Tout commence avec une photographie prise en 2000, alors que John Hamon est encore lycéen. L’année suivante, il décide de reproduire cette image à grande échelle et de la coller sur les murs de Paris. Son idée est aussi radicale que conceptuelle : démontrer que la rue est un média à part entière et qu’un artiste peut devenir célèbre simplement en occupant l’espace public. Pour lui, « c’est la promotion qui fait l’artiste ».
Au fil des années, son visage envahit les façades, les palissades et même les monuments grâce à des projections lumineuses. De la tour Eiffel au Palais de Tokyo, en passant par des dizaines de villes à travers le monde, son autoportrait devient l’une des images les plus reconnaissables du street art français. Plus qu’un simple affichage, son travail est une réflexion sur la communication, la notoriété et les mécanismes de légitimation du monde de l’art.
Toujours curieux des nouvelles technologies, John Hamon s’intéresse très tôt à la blockchain et aux NFT. Il développe plusieurs projets mêlant art numérique et cryptoactifs, dans la continuité de sa réflexion sur la valeur et la diffusion des œuvres. Il a notamment créé un projet baptisé Hamoney, explorant l’idée qu’un objet sans valeur intrinsèque peut en acquérir une par le regard et le marché.
L’artiste est également connu pour ses performances autour de l’univers des NFT, notamment avec son projet John Hamon Killed Contemporary Art, présenté à Paris en 2023, où il associe installations, film et œuvres numériques pour questionner la fin d’un certain modèle de l’art contemporain.
En revanche, l’affirmation selon laquelle John Hamon aurait « piraté le wallet du Centre Georges Pompidou pour y insérer des NFT impossibles à effacer » n’est pas corroborée par des sources fiables. Son travail joue régulièrement avec les codes de la blockchain et de la provocation artistique, mais il n’existe pas de confirmation publique attestant d’un piratage de ce type.
Il est donc préférable de présenter cet épisode avec prudence ou de ne pas l’affirmer comme un fait établi.
Longue vie à John Hammon, l’éternel jeune homme du street art.
