Pas de mots.
Pas de messages.
Pas de dessin.
Pas de bruit.
Le bâtiment ne m’attend pas.
Je passe d’une porte à une autre.
D’un couloir à une salle d’attente.
Tout semble avoir commencé sans moi.
Je voudrais repartir.
Puis une porte s’ouvre.
Quelqu’un m’attend.
Il avance.
J’ai l’impression qu’il danse.
Je le suis.
Le cabinet est clair.
La lumière trouve les murs.
Les objets semblent avoir toujours été à
leur place.
Je n’ai plus besoin de chercher où regarder.
Je respire.
Le lieu me fait penser à un studio de danse.
J’ai toujours dansé.
Mon corps s’en souvient avant ma mémoire.
Les gestes qui m’accueillent ont la précision d’une chorégraphie.
Ils n’expliquent rien.
Ils ouvrent un passage.
Sa voix arrive ensuite.
Grave.
Paisible.
Je m’assois.
Pour la première fois depuis mon arrivée, je
n’ai plus envie de fuir.
Ecouter ce texte lu par l’auteure sur la page YouTube dédiée DESSINER L’ATTENTION : https://youtu.be/r_Y1cclGQp4
