C’est Tristan-Edern Vaquette qu’il faut mettre en Une, Yann Kerninon, Remy Gaillard aka « N’importe quoi », William Guyot d’Hermaphrodite, Christine Van de Putte, Jezahel Besson, Bruno Wajskop ou Paul Ardenne, tous de glorieux soldats de l’indépendance bénis par le talent, l’audace et le désir d’inventer leur vie, leur langage et leur relation unique à l’Art et au média.
Si la Presse à la mode stigmatise sur un crevard, un looser, un pique assiette faussement mondain vissé à son perfecto et déambulateur précaire sur Skate à Paris Est, et tente de faire à son propos de la psychologie/sociologie de comptoir cradingue, c’est qu’elle est tout près d’éternuer dans sa propre vacuité.
On devrait inviter en province une tripoté de journalistes à œillères pour qu’ils voient ce qui s’y passe de créatif, de délirant, de cosmopolite et d’artistique.
Il n’y a jamais eu autant de festivals ; Lille, Nancy, Metz, Strasbourg, Marseille (...). Le net est un fantastique outil pour trentenaires inspirés qui désirent prendre le pouvoir et c’est notre dernier recours.
Rendez-vous dans quelques mois, au moment exact où le savoir-faire, le travail, l’action, la fougue et la générosité auront quelque poids dans cette société du spectacle.
Nous œuvrerons pour cela, à notre niveau et notre rédactionnel sur papier glacé disponible dans tout le pays sera drôle, gay, hétérosexuel, pertinent et joyeux. (A suivre)
Le Mague papier, bientôt dans les kiosques, deux euros.
