Beigbeder, visiblement honteux et pas très à l’aise en annonçant le résultat a finalement créé, in extrémis, le Prix de Flore des lycéens pour le donner à Boris Bergmann, un titre honorifique qui ne récompense pas à sa juste valeur le romancier.
Il faut se battre pour qu’au minimum Boris puisse boire gratuitement dansun verre à son nom pendant un an au Flore, ce qui serait la moindre des chose et bien plus symbolique qu’un prix de rattrapage ou de second couteau. Bergmannn mérite mieux qu’un second rôle littéraire derrière la papesse chapeautée Nothomb !
Le prix de Flore 2007, du nom du célèbre café de Saint-Germain-des-Prés, a été attribué mercredi à Amélie Nothomb pour son roman "Ni d’Eve ni d’Adam" , a annoncé le jury.
Amélie Nothomb, qui était présente sur la première sélection mais pas la seconde, l’a emporté au 4e tour par 5 voix contre 4 à Boris Bergmann pour "Viens là que je te tue ma belle" (Scali) et 3 à Emmanuel Carrère pour "Un Roman russe" (POL).
Dans son 16e roman en 16 ans, Amélie Nothomb renoue avec la veine nippone de "Stupeur et tremblements" (1999), son mégasuccès vendu à près de deux millions d’exemplaires toutes éditions confondues.
Dans "Ni d’Eve ni d’Adam", elle raconte sa liaison à 20 ans avec Rinri, jeune Japonais de bonne famille, un peu glandeur, un peu samouraï, à qui elle tente d’enseigner le français. L’analyse des moeurs du pays, de sa mémoire ou de son système scolaire, est toujours pertinente, souvent drôle, parfois hilarante.
Le jury, composé notamment de Frédéric Beigbeder, François Reynaert ou Michèle Fitoussi, a eu du mal à se départager.
L’éditeur de Boris Bergmann, Bertil Scali, s’est déclaré "consterné" par l’attribution du prix à Amélie Nothomb. "Ce prix est censé encourager les jeunes auteurs. C’est un mauvais message adressé aux nouvelles générations dont on dit qu’elles ne lisent pas", a-t-il dit
