Qui n’a pas connu " Le Maudit " ( que Michel désignait, ému, plus tard, trop tard, sur un plateau de Frédéric Mitterrand, comme une des plus belles chansons françaises jamais écrites ), qui n’a pas connu le " Live at the Olympia 1976 ", la veste à paillettes, la cocaïne et les mirages de la Californie, la crinière d’une lionne rugissante, ne sait pas ...
" ce que la Pop Music a fait d’une petite fille ".
1972 - 1979. Un papillon peut-être.
Une étoile. Sans doute. Filante, en effet. Fulgurante.
La Star dans l’histoire, c’est Véronique.
La légende ? sur cette musique ? en France ? c’est Véronique.
Avec tout le respect que je dois à France.
Et mon admiration. France est une excellente interprète.
Mais, de Gainsbourg à Berger, interprète elle est restée.
En parlant d’interprètes ... où est Nicole Croisille ?
Où est Diane Dufresne ?
Ces filles, décidement, entre elles,
sont insupportables.
Ce n’était pas juste le jeu de
" Seras-tu là ? " / " Je serai là " :
cette correspondance romantique, transatlantique, à coups de chansons interposées ... " Mortelles pensées " ...
Une liaison épistolaire que Véronique a probablement sublimée, déformée, amplifiée à la loupe du temps, et de la nuit. Peu importe. Les chansons existent et se suffisent.
Ce que France ne pourra pas changer à l’affaire, qui est bien plus fort, surtout pour nous, qu’un vulgaire flirt d’adolescents furieux qui ne regarde personne,
c’est que Véronique et Michel sont artistiquement nés ensemble, qu’ils ont ensemble inventé la nouvelle chanson française des Années 70.
Ces deux amis d’enfance ont composé à quatre mains, décousant et brodant, complices, un subtil mélange de bossa, de rock californien et de soul music, piquant malicieusement des lignes entières aux Beatles comme à Gershwin, innovant ...
L’histoire qui gêne France Gall nous indiffère.
En amour, on peut se stimuler de bien des façons.
Berger et Sanson ont inventé ensemble un phrasé.
Un phrasé vocal ( repris, à la croche, par Dufresne dans Starmania, quelques années plus tard )
et un phrasé pianistique, tout aussi singulier, tout aussi reconnaissable entre mille, qui a impressionné tant de Martin Rappeneau.
Les play-backs ( parfois sur les versions originales ) et auto-promotions peuvent défiler sur France 2,
ce soir, une fois n’est pas coutume,
c’est France Ukraine que j’ai regardé.
" Message Personnel " par Françoise Hardy ?
Je l’ai déjà dans ma discothèque.
" Ziggy " par Céline Dion ? ...
A vrai dire, je n’aime pas la chanson, anyway.
Même si elle a détruit sa voix, si elle s’est détruite,
et c’est pour cela aussi que je l’aime, je vais plutôt réécouter Véronique. " Pour qui " / " De l’autre côté de mon rêve " / " Christopher " / " Redoutable " ...
Et réécouter Michel aussi.
Deux absences.
Mais éternelles.
:-)
Merci Vignalevitch :
Icône métrosexuelle romantico-sulfureuse,
mon dernier fantasme homosexuel ( à moins que ce ne soit le premier ) notre dernier dandy. Je vais boire ou dormir.
Probablement les deux, dans l’odre.
Et vous embrasse avant ( ça vaudra mieux pour tout le monde. )