Lorsqu’en juin 2003 il m’a été confié le soin de redresser l’Imprimerie Nationale, le Ministère des Finances et moi-même avons pris deux engagements réciproques.
Le mien, ramener à l’équilibre une institution perdant près de 100 M€/an, avec division par près de 4 des effectifs (ramenés de 1600 à 420).
Celui des Finances, confier à l’Imprimerie Nationale un nouveau métier, celui de la personnalisation tant graphique qu’électronique des nouveaux passeports. C’est la simple remise en cause de cet engagement qui remettait en cause tout à la fois les équilibres sociaux négociés cinq mois plus tôt et les perspectives de retour à l’équilibre de l’exploitation.
Depuis le 13 avril 2006, malgré son « incompétence », l’IN a livré plus de 6,5 M de passeports personnalisés à un prix environ de la moitié du Portugais, du 1/3 de celui d’OBERTHUR pour le passeport belge, du 1/3 de l’Allemand, enfin du ¼ de l’Italien.
A propos des conflits sociaux récurrents…
Par un accord du 24/09/05, signé par la CGT et la CFDT, et confirmé alors par un vote à bulletins secrets (84% des salariés favorables), l’usine de DOUAI (bientôt la dernière de nos usines et la seule fabricant des documents de haute sécurité), s’est engagée à ne pas utiliser le moyen de la grève en cas de conflit social. Depuis cette date, zéro jour de grève sur ce site malgré 2% d’augmentation de salaires depuis 2003 (1% en décembre 2003, 1% en mai 2008).
Le conflit dont vous parlez concerne la dernière des usines « victimes » du recentrage de l’Imprimerie Nationale sur la très haute sécurité, je veux parler de l’usine offset feuilles de Choisy en cours de cession au profit de l’imprimeur La Galiote-Prenant.
