De l’auteur, on ne connaît rien si ce n’est ce pseudonyme très imagé : John Twelve Hawks, Jean Douze Faucons. Il serait taulard et ne communiquerait avec son agent littéraire que par téléphone cellulaire en déformant sa voix.
Comment alors cet inconnu a réussi à attirer tous les plus grands (Steven Spielberg, Kathleen Kennedy et Franck Marshall) afin qu’ils achètent les droits cinématographiques ? Heureusement d’ailleurs pour Doubleday qui devra se débrouiller tout seul pour la promotion : l’auteur refusera toute communication avec les médias, « le culte de la célébrité a sapé le pouvoir des idées ».
Qu’a-t-il donc écrit de si extraordinaire cet homme ? Ou cette femme ?
Oubliez les histoires avec codes secrets et énigmes à clé écrit par des nouveaux Dan Brown, l’heure du règne du Voyageur est arrivée !
Los Angeles. Deux frères, Gabriel et Michael, sont sans doute parmi les seuls survivants d’une société secrète appelée les Voyageurs. Leurs vies sont en danger : une autre société secrète, la Tabula, cherche à les tuer afin de dominer le monde. Leur seul obstacle : Maya, une jeune femme, qui appartient aux Arlequins, un petit groupe de guerriers qui tente par tous les moyens de protéger les Voyageurs.
De Prague à Los Angeles, des déserts de l’Arizona aux avenues de New York, ce roman explore un monde qui ressemble étrangement au nôtre : ne vivons-nous pas déjà dans une société de haute surveillance ? Ne sommes-nous pas déjà pistés par des puces électroniques insérées dans nos cartes bancaires, nos téléphones cellulaires ? Ne sommes-nous pas déjà filmés par des caméras disséminées un peu partout ? Et si nous étions beaucoup plus surveillés que cela ? Et si tout ce que nous voyions n’était pas en fait déterminé par quelques-uns pour nous tenir dans une prison géante, cernée de téléviseurs qui diffuseraient des informations ciblées ? Où débute et où s’arrête la fiction ?
John Twelve Hawks a mêlé habilement le thriller fantastique et la science fiction. Son héroïne, Maya, n’est pas sans rappeler Uma Thurman dans Kill Bill. La vision de ce monde est très proche de celui qui nous entoure : lutte fratricide, recherches génétiques, traîtres, nouvelles recrues.
Dans la lignée de George Orwell (1984) et de Philippe Pullman (A la croisée des mondes), Le voyageur est un grand roman d’action sur la liberté. Impossible à lâcher dès lors que vous l’avez pris en main.
Le voyageur, John Twelve Hawks, JC Lattès
