Après une dizaine de jours finalement, les incendies qui ravagent la Grèce vont être maîtrisés… par la pluie. Les orages ont commencé à éclater dimanche après-midi, apportant la délivrance. Après beaucoup d’atermoiements et une pagaille monstre, le gouvernement de Costas Caramenlis va pouvoir organiser les élections législatives anticipées le 16 septembre dans les pires conditions qui soient. Son gouvernement a d’ores et déjà distribué 107 millions d’euros de dédommagements aux personnes affectées par les feux, mais là aussi, sans discernement, à tel point que la presse a déjà publié des témoignages de gens qui ont vu beaucoup de resquilleurs dans les files d’attente à la porte des banques. Le discrédit gouvernemental, qui est déjà important, n’est rien face à celui de l’opposition socialiste, qui s’est montrée très habile pour accuser le gouvernement, mais incapable de proposer des solutions. En Grèce, le feu a tout balayé. Et ce sont les Étrangers, experts des questions d’environnement amoureux de la Grèce, qui dressent un constat déplorable. Il est à craindre que les forêts grecques soient plus vulnérables depuis que la gestion des incendies a été retirée en 1997 aux services forestiers des zones rurales pour être confiée aux services anti-incendie basés en milieu urbain. En fait, le pays connaîtra encore ce type de crises année après année jusqu’à ce que l’on prenne en compte les aspects juridiques et institutionnels du développement foncier, l’évolution de la démographie rurale et la fin des pratiques agricoles traditionnelles, dit-on à Genève, au siège de l’Union mondiale pour la Nature. Aide-toi, le ciel t’aidera.