Pascal Bournet enchante le jour et s’accorde avec les brillances de la nuit. Sa guitare donne de la clarté aux ombres tout en impulsant de l’être par l’éclat de sa rosace. C’est un allumeur de sons, un musicien de la splendeur.
Sonorités celtiques, parfois parallèles au baroque, contemporaines et classiques, alliées à celles des bardes et autres trouvères, à celles de l’harmonie de la pluie et des vagues, du contrepoint des émotions humaines. Sa guitare flamboie, se confiant à notre écoute, à notre entente. A tout ce qui rayonne.
Et la flûte à bec (Benoît Sauvé), par sa vélocité, fait valser le temps et danser la durée. Virtuosité des lèvres, des doigts et du souffle. Voix concertante entre flûte et guitare. On est ici en présence du plus et du meilleur.
Les autres instrumentistes - Hector "Tachi" Gomez (percussions), Robert Le Gall (percussions, violon et mandole) - sont à la hauteur. Ils ajoutent leur expérience et leur talent, accentuant rythme, cadence, profondeur des mélodies, échos contrapuntiques.
Une flûte de Pan andine vient, de même, souligner l’émotion que dessine le morceau éponyme de l’album. Elle est jouée par Patrick Raveau qui signe également, avec une grande finesse, le texte de présentation du livret.
Nous sommes donc, ici, en très bonne compagnie. Aussi bonne que celle des Gwendal ou des Alan Stivell. C’est tout dire.
