Nicolas Hulot : C’est pas son Truc !
Lorsque vous aurez cliqué sur cette page, vous saurez sans doute si Nicolas Hulot a décidé de participer au scrutin présidentiel, mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, il reste encore quelques heures avant qu’il annonce la décision qu’il aura finalement prise, au Palais de la Découverte à 10:30. Jusqu’à ce moment, il ne s’en est pas caché, l’animateur télé aura pesé le pour et le contre avec beaucoup de circonspection. Il a reconnu ne pas être un pro de la politique, et en tant que conseiller de Jacques Chirac pour les questions d’Environnement, à la tâche pour la préparation du sommet de Johannesburg, il a pu se faire une idée des avanies qu’il devra subir pendant le déroulement de la campagne et surtout, lors de l’exercice du pouvoir. On se souvient de sa réticence à réagir à l’intention de Laurent Fabius de l’intégrer dans l’équipe gouvernementale qu’il formerait s’il avait à le faire après les élections. L’automne a été pourtant une saison bénie pour faire avancer le projet de Nicolas Hulot : immédiatement plébiscité par la presse et les gens qui sont devenus conscients de l’urgence de l’écologie, il est apparu au grand dam des Verts comme le meilleur candidat susceptible de mettre en avant le débat sur les questions environnementales. Dimanche encore, 40% des Français se déclaraient favorables à sa candidature, une érosion manifeste mais qu’on peut mettre au compte du doute qu’il a laissé planer sur ses intentions, nécessaire toutefois pour exercer un chantage auprès des candidats déclarés, lequel s’est révélé fructueux. À part les candidats radicaux, tous ont signé sans trop rechigner son pacte écologique. Si les sondages le créditent de 11% des suffrages, ceux qu’il a convaincu deviendront fatalement ses adversaires, attachés à ne pas laisser perdre une seule voix. C’est alors qu’un véritable combat s’engagera avec lui pour qu’il jette l’éponge ou qu’il soit discrédité avant le premier tour. La pérennité de son job n’est peut-être pas en cause, mais son image (celle où on le voit en vacances à bord d’un 4X4 par exemple…) si. Enfin, Nicolas Hulot n’a pas caché qu’une telle bataille serait préjudiciable à sa vie familiale ; il l’a illustré avec ce dilemme : si je pense à mes enfants, je n’y vais pas, mais quand j’y pense, pour eux, j’y vais.
Partagez-le. Le Mague vit aussi grâce à ses lecteurs.
Il avait dit de faire un peu gaffe à l’essence,
De mettre enfin la Terre au centre et en débat,
Quant à nos vœux de vivre encore et mieux, il bat
L’estrade et crée aussi de la concupiscence.Lundi vingt-deux janvier : fin de l’effervescence ?
Mais s’il ne poursuit pas jusqu’au bout le combat,
On produirait jusqu’à plus soif ce grand sabbat
Qui livrerait le monde à la déliquescence.Il fait déjà pression auprès des députés,
Pour ne pas voir en plus dès demain des ratés
Mais il sait bien qu’il est tout neuf en politique.S’il a semé le trouble et s’il a besogné,
Il peut ce soir aller filmer en Antarctique :
C’est bon, puisqu’à présent tout le monde a signé…
