J’ai bien reçu tes deux commentaires, le 17 novembre 2007, à la suite de mon article sur Vincent Cassel qui incarne Jacques Mesrine au cinéma. Il ne faut pas te mettre dans cet état-là, Mon Cher Confrère, il ne s’agissait que d’un commentaire sur le tournage d’un film ! Et puis évites de nous donner tes coordonnées complètes car le hall de ton immeuble pourrait bien recevoir la visite d’un désaxé qui n’aurait rien à voir avec Mesrine, mais qui salirait un peu plus son nom par son comportement vengeur… à force de provoquer, on tombe un jour dans le piège de notre façon d’être et ce n’est pas forcément celle ou celui qui t’insulte, à la suite de ton article, qui sera l’auteur d’une éventuelle agression contre toi… il y a plus à se méfier de ceux qui ne parlent pas ou n’écrivent pas parce que ce sont eux qui passent à l’action. Même ceux qui se croient anonymes, en te répondant, ne le sont pas et savent qu’on peut remonter jusqu’à eux en cas de problèmes. Je ne suis pas, non plus, en train de faire l’apologie de Mesrine mais le procès de ceux qui l’ont assassiné... je dis bien assassiné et non pas tué. L’assassinat est l’acte réfléchi et préparé d’un crime de sang. C’est donc bien en haut lieu qu’on a préparé froidement et dans le détail, l’assassinat de Jacques Mesrine... assassinat légalisé par la volonté du Ministère Public qui n’a jamais condamné cet acte dont on connaît tous les auteurs et qui porte gravement atteinte aux règles les plus élémentaires de la Justice Française. On veut punir un individu et on se comporte pire que lui... cela veut dire qu’on n’a pas beaucoup évolué depuis l’âge des cavernes ! Toi qui me semble être croyant, par la manière dont tu t’exprimes et par les propos que tu tiens sur les honnêtes gens... et uniquement sur eux d’ailleurs (sont-ils si honnêtes qu’il n’y paraît ?), comment peux-tu admettre qu’un groupe d’hommes puisse programmer la mort d’un autre. Aucun homme n’a le pouvoir de décider de la vie ou de la mort. La lâcheté consiste à éliminer ceux qui ne sont pas comme nous ou ceux qui deviennent gênants pour la Société (attention, cela pourrait presque rejoindre la théorie de la solution finale des « nazis »)... mais c’est bien cette même Société qui fabrique ceux qui se révoltent contre elle, en méprisant ceux qui ne lui ressemblent pas et en ne leur tendant pas la main lorsqu’il le faudrait. Liberté, Égalité, Fraternité n’est qu’une devise mensongère ! Par contre, tu as tout à fait raison lorsque tu dis : "Qui vit par les armes doit s’attendre à finir par les armes"... Tu empruntes le langage de Jacques Mesrine qui ne s’attendait pas à mourir dans son lit. Ce n’est pas Mesrine qui t’aurait condamné pour avoir déclaré cela. Tu as aussi raison lorsque tu dis que Mesrine n’était pas Robin des Bois... lui-même déclarait qu’il n’était pas un héros ! Il n’est pas question de défendre ce qu’il a fait, comme il n’est pas question que j’accepte son lâche assassinat par la Police de Giscard et de Bonnet. Au moment où Mesrine a été abattu, il ne présentait pas de danger imminent pour personne. Alors qu’on arrête de nous parler, toutes les cinq secondes, des droits de l’homme qu’on ne respecte pas. Certes, il faut protéger la Société contre les malfaisants et je suis le premier à le crier... Faut-il pour cela les enfermer dans les fameux Q.H.S. (qui n’existent plus aujourd’hui, mais qui ont été remplacés par de l’isolement qu’on nomme autrement) ou les abattre froidement comme du gibier nuisible. Le pire des criminels doit être traité avec humanité ou alors c’est que nous nous rabaissons, nous-mêmes, aux rangs des bêtes que nous pourchassons et de ce fait nous n’avons plus le droit de prétendre que nous sommes des êtres humains.
Mesrine n’était ni un fauve, ni un danger pour la Société... mais juste un danger pour lui-même.
Les beaux esprits, dis-tu, se tournent toujours vers la lumière... alors que celle-ci éclaire ton chemin et amène le pardon puis la paix dans ton coeur aigri.