Arkhalià est à la fois le livre d’un écrivain, celui d’un poète mais aussi celui d’un artiste contemporain illustré par les dessins hors du temps de Cherokee.
Le voix qui parle dans Arkhalià s’exprime dans une prose poétique exigente, belle, construite, pensée pour être une langue universelle, intemporelle.
Pierre de La Coste fait montre ici de ses grandes qualités littéraires au profit d’un voyage dans les distorsions d’un espace temps qui n’est jamais le même, au sein d’une page qui n’est jamais arrêtée.
Nous sommes au sein d’un spectacle interactif, comme un tableau ouvert sur les mondes passés, présents, futurs.
Architecte de l’imaginaire, Pierre de La Coste fasciné par ce rêve fou d’inventer ses propres cosmogonies, trace les décors sans limite d’une cité avec ses propres règles.
Que dire de cet environnement sinon qu’il est un foisonnement intellectuel où la bibliothèque d’Arkhalià fait figure de paradis pour érudit et rêveur, esthète et adorateur du mot juste.
L’histoire d’Arkhalià est proprement inrésumable, c’est un périple sensitif, une fuite de l’esprit, une traversée des chemins qui restent à emprunter, des terres vierges qui méritent d’être foulées avec enthousiasme.
Un livre qui est tout simplement inclassable, un long poème qui pourrait se lire dans tous le sens, une visite intime des profondeurs des temps.
Sublime. Etonnant et qui n’a rien à envier aux grands maîtres littéraires à qui Pierre de La Coste fait des clins d’oeil subtils.
Arkhalià, Pierre de La Coste, Editions Lampsaque, 2006
