BYOND ROHANI, l’interview
C’est une belle artiste, libre, rock and roll, provocatrice, sans filtre, sensible voire ultra sensible mais aussi une femme courageuse, touchante, et fonceuse qui met toute son âme et son vécu dans son travail à la fois, Pop Art, Street Art et intimiste.
Nous avons le plaisir de donner la parole à Charlotte H. dite Byond Rohani, une personnalité ultra positive, géniale, généreuse et ambitieuse qui ne vous laissera pas indifférents.
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Bonjour, peux-tu te présenter pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore ?
Je suis Charlotte H., j’ai 34 ans, et je suis une artiste peintre et plasticienne née en basse normandie. La Peinture me permet le lâcher-prise nécessaire à mon épanouissement personnel.
Ce qui me plait dans mon Art, c’est sans doute cette liberté de pouvoir tout exploiter au sein de la même surface, du même espace ; le collage, l’assemblage, la matière.… J’aime également peindre sur tous les supports, c’est no-limit pour moi, tout est un terrain de jeu et de créativité et j’aime particulièrement le partager avec le monde entier. Peindre c’est toujours pour moi raconter une histoire, défendre une cause sans avoir à parler. Car rien ne dit mieux que la Peinture.
A mes débuts j’ai mis sur les réseaux sociaux mes premiers dessins et presque aussitôt on m’a passé une commande puis deux, c’est comme cela que tout a commencé.
Je me suis mise rapidement au Street Art, un an après, ayant une culture proche du hip hop pour la musique, et même, avouons-le si ma personnalité est plutôt considérée comme très rock n roll !
Des vidéos de mes représentations de Street Art ont été vues sur le net et c’est ainsi que le directeur du palais des congrés m’a contacté pour me passer une commande pour le Salon des expositions prévu 3 semaines plus tard où il m a fallu être très réactive et réaliser une fresque de 10 mètres de long en 3 jours seulement.
Mes oeuvres se sont vite étendues sur tout le Sud-Ouest puis sur toute la France et aujourd’hui même en Europe.

Quelle est la genèse, la petite histoire de ton pseudonyme ?
Au début j’avais choisi Beyond en tout lettres voulant dire « L’au-delà » faisant référence à mon défunt père qui je pense m’a transmis son don artistique, c’était une manière de lui rendre hommage mais aussi parce que je suis une personne qui va toujours au-delà de ce qu’elle entreprend.
Ensuite je l’ai un peu plus personnalisé, j’ai fais sauté le E et ça a donné Byond afin de donner un certains mystère, un unique tout et se prononçant toujours de la même manière et puis j’ai rajouté Rohani qui a une signification spirituelle importante à mes yeux mais sans que je veuille divulguer son sens exact.
Comment est arrivé l’Art dans ta vie ?
Il y a six ans que je me suis découvert ce don car je suis autodidacte jamais pris aucun cours de dessin. Je suis tout de même la fille d’un artiste peintre .
Petite comme beaucoup d’enfant je gribouillais mais sans grands exploits rien d’extraordinaire et je n’étais pas vraiment attiré par cela vraiment… moi mon rêve c’était la musique, être pianiste, je voulais devenir chanteuse interprète. Mais finalement la peinture a sa propre musicalité non ?
Pourquoi avoir fait ce choix du Street Art ?
Ce que j’aime dans le street art c’est de pouvoir donner vie à des murs, pouvoir partager en live avec le public malgré ma timidité et mon vertige, je m’y suis pourtant mise grâce à un ami l’artiste graffeur Moka Uno qui suivait déjà mon travail et à qui j’ai demandé à pouvoir entrer dans le célèbre et incontournable site Ecosystem Darwin se situant à bordeaux où ont accès les meilleurs Street Artistes du monde entier.
Il faut avouer que je ne savais pas utiliser une bombe mais j’y suis allé et j’ai mélangé les deux techniques pinceaux et bombe. Il faisait peut-être maximum 8 degrés ce jour-là, j’avais froid, j’étais en hauteur avec mon vertige. Le public me regardait, ma timidité se projetait ainsi en peinture, mais j’ai tellement kiffé l’expérience que j’ai recommencé, et je me suis améliorée .
On pense aussi à Andy Wahrol en voyant ton travail ?
On me le dit souvent. Les gens quand ils voient mes œuvres font référence à Andy Warhol… c’est assez flatteur, j’aime ce qu’a fait cet artiste, mais je ne me suis jamais vraiment inspiré de quiconque pour dire toute la vérité.
Mais j’adore Dali, j’ai lu beaucoup d’ouvrages sur son Art ,qui il était, je suis allée même dans sa ville natale, j’ai visité sa maison transformée en musée et j’ai été comme transcendé comme si je me sentais proche de cet homme. Et pourtant je ne peins pas du tout le même style d’œuvres.
je m’identifie simplement à moi-même à Byond Rohani et c’est déjà un sacré boulot d’aller chercher au fond de son moi profond.

Quels messages veux-tu faire passer à travers ton Art ?
Plein de messages concernant divers sujets qui nous touchent tous de près ou de loin.
Avant tout mon premier message est celui de la liberté. Quand je fais un mickey qui fait des gestes peu civilisés avec écrit en dessous « Fuck system » c’est ma manière de dire haut et fort ce que je pense de ce système dans cette société, de l’affirmer sans pudeur, que ça plaise ou pas. Mais pour tout vous dire, ça se vend très bien !
Le but c’est que chaque message de ces œuvres finisse un peu partout chez mes clients aux quatre coins du monde.
Vous seriez très surpris des choix et goûts de certaines célébrités qui m’ont acheté des œuvres car justement ce sont des personnes qui ont été l’objets de clichés par la presse et ils achètent quelque chose de plus personnel qui les définit mieux pour décorer leur propres murs.
Je défends beaucoup de causes comme la lutte contre la pauvreté, le racisme, l’image tout ce qui est un fléau dans notre société, mais pas assez bien montré à mon goût en peinture ou en art digital que je travaille aussi depuis quelque temps.
Comment évolue ton travail ?
L’évolution de mon travail va vers le digital car j’adore la photo, donc il me fallait autre chose en plus de la peinture et du collage et de diverse matières pour aller plus loin dans ce que je voulais réaliser avec mes idées les plus folles
Le digital Art, c’est un mélange entre le dessin et la photographie.
Quels sont tes projets artistiques ?
Mes grands projets sont assez fous tout comme moi. Je veux désormais que mes œuvres dépassent l’Europe et voyagent dans le monde entier, je veux toucher les galeristes étrangers afin quelles soient vues par un maximum de gens de toutes cultures dans tous les pays, je veux dépasser toutes les frontières et que les messages ou traits dessinés soient une révélation non pas pour moi mais pour toutes ces personnes. C’est avant tout un travail tourné vers les autres et je compte y mettre encore plus de moi, de mon histoire et de ma sensibilité dans le futur.
Mon ambition, à travers mon travail artistique, est de donner de l’envie, du bonheur de l’espoir aux gens.
Namaste.
https://www.facebook.com/galerie.artdesign et https://instagram.com/byond.rohani?igshid=12ncdt1jp9d8w
