
Le prix Erckmann-Chatrian, fondé en 1925, est dit « le Goncourt Lorrain ». Il est décerné chaque année à une œuvre imprimée et éditée, en prose (roman, contes, nouvelles, etc...), et de préférence sur un sujet lorrain.
Son auteur doit être d’origine lorraine ou résider dans l’un des départements lorrains (Moselle, Meurthe et Moselle, Meuse, Vosges), ou traiter d’un sujet lorrain.
Ce matin avait lieu à Pont à Mousson et plus précisément à l’Abbaye des Prémontrés, un monument du XVIII ème siècle, la remise des diplômes littéraires offerts par un Jury lettré et zélé.
Un décor historique pour un livre qui, quelques jours seulement après sa sortie chez Grasset, est un classique. Un ouvrage hors norme, précieux, fantasque un O.L.N.I (objet littéraire non identifié) qui faut posséder et chérir, mettre en bonne place dans sa bibliothèque.
L’écrivain Philippe Claudel (« les âmes grises ») était l’homme orchestre de cette remise de prix de haute tenue et a accueilli cet écrivain qu’il admire depuis de nombreuses années sur sa terra Lorraine. Retour aux sources pour le bibliophile exilé dans son Manoir du Pron (Morvan) .
Un bel hommage textuel a été rendu à Gérard Oberlé lors d’une allocution d’une rare qualité en préambule de la remise du Prix. Un panégyrique de circonstance. Subtile, cultivé, pertinent et drôle, taillé sur mesure pour l’ogre Oberlé, l’homme aux mille vies énigmatiques, le voyageur perpétuel du monde des Lettres.
Bravo Gérard.
