Le principal problème tient à l’écriture. Tout semble expliqué, souligné, répété, comme si le film craignait que le spectateur ne comprenne pas ce qu’il cherche à raconter. Les dialogues manquent de naturel et les situations peinent à surprendre. Le scénario, brouillon, hésite entre la comédie de bande et le drame intime sans parvenir à donner assez de force à l’un ou à l’autre. Les scènes d’émotion passent à côté, tandis que les ressorts comiques ne déclenchent que quelques sourires, trop espacés pour faire décoller l’ensemble.
La distribution, pourtant sympathique, ne suffit pas à sauver le film. José Garcia se retrouve avec un rôle étonnamment faible, qui ne lui donne guère l’occasion de déployer son énergie habituelle. Alexandra Lamy fait de son mieux, mais son personnage paraît lui aussi étriqué, comme enfermé dans une fonction plutôt que pleinement incarné. Autour d’eux, les comédiens composent une bande attachante en apparence, sans que le scénario parvienne à créer entre eux une véritable alchimie.
On s’ennuie, on sourit parfois, mais on ne s’attache ni aux personnages ni aux situations. C’est là que Chamboultout échoue le plus nettement : il voudrait nous toucher autant que nous divertir, mais ne construit pas suffisamment ses personnages pour que l’on partage leurs émotions, ni ses scènes pour que le rire s’installe. Une comédie qui avait tout pour bien faire, un sujet porteur et une distribution engageante, mais qui, mille fois hélas, passe à côté.





