Après plus de vingt ans d’existence, Le Mague continue de changer, de se remettre en question, de tester de nouvelles idées et surtout de regarder plus loin. Désormais, une partie de nos contenus est accessible en anglais, avec l’ambition progressive de faire du site un média plus ouvert, plus international et plus accessible à des lecteurs qui, jusqu’ici, ne pouvaient tout simplement pas nous lire.
Cette version anglaise n’est évidemment pas encore arrivée au bout de son développement. Elle va évoluer dans les semaines et les mois à venir. La traduction des articles va s’améliorer, l’ergonomie aussi, certaines rubriques seront adaptées, de nouvelles fonctionnalités apparaîtront et nous allons progressivement affiner la manière dont les deux versions du site vont cohabiter.
Mais l’essentiel est déjà là : Le Mague commence à parler au-delà des frontières francophones.
Cette évolution va également transformer notre manière de travailler. Jusqu’ici, notre regard était naturellement tourné vers la culture, les artistes, les médias et les personnalités françaises ou francophones. Nous allons désormais élargir beaucoup plus systématiquement notre champ de vision.
Le Mague va notamment mettre davantage à l’honneur des artistes, créateurs, cinéastes, écrivains, photographes, musiciens, intellectuels et personnalités anglophones. Et surtout, nous allons chercher à multiplier les interviews de personnalités étrangères, avec cette idée très simple : faire circuler les voix, les œuvres et les idées dans les deux sens.
L’objectif n’est pas de devenir artificiellement un média international en changeant simplement la langue de quelques pages. Il s’agit plutôt de conserver ce qui fait notre identité depuis 2003 — la curiosité, la liberté de ton, l’attention portée aux parcours singuliers, à la culture, aux images et aux voix que l’on entend parfois trop peu — tout en élargissant notre terrain de jeu.
Nous voulons que quelqu’un à Londres, New York, Los Angeles, Dublin, Montréal, Sydney ou ailleurs puisse demain découvrir un artiste français sur Le Mague. Et inversement, que nos lecteurs francophones puissent rencontrer, à travers nos pages, des créateurs et des personnalités venus d’autres cultures.
Cette internationalisation ne se fera pas en un jour. Elle va se construire article après article, rencontre après rencontre, interview après interview. Nous allons certainement tâtonner, corriger, améliorer certaines choses en chemin. C’est aussi cela, un média indépendant : pouvoir expérimenter, évoluer et parfois prendre des chemins que l’on n’avait pas imaginés quelques mois auparavant.
Nous sommes donc assez heureux — et même un peu fiers — de voir aujourd’hui apparaître cette deuxième langue sur Le Mague.
Après plus de vingt-trois ans d’existence, le site n’a décidément pas choisi de devenir sage.
Il préfère continuer à ouvrir des portes.
Et désormais, certaines de ces portes donnent sur le monde.





