RAYHANA L’INSOUMISE NE CHANGERA PAS !

RAYHANA L'INSOUMISE NE CHANGERA PAS !

« A mon âge, je me cache encore pour fumer » est une pièce qui se joue, depuis quelques semaines et jusqu’au dimanche 16 janvier 2011, au théâtre de La Maison des Métallos à Paris dans le onzième arrondissement.

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Cette comédie moderne et d’actualité tourne autour de l’intolérance. Le décor se situe à l’intérieur d’un hammam Algérois durant une journée réservée aux femmes.

Neuf d’entre elles se retrouvent là pour soigner leurs corps et épancher leurs cœurs épris de liberté afin de purifier leurs âmes. Ici nul ne pourra les empêcher d’être et d’exister en leur interdisant de s’exprimer voire même de penser.

Le bavardage n’est pas intempestif et le propos a un sens. Ici on peut parler de tout en étant à l’abri des oreilles malveillantes de certains maris ou prétendants barbus jusque dans leurs cerveaux malades.

Ici les femmes soumises brisent leurs chaînes pour un instant magique et plein de vérités, sans haine et sans tabou, pour se sentir plus fortes et ne plus obéir, le temps d’un échange verbal, à des dogmes d’un autre âge et très éloignés de notre civilisation. La terreur est à l’extérieur du hammam, bien loin des volutes de cette chaleur humide.

Rayhana est une comédienne magnifique, d’origine Algérienne, et aussi l’auteure de cette pièce qui ouvre les consciences étriquées.

On se souvient que cette jeune femme, aussi libre que belle et rebelle, aux cheveux longs et flamboyants, avait été agressée en début d’année dernière par une horde de criminels se prétendant « musulmans ». Ils avaient décidé de la faire taire à tout jamais, en l’insultant au passage de « sale pute mécréante », avant de lui asperger les cheveux d’essence puis d’y mettre le feu à l’aide d’une cigarette allumée. Fort heureusement il devait y avoir ce jour-là, auprès de Rayhana, un dieu qui n’était pas du côté de ces petites ordures fanatiques… pour une fois !

Il faut croire que l’écriture de « Rayhana la courageuse » gênait ces ultras religieux, tant ses propos étaient justes.

Il y en a assez de ces monstres eunuques qui se prétendent être hommes, en voulant imposer des lois douteuses inventées pour asservir le monde.

Chacun doit pouvoir s’exprimer comme il veut et c’est sûrement par la bouche de la femme que naîtra la sagesse et la paix. Ne dit-on pas que la femme est l’avenir de l’homme.

Aller voir la pièce de Rayhana, c’est aussi s’associer à son combat pour la liberté d’expression.

le 04/01/2011
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