C’EST LE LIVRE QU’ON ASSASSINE !

C'EST LE LIVRE QU'ON ASSASSINE !

Vous aimez lire ? Alors prenez le temps de lire ce communiqué ! Car, amis lecteurs, il vous faudra être de tout coeur derrière les auteurs (eh oui, il est urgent de se rappeler que derrière les couvertures des livres se cachent des êtres humains qui ont aussi le droit de vivre et qu’un bon auteur n’est pas forcément un auteur mort) si vous tenez à ce que le livre, dans sa richesse et sa biodiversité, ne périsse dès demain victime de dérèglements criminels...

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Communiqué de la MEL
(Maison des écrivains et de la littérature)

Il se confirme (cf. Le Monde, 29/05/08) que, dans le cadre de la loi de « modernisation économique » mise en débat le jeudi 19 mai 2008, les deux députés UMP et NC, auteurs d’un amendement pour mettre fin au prix unique du livre garanti par la loi Lang , maintiennent leur proposition : d’abord rejeté en commission (il prévoyait un droit de solde ramené de 2 ans à 3 mois), cet amendement est donc de nouveau présenté avec un an pour délai de solde.

Quoi qu’il en soit, ce projet constitue une attaque sans précédent contre la production littéraire et intellectuelle françaises : ce délai du prix soldé obéit exclusivement à une logique de profit dont on connaît les effets destructeurs. Il a pour seuls bénéficiaires le best seller, la production de masse, les grandes surfaces. Il dévalue le principe de l’à-valoir et menace le droit d’auteur, déjà piètres ressources de l’écrivain. A terme, il condamne à mort la librairie indépendante, seule garante du fonds ; il suicide la création littéraire.

Nous soutenons la protestation de la SGDL, du SNE et du SLF auprès de la ministre de la culture.
Nous affirmons pour notre part que si cet amendement devait être voté, il signerait, avec la vente en ligne et le port gratuit, une grave impéritie politique en matière d’art et de culture et une scandaleuse atteinte aux écrivains et à leur œuvres.

le 30/05/2008
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3 Messages

  • 30 mai 2008 11:32, par François Xavier

    Je t’aime bien mais y’a des jours où tu me fais peur (sic).
    Au-delà de la plaisanterie, et malgré mon affiliation à la SGDL, je ne partage pas vos craintes ; la libéralisation du prix du livre le fera baisser, permettra aux petits éditeurs de vendre mieux, et plus car quand on ne connaît ni l’éditeur ni l’auteur et qu’on se laisse tenter par un titre, une couverture, une histoire, l’on est parfois contraint de renoncer car le livre est trop cher : 12 voire 15 euros pour lire un inconnu cela freine les gens et c’est normal ...
    La daube que publie les majors n’a rien à voir avec le prix du livre ...
    Il ne faut pas tout mélanger et avoir peur de son ombre, l’arrivée du livre électronique en version enfin lisible fait peur aussi, alors que cela ouvre un autre périmètre de lecture et ne referme pas l’existant ; c’est comme l’arrivée de la TNT : elle a fait peur à tout le monde et résultat ? TF1 ou ARTE n’ont pas fermé pour autant ... les téléspectateurs regardent autant - si ce n’est plus - la TV mais surtout AUTREMENT !
    Idem pour le prix du livre, les gens liront autrement, sans doute plus, et surtout d’autres livres ;alors oui, les petits malins qui se sont faits un nom sans grand talent parfois tremblent car leurs livres ne se vendront plus aussi bien car pour le même prix on aura le choix entre l’écrivain connu qui publie toujours le même livre et l’inconnu qui invente, qui créé dans l’ombre ; alors on lira le second, et c’est tant mieux ...
    La libéralisation du prix du livre ouvrira d’autres champs de lecture, mais sans doute, cela fera aussi du tort à certains planqués qui publient de la merde subventionnée, cela oui, ils devront vendre leur merde très peu cher s’ils veulent que certains l’achètent ...
    • C’EST LE LIVRE QU’ON ASSASSINE ! 1er juin 2008 15:10, par Lunerousse

      Cher François Xavier,
      je dois dire que votre commentaire est affligeant !
      Un tel gaspillage de mots pour une théorie qui ne tient tout simplement pas debout !
      Vous êtes affilié à la SGDL, vous êtes donc censé connaître la condition des auteurs peu connus mais plein de talent, ce qui est certainement votre cas ! Passez-vous beaucoup de temps dans les salons du livre ?
      Je connais plein d’auteurs et d’éditeurs qui vendent les livres bien moins que 15 ou 20 euros et je peux vous dire que lorsque quelqu’un achète un livre, bien souvent il préfèrera le livre à 20 euros de quelqu’un de connu comme ppda ou annie duperey plutôt que celui d’un inconnu à 5 euros. Les gens ayant de moins en moins d’argent à consacrer aux nourritures spirituelles, réagissent de plus en plus comme ça et n’ont pas d’argent à gaspiller en tentant de découvrir un auteur.
      Ce projet de loi ne va faire qu’augmenter ce phénomène.
      Quant aux " merdes subventionnées ", ceux-ci s’en sont déjà sortis, ils ont des subventions, donc oui, sont planqués et le resteront, ils n’ont pas besoin de vendre puisqu’ils sont subventionnés !!!!
      S’il vous plaît réfléchissez à ce que vous écrivez !
      • C’EST L’AUTEUR QU’ON ASSASSINE ! 2 juin 2008 09:48, par François Xavier

        Je ne partage pas votre avis ; loin s’en faut !
        Dans les salons, il y a - et surtout en province - des gens qui viennent, justement, voir des auteurs inconnus pour la simple raison qu’ils ont fait l’effort de venir dans ces lieux éloignés de la capitale ; et l’accueil est génial !
        Si les gens préfèrent acheter une merde PPDA au lieu d’un livre dont le sujet leur plait mais dont isl ne connaissent pas l’auteur, ce n’est pas une loi qui changera cette mentalité d’assisté !
        Vous vous trompez, les gens sont ouverts aux nouveaux auteurs, il n’y a qu’à voir le nombre de personnes qui viennent au salon de la poésie à Paris, en juin ; la poésie, vous connaissez ? Un univers où 99% des auteurs sont inconnus du grand public car les médias les snobent ; cela n’empêche pas les éditeurs de vendrent des livres, et les gens de découvrir et des auteurs et des livres et des univers ...
        La curiosité et l’intelligence ne se contrôlent pas par l’entremise d’une loi ; le problème du prix unique du livre est un frein, à mon sens, à une plus grande diffusion des écrits ...