"La carte et le territoire" de Michel Houellebecq téléchargeable gratuitement sur le net

"La carte et le territoire" de Michel Houellebecq téléchargeable gratuitement sur le net

"La Carte est le territoire" de Michel Houellebecq publié chez Flammarion est, même si les avis divergent sur sa qualité littéraire, LE roman Évènement de cette rentrée Littéraire 2010-2011. Tous les journaux en ont parlé, les télé aussi et la blogosphère en a fait de même boostée qu’elle fût par l’article de slate.fr sur un prétendu copiage en règle d’éléments lus sur Wikipedia.
Une bien belle affaire commerciale puisque le livre a fait un carton en dépassant les 100 000 exemplaires et c’est loin d’être fini.
Oui mais voilà des petits malins ont décidé de mettre en ligne la totalité du livre en format PDF pour venger le soit disant plagiat Houellebecquien.

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Chose rare dans l’Histoire littéraire française, on peut donc, si on patiente une trentaine de secondes puis environs deux minutes, télécharger le plus illégalement possible cet ouvrage non libre de droit.

C’est très facile, c’est rapide et gratuit et on peut ensuite s’imprimer l’ouvrage sur papier et le lire tranquillement devant un feu de cheminée.

On imagine bien que les Editeurs de Houellebecq vont se battre pour faire retirer ce téléchargement libre et gratuit mais en attendant le mal est fait, on peut posséder en moins de deux "La Carte et le territoire" et l’envoyer par mail ou sur les réseaux sociaux.
C’est toute une économie du livre qui est menacée par ce genre de procédés.

Alors qu’en pensez-vous ?

Bien ou mal, inadmissible, pratique pour les lecteurs pauvres ? ouvrons le débat ici.

le 22/09/2010
Impression

21 Messages

  • 24 septembre 2010 09:46, par Raphaël Zacharie de IZARRA

    Vive la diffusion libre des oeuvres de l’esprit, par nature irréductibles aux viles lois commerciales et pourtant criminellement aliénée aux intérêts mesquins des éditeurs !
    Raphaël Zacharie de IZARRA

    • "viles lois commerciales et pourtant criminellement aliénée aux intérêts mesquins" : Pffouhh, whahouhhh, la vache, bordel de nom de dieu, ça c’est du vocabulaire. Cela s’appelle le nouveau langage ordurier des nouvelles banlieues de l’esprit, gavées d’altermondialisme haineux. Ces gens vont boire tous les jours à la source de certains sites du net comme "on nous cache tout.com", où ce ne sont pas les idées qui y sont débattues qui sont mauvaises, mais cette insupportable et permanente haine qu’on y rencontre, et ce ’vocabulaire’ stéréotypé à base de ’vil, aliéné, mesquin, oligarchie, bandits, capitaliste, ultra, archi, mega, escrocs, avides, etc, etc, etc", bref le vocabulaire des incultes et des gens qui ne recherche qu’un exutoire à leur mal-etre. Vous chercher des boucs-emissaires, des coupables ? "onvouspermetout.com" est-là.

      • en qualité d’altermondialiste haineux et propagateur de langage ordurier et qui ne vais surtout pas boire à la source de sites "grande théorie du complot" je te dis ce que prononce le Général d’empire Cambronne. En effet il existe des escrocs surtout en ces temps troublés par ceux là même qui nous assomment de beaux discours et qui fabriquent là, un héros de télé-réalité débile, un écrivain pour le moins opportuniste, un chanteur ridicule. Sans vouloir chercher un bouc émissaire à notre mal-être, la société va mal et les individus qui la composent encore moins. Alors si la sinistrose continue son chemin, elle le fait avec des vecteurs et des penseurs de ton genre.
  • 25 septembre 2010 17:21, par Gorgi

    Je viens de regarder le rapidshare, il est payant. La mention "free user" ne donne rien, toutes les options obligent à payer au moins 5€.
  • 11 novembre 2010 20:13, par aegir

    télécharger le plus illégalement possible cet ouvrage non libre de droit

    Vous êtes qui pour prétendre cela ? Un tribunal ? C’est vous qui prononcez le droit ?
    Il est absolument indiscutable que Houellebecq a intégré dans son ouvrage des citations de wikipedia. Il l’a d’ailleurs lui-même reconnu. Ces citation ne sont pas identifiables (ni guillemets, ni source).
    La license de propriété intellectuelle de Wikipedia est claire : L’utilisation du matériel publié dans wikipédia et sans citer les sources oblige l’utilisation d’une license libre de type "Copyleft" (Creative Common).
    Même le droit à de courtes citations prévu par le code de la propriété intellectuelle impose "qu’elles soient conformes aux bons usages" (donc identifiables comme telles). De plus, lorsqu’on dépasse la page de copier/coller, j’ai un doute quant à la réalité de "courte citation".
  • 14 novembre 2010 17:50, par gowitt

    Pour plagier Pierre Desproges : Houellebecq n’écrit pas que des conneries, il en dit.
    C’est avec une délectation sans nom que j’ai entendu le foutriquet s’exprimer sur les ondes de France Inter après la réception de son prix Goncourt.
    Tout participe à rendre écœurant ce personnage, véritable héros d’une époque régressive sans espoir. Incarnation héroïque d’une intelligentsia au service d’une pensée diarrhéique, aux concepts approximatifs et à la sensibilité désuète, Houellebecq s’exprime avec la même médiocrité que son écriture. « Plateforme » restera sans doute le point d’orgue de l’indigence littéraire en même temps que l’annonce d’un temps que nous avons découvert avec consternation : l’ère de la postmodernité dont le héraut restera Sarkozy.
    Il aime, ainsi que les médias qui lui servent de thuriféraires, se présenter comme « écrivain maudit ». Quelle affabulation, quelle prétention peut nourrir l’ego boursoufflé de cet écrivain ectoplasmique ? Quelle comparaison possible avec un Jean Genet, un Céline, un Sade voire un Drieu La Rochelle ou un Karl Kraus ?
    Ses productions écrites, plutôt que littéraires, sont truffées d’emphases redondantes et de dissonances stylistiques. Houellebecq use d’un abus forcené d’antépositions et s’octroie une tolérance coupable de verbes faibles. Son utilisation outrancière de verbes imprécis entraine des facilités conjonctives ; illustration de la carence intellectuelle du prosateur. La ritournelle des groupes ternaires, ajoutée à la cacophonie de qui/que/quand provoquent un état nauséeux à la limite du recours à l’utilisation du cortège pharmaceutique.
    Epargnons au lecteur averti le déchiffrage de son style monotone nous parvenant dans les bruits du monde comme un souffle glacé à travers la porte entrouverte du néant qu’il n’aurait jamais du quitter.
    Outre ce dénuement stylistique, l’inspiration de Houellebecq fleure bon le transit intestinal.
    …Houellebecq brode à l’infini sur la misère affective des pauvres types, sur la solitude des loosers. Au lieu de donner des couleurs à la puissance du désir masculin, comme l’aurait fait un Christian Laborde, l’auteur de "Plateforme" ne cesse de décrire des accouplements fatigués, des scènes de masturbation dépitée, des amours plates et misérables…
    Houellebecq est un iconoclaste de salon qui n’a de talent que l’odeur de la merde dans laquelle il trempe son pieu pour écrire ses histoires nombrilistes de pauvre type sans moral ni morale.
    Panégyriste du tourisme et des relations sexuels avec des enfants, ce fantôme du talent a cru que l’étalage de la turpitude forgée sur son âme crasseuse lui apporterait la légitimité. Bien lui en a pris. La légion des crétins bêlants a crié au génie. Les journalistes en quête de sensationnel ont encensé ce qu’ils ont vu être une bonne aubaine littéraire. L’ambiance dominante veut qu’on soit pour ou contre Houellebecq. C’est un faux choix, Houellebecq est inexistant. Peut-on raisonnablement être pour ou contre le vide ?
    Le couronnement du cuistre lui est donc venu d’une institution respectable et respectée par le gotha mondain : « le Goncourt ». Il aura fallu « 1 minute et 29 secondes » pour le départager de ses concurrents à l’assaut du prix dont les ventes prolifiques décerneront au vainqueur le titre envié d’écrivain à succès. Houellebecq est donc devenu celui-ci, adulé des imbéciles dont le QI est comparable à celui d’un protozoaire. Ecrivain titré d’un système de prêt à penser, Houellebecq sera la mauvaise conscience à bon prix du bobo qui s’encanaillera à dire « vous avez lu le dernier Houellebecq ? Ravageur n’est-ce pas ? ».
    Houellebecq n’aura que traîner dans la merde des âmes boueuses en mal de transgression ; dont la sienne. Désabusé, mais calculateur, il a séduit, et c’est bien sur ce pouvoir de séduction qu’il serait souhaitable de s’interroger.
    Quel aura été l’influence hégémonique des maisons d’éditions dans l’attribution de ce hochet lucratif ?
    Contre l’avis général, il faudrait mettre fin à la production du pédant, c’est l’autre face de la tolérance. Un jour il faudra se battre pour l’interdiction du droit à la production de galimatias littéraire, comme jadis pour l’abolition de toute censure.
    L’ombre a précédé la production de Houellebecq, et elle le suivra. Houellebecq a été mort avant d’être vivant, et heureusement il retombera dans l’oubli.
    Chaque citoyen devrait pouvoir se réclamer d’un droit naturel à l’intelligence et donc, dans le pire des cas, revendiquer une allocation de soutien à la bêtise. En ce qui concerne le secours à Houellebecq, les preuves ne devraient pas être difficiles à réunir et participer à l’enrichissement de chacun.
    Nous savons tous que ce qui est exceptionnel mérite à peine de vivre, ce qui est banal ne mérite pas de mourir, M. Houellebecq est si banal qu’il ne mérite même pas de s’appeler Michel.
    Télécharger Houellebecq ? Oui, juste pour le plaisir de l’effacer immédiatement de son disque dur.
    A propos, je n’aime pas Houellebecq.
  • 26 novembre 2010 13:04, par fantasio22

    Même gratuit, ça ne m’intéresse pas... Je n’ai pas envie de lire le dernier Houellebecq (si on me paye, à la rigueur... Vous me proposez combien ?).
    Il faut dire que l’avant-dernier (celui où il était question de secte, je crois...) m’était littéralement tombé des mains aux alentours de la page 40... J’ai même souffert pour arriver jusque là.
    A la rigueur, les 2 premiers pouvaient présenter un petit intérêt littéraire ("particules élémentaires" et "extension du domaine...").
    sans rien exagérer non plus...
    J’ai d’autres lectures plus "excitantes" en attente.
  • 26 novembre 2010 18:58

    Soyons sérieux !
    Je télécharge illégalement le livre et je l’imprime ; cela va me coûter combien en encre et en papier, pour avoir ensuite un tas de feuilles qu’il faudra, peut-être, relier. Je pense que cela reviendra beaucoup plus cher que d’acheter tranquillement le livre dans une librairie dans le respect du droit d’auteur... Alors, soyons sérieux.
  • 26 novembre 2010 23:19

    Et bien figurez-vous qu’il a été donné en thème au CAPES externe d’anglais ce mois de novembre. Deux heures pour traduire la description de sa faille atomique........
  • 28 novembre 2010 09:49, par Patrick

    Il semblerai LEGAL de diffuser ce livre, si effectivement il a utilisé le contenu de l’encyclopédie libre wikipedia. La licence "Creative Commons, partage à l’identique" de Wikipédia précise TRES CLAIREMENT que toute utilisation des donnés du site entraine automatiquement l’application de cette même license au fruit de cette utilisation. Si le Prix Goncourt 2010 a bel et bien utilisé des passages de wikipedia, le contenu du livre est donc libre. Et voici les sources :
    http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr
    http://wikimediafoundation.org/wiki/Conditions_d%27utilisation
    En dehors de toute idéologie pro-libre ou ne-comprenant-rien-au-libre, la logique et la LOI prône la distribution de ce livre.
  • 29 novembre 2010 05:17, par roger64

    Imprimer le pdf ? Vous plaisantez je suppose ?
    En ce qui me concerne, je l’ai traité par OCR (FineReader 9) et converti en fichier html (délai 20 minutes environ), puis transformé en epub avec calibre (une minute). Et maintenant il est lisible sur tout appareil numérique. J’utilise personnellement un "vieux" Sony PRS-505.

    • lundi 29 nov 2010
      Bonjour,
      eh bien Roger, vous avez eu de la chance !!!!
      moi j’arrive trop tard," La carte et le territoire" a été retiré de rapidshare pour "non respect du copyright".
      Si vous aviez, à tout hasard, un tuyau pour me faire profiter de cet ouvrage libre de droit (!!!) n’hésiter pas ! Je vous remercie d’avance, sait-on jamais....
      (par mail ?)
      savio.guy@orange.fr
      Amicalement
      Guy

      • "Ce forum est modéré à priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site."
        difficile donc de vous donner le lien de téléchargement (toujours actif) vers le blog à l’origine de cette publication en ligne.
        je tiens à préciser que j’ai simplement vérifié la validité de ce lien par curiosité et que, n’ayant aucune intention de lire la prose sans intérêt de M.Houellebecq, que ce soit sur écran ou sur papier, je me suis empressé d’éradiquer ce fichier...

    • Je n’ai aucunement l’intention de faire gagner le moindre centime à cet imbuvable individu...
      En revanche, je suis très curieux, et j’aimerais bien lire cet inattendu Goncourt...
      Si donc vous acceptiez de partager le fichier que vous avez créé (en html, ça me semble idéal), j’en serais ravi... Je suis actuellement hospitalisé, et incapable de me déplacer dans une librairie pour le feuilleter sur place.
      Je vous remercie par avance, et vous donne mon adresse : victor.dupond031@laposte.net
  • 2 décembre 2010 15:17, par Doraemon-

    Il a fait une oeuvre dérivé d’une autre avec une licence CC avec la clause GPL d’obligation à respecter cette licence dans des oeuvres dérivées. Donc, la livre de Houlellebecq a une licence comme wikipedia.
    D’un autre côté, hors ce bouquin en concret, c’est vrai, c’est toute l’économie du livre qui est ménacée. Toute comme la presse typographique avait ménacée à son jour le monopôle des bénedictins. Et de là en sortit la renaissance.
    Ceci est bon. On a plus besoin d’intermédiaires nécessaires dans des contextes technologiques obsolètes. La notion de proprieté intellectuelle doit se modifier à des nouvelles règles. C’est vraiment stupide de juger certains faits en utilisant des arguments valables pour les néanderthaliens. La technologie ne s’arrête pas, et c’est celle-ci qui commande, et qui imposera ce que l’on peut faire et ce que l’on peut éviter en question de droits.
    Copier pour un usage privé n’est plus un droit exclusif de l’auteur. Le plus tôt que l’on reconnaise, le plus tôt que nous serons dans la réalité et non confrontées à elle.