Elle n’avait plus de voix, perdait son sang et savait probablement que chaque seconde comptait. Pourtant, avant de mourir, Radhika Rajwade aurait trouvé la force de transmettre aux policiers l’information essentielle : l’identité de l’homme qui venait de l’agresser.
Ce fait divers particulièrement glaçant s’est déroulé dimanche 26 juillet 2026 à Surajpur, dans l’État indien du Chhattisgarh.
Radhika Rajwade, une jeune employée de maison âgée d’une vingtaine d’années, s’était rendue dans le parc Nehru après y avoir été appelée par un homme qu’elle connaissait. Selon les premiers éléments de l’enquête, elle aurait entretenu depuis plusieurs années une relation avec Ritesh Rajwade, âgé de 23 ans.
Les caméras de surveillance montrent que les deux jeunes gens seraient restés près d’une heure dans le parc. Une dispute aurait ensuite éclaté. L’homme aurait alors sorti un couteau avant de porter à Radhika une très grave blessure au niveau du cou. La croyant condamnée, il aurait pris la fuite à moto.
Elle parvient à sortir du parc
Malgré sa blessure, la jeune femme est restée consciente.
Elle a réussi à quitter le parc et à parcourir plusieurs mètres pour tenter de trouver de l’aide. Des passants l’ont finalement découverte avant de la conduire à l’hôpital du district.
La profondeur de sa blessure l’empêchait cependant de parler. Lorsque les policiers sont arrivés pour tenter de comprendre ce qui s’était passé, Radhika aurait multiplié les gestes en direction d’un téléphone portable.
Les agents ont compris qu’elle souhaitait écrire.
Sur l’écran, elle aurait alors tapé plusieurs informations permettant de l’identifier et surtout de désigner son agresseur. Son message est immédiatement devenu l’élément central de l’enquête.
Un suspect retrouvé dans une zone boisée
Les enquêteurs ont rapproché les indications écrites par la victime des images de vidéosurveillance, de ses conversations téléphoniques et des données numériques récupérées sur son appareil.
Le suspect a été localisé le soir même dans une zone boisée, puis interpellé. Selon le responsable de la police de Surajpur cité par le *Times of India*, l’homme aurait reconnu son implication lors de son interrogatoire.
La police cherche encore à retrouver l’arme utilisée et à reconstituer précisément les minutes ayant précédé l’agression. Le mobile privilégié serait une dispute sentimentale, le suspect ayant prétendument soupçonné la jeune femme de fréquenter quelqu’un d’autre. Ces déclarations restent toutefois celles du suspect et des enquêteurs à ce stade de la procédure.
Elle meurt après avoir livré son ultime témoignage
Après son admission dans le premier hôpital, l’état de Radhika s’est rapidement aggravé. Elle a été transférée vers le centre médical d’Ambikapur, où elle est morte des suites de ses blessures.
Mais les quelques mots tapés sur le téléphone avaient déjà permis à la police de remonter jusqu’à l’homme soupçonné de l’avoir tuée.
Cette forme exceptionnelle de témoignage pourrait maintenant jouer un rôle majeur devant la justice indienne. Les enquêteurs devront cependant établir dans quelles conditions exactes le message a été rédigé, qui tenait le téléphone et quels mots ont réellement été inscrits par la victime.
L’affaire possède une puissance particulière parce qu’elle inverse, durant quelques secondes, le scénario imaginé par l’agresseur. En la blessant à la gorge, celui-ci pensait peut-être lui avoir définitivement retiré la possibilité de parler.
Il avait oublié qu’à l’époque des téléphones portables, le silence n’empêche pas toujours de témoigner.
Radhika Rajwade n’a pas pu raconter oralement ce qui lui était arrivé. Mais elle aurait trouvé une autre manière de laisser une trace, de guider les enquêteurs et de faire en sorte que son agresseur présumé ne disparaisse pas avec son secret.
Sources : The Times of India, Dynamite News et informations attribuées à la police de Surajpur, 28 juillet 2026.
