ne repars pas du même endroit.
Ce que le dessin précédent m‘a appris est
désormais présent dans celui qui commence.
Une rencontre en appelle une autre. Ce qui a
été observé devient la condition d’une
nouvelle expérience.
Le dessin est le laboratoire.
L’attention est l’observatoire.
L’écriture traduit la connaissance.
Cette connaissance retourne au dessin.
Et un autre dessin commence.
Vous réagissez à cet article
Votre réaction
« Ce que le dessin m’apprend. »
Votre nom, votre e-mail et votre message concernent uniquement l’article affiché ci-dessus. L’e-mail n’est pas publié.
Certains articles du Mague bénéficient d’un éclairage ponctuel et maîtrisé de l’intelligence artificielle.