Chômage : mieux vaut être ministre ou député que salarié ordinaire !

Chômage : mieux vaut être ministre ou député que salarié ordinaire !

En France si par malheur vous devenez chômeur, mieux vaut que l’emploi que vous venez de perdre ou de quitter soit un poste présidentiel, ministériel, sénatorial ou dans les hautes sphères de l’état car vous toucherez des indemnités plus hautes que la moyenne et surtout bien plus longtemps....
Une loi purement scandaleuse vient d’être votée au Parlement dans le secret le plus total.. alors on en parle sur Le Mague car on n’aime pas cette flagrante injustice.

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Jean-Louis Debré, ex-Président de l’Assemblée Nationale et nouveau Président du Conseil Constitutionnel, a fait porter à 60 mois la période d’indemnisation des députés non réélus (au lieu de 6 mois précédemment). Je ne suis pas doué en mathématiques mais il me semble que cela fait 10 fois plus.

Cela veut dire que désormais après son mandat, un ex-député français percevra son salaire intégral pendant 5 ans sans avoir rien à faire, dans une rente mensuelle très très confortable et donc particulièrement indécente..

Profitant de l’intérêt du peuple et des médias pour les élections présidentielles, cette nouvelle loi honteuse a été votée en catimini et à l’unanimité.

Il nous faut réagir, avoir l’esprit citoyen c’est se battre, au jour le jour et avec force, contre ce genre de loi inique.

Cliquez pour en savoir plus sur les salaires de nos hommes d’Etat

le 15/04/2007
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6 Messages


  • N’est-ce pas normal, puisqu’il faut patienter cinq ans pour reconquérir sa circonscription ?
  • 15 avril 2007 18:48, par Philippe CHAUVEAU-BEAUBATON

    Encore une loi scélérate, proprement scandaleuse ! Si nos crapuleux Députés sont capables de se protéger de la sorte, pourquoi ne font-ils pas voter la même Loi pour le Peuple ? Je comprends pourquoi ils se battent tous pour avoir un mandat ! Mais les plus fautifs... c’est nous le peuple du labeur car c’est bien nous qui votons aux élections législatives pour mettre en place l’Assemblée Nationale qui ne représente même pas tous les courants politiques des Français. A nous de ne pas nous déplacer aux urnes pour les législatives et ainsi ne pas cautionner cette injustice parmi tant d’autres. Bravo et merci, Mon Cher Frédéric, de dénoncer de tels abus. Il ne nous reste plus qu’à reprendre le pouvoir, qui appartient au peuple... on n’a pas besoin d’être représenté de cette façon, par des bandits de grands chemins, car à force de se faire mettre... on n’est plus étanche !
  • 20 avril 2007 12:53, par b4ss

    """Webmaster de l’assemblée nationale
    Bonjour,
    Nous vous remercions de votre question et de l’intérêt que vous portez aux forums de l’Assemblée nationale.
    La mesure à laquelle vous faites référence a été prise par arrêté du Bureau de l’Assemblée nationale en octobre 2003. Elle prévoit que les députés, qui ne seront pas réélus aux élections législatives le 17 juin, pourront bénéficier pendant cinq ans d’une indemnité dégressive, financée par une cotisation spécifique créée à cet effet et payée par les députés.
    Auparavant, ces derniers se voyaient assurés de percevoir pendant six mois l’équivalent de leur indemnité de base, soit 5400,32 euros brut, s’ils ne retrouvaient pas toute de suite une activité. S’ils avaient d’autres mandats ou d’autres revenus, l’Assemblée ne versait que la différence entre ces sommes et l’indemnité.
    En 2003, le Bureau de l’Assemblée nationale a décidé de changer les règles : les six premiers mois restent identiques. Le deuxième semestre, les députés percevront l’équivalent de 70% de l’indemnité de base, 50% au quatrième semestre, soit deux ans après.
    Ensuite, pendant six semestres (soit trois ans), le niveau baisse de 5% tous les semestres jusqu’à 20% de l’indemnité de base, soit 1080 euros brut.
    Bien évidemment, les autres mandats et/ou revenus continuent d’être pris en compte sur toute cette période.
    Une cotisation des députés de 0,5% de leur indemnité de base a été créée au même moment pour financer ce système.
    Cordialement,"""
    """donc cela est financé par les députés eux mêmes par un prévélèvement...
    VRALA !!!
    La portée du texte n’est en rien ce qu’elle semblait être au départ.
    Il ne ’s’est pas agi de prolonger de façon indue une indemnisation somme toute normale, et ce surtout sur une durée correspondant à la durée d’une législature, ce qui aurait été un pur scandale.
    Non, les députés ont discuté et mis en place un dispositif permettant le retour à la vie active de leurs collègues. De plus, ils financent ce dispositif de leur poche, ce que personne ne peut leur reprocher !
    Pour ce qui est de ce que nous pouvons tirer de ce débat, je dirais simplement que la vérité n’est pas forcément ce qu’elle semble être au premier abord.
    Informez-vous, consultez les sources les plus fiables, au lieu de partir au quart de tour.
    Nous avons maintenant le niveau d’education et les moyens de communication permettant de savoir de quoi il en retourne"""

    Voir en ligne : http://www.bondamanjak.com/content/...


    • b4ss, je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il s’agit d’une mesure auto financée. Cependant j’aimerais savoir pourquoi les députés ne bénéficient pas des même mesures que tous les autres salariés : inscription aux assedic et indemnités de chomage légales. Avec cette loi les députés n’appartiennent plus au commun des français et bénéficient d’un système hautement avantageux. Alors qu’ils devraient au contraire montrer l’exemple : Egalité...

      • Et bien je ne suis pas d’accord... car il ne suffit pas de dire que ce dispositif est "autofinancé" pour absoudre une telle mesure qu’on ne peut qu’apparenter qu’à un régime spécial ! En effet, l’autofinancement dont vous parlez est un leure puisque qu’il ce sont les contribuables qui payent et les salaires et les indemnités, merci de ne pas l’oublier !!!! On ne parle pas d’une caisse privé mes bien des deniers de l’état.
        Ma conclusion est que ce dispositif reste de loin disproportionné et ne me semble pas très moral au regard de ce qu’il existe dans le privé et dans la fonction publique en général, et le titre initial de cette discussion (Chômage : mieux vaut être ministre que salarié ordinaire) reste tout à fait d’actualité.