Être à Droite et de Gauche

Être à Droite et de Gauche

Avec Jean-Marie Bockel, de nombreuses personnes désireuses de rénover la Gauche vont former le Parti de la Gauche moderne en vue de conclure aux élections municipales des alliances productives avec des listes issues de la majorité présidentielle. Le dernier membre du gouvernement capté par l’ouverture du président de la République — il est chargé de quoi, au fait ? enfonce un nouveau coin dans l’appareil du Parti socialiste, dont les incessantes querelles vont se solder au final par d’autres défections. DSK en bonne voie de faire ses bagages à Washington, Ségolène est bien à la peine pour organiser un revival du Congrès d’Épinay, il ne lui restera comme éventuel leader que Bertrand Delanoë, plus à l’aise en vélib que dans les couloirs de Solférino… Au fond de la classe et près du radiateur, Olivier Besancenot se désole : qu’est ce qu’on arrive à faire ensemble ? Un tract et un communiqué de presse ; il faut quand même autre chose qu’un communiqué de presse et un tract pour battre la droite ! Vue de la Rive droite, l’idée de Jean-Marie Bockel n’apparaît pas complètement absurde, et il se plaît à préciser que le président de la République a encouragé sa démarche. Sans blague ? Et de conclure dans Le Parisien du jour : comme il y a eu des gaullistes de gauche, nous sommes des sarkozystes de gauche. Au fait, c’est ça, la Gauche ?

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À gauche, on s’interroge, on s’étripe, on déçoit,
Coup du sort ! On récolte aux moissons ce qu’on sème,
Le pain du pauvre est noir, s’émiette et se parsème
Tout le long du chemin… C’est dilapidé, soit…

Les forçats de la faim sont morts, donc on sursoit
Quand on peut être à droite et de gauche, on essaime,
On fait les deux tableaux mais je t’assure : on s’aime !
Dès qu’on se met autour de la table, on s’assoit…

Il vaut mieux fuir d’abord les esprits formalistes
Quand l’important, c’est de pouvoir former des listes
Avec des gens sérieux pour être au rendez-vous.

Vite ! Un siège au velours rouge : oui, ça nous ressemble
Et là, on va pouvoir agir un peu pour vous :
L’utopie est ici de travailler ensemble…

 

le 26/09/2007
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4 Messages

  • 26 septembre 2007 23:08, par Dominique

    Je ne sais plus qui à dit le premier "on est un con", je crois que c’est vrai.. mieux vaut employer le "nous".
    Très malin ce Président démineur de la gauche... limite de l’escroc..
    Représente-il la France ? : face aux français ? : face au monde ?
    Qu’est-ce qu’il représente réellement ? qui peut me répondre ?
    • Être à Droite et de Gauche 27 septembre 2007 10:03, par Philippe Gras

      Très juste, on, c’est con, mais c’est pratique ! Impersonnel, anonyme, anodin... Tellement que plus y’en a, des on, qu’on finit par se sentir concerné. Pas vrai ? Pour le reste, je n’en sais rien, mais à la fin, celui qui distribue les cartes est toujours accusé de tricher... C’est ainsi dans tous les albums de Lucky Luke.
      • Être à Droite et de Gauche 3 octobre 2007 17:02, par Dominique

        Bonjour Philippe,
        Je ne me sent pas concerné par les "on" mais plutôt cerné !
        Celui qui distribue les cartes est le mieux placé pour tricher pourvu qu’il soit habile ! La méfiance c’est le derme, le" touché " du conscient et il en faut de la méfiance dans ce jeux d’attrape nigaud.
        • Être à Droite et de Gauche 4 octobre 2007 15:06, par par le Professeur Sacoince

          Le "on" est indéfini, il ne faut l’employer que lorsque l’on ne peut définir le ou les auteurs.
          ex : Ce matin, on a joué au ballon. Il faut dire : Ce matin Paul et moi avons joué au ballon
          ou bien encore : Ce matin, nous avons joué au ballon.