Les femmes sont-elles des chiennes ?
Une drôle d’histoire, une fiction qui fonctionne sur le principe narratif de la mise en texte d’une métaphore provocatrice et sensuelle : les femmes sont-elles des chiennes ?
Léo Barthe frappe fort avec ce roman fantasmatique à mi-chemin entre la zoophilie et la rêverie érotique la plus saisissante.
Partagez-le. Le Mague vit aussi grâce à ses lecteurs.
Traitement littéraire et pervers haut de gamme, Zénobie, la mystérieuse vous prend à la gorge et au collier, vous met en laisse, vous entraîne dans une bien étrange cosmogonie où les initiations les plus ambigües et particulières sont possibles.
C’est un véritable tour de force que de faire tenir une cohérence et un suspens tout au long de ce récit hors norme à la fois dérangeant et passionnant.
Sans aucun tabou, aucune censure, Léo Barte nous balade dans un terrain d’expérimentations charnelles audacieuses.
Variation sur l’animalité que l’on a tous au plus profond de nous et les femmes plus encore Zénobie, la mystérieuse mérite d’être lu en profondeur.
Choisissant le parti pris de la femme Chienne plutôt que de disserter sur la femme Chatte, Léo Barte s’amuse avec les champs lexicaux.
Sans jamais de glauquitude ou de dégoût, on suit avec avidité quelque chose d’excitant et poétique à la fois, une relation de couple différente, une danse érogène qui ne ramène à aucun sentiment de déjà lu.
Un livre curieux mais séduisant qui est une véritable révélation littéraire hors genre.
A lire entre les lignes en aboyant au génie !
Zénobie la mystérieuse, Léo Barthe, La Musardine, 2006
