Drame familial pour les uns, choux gras pour les autres, quoi qu’il en soit, la découverte, le 16 octobre 1984 à 21h15 dans les eaux de la Vologne, du petit corps ligoté de Grégory Villemin, quatre ans, marqua profondément les esprits, et les dix années de procédures, de tragédies, de soupçons, de mensonges ...laisseront des traces indélébiles.
Denis Robert, alors envoyé spécial pour Libération, couvrira le fait divers, et signera là ses premiers articles, pris dans la déferlante. Cet ouvrage mêle des reportages et chroniques du journaliste, parus entre 1984 et 2000 principalement dans le quotidien Libération, un long papier écrit pour Rolling Stone ("Les Mémoires d’un rat"), des comptes rendus d’audiences publiés lors du procès de Jean-Marie Villemin (1993), et des photos d’époque.
Ce livre est un véritable dossier d’archives, étude sociétale de l’époque, utile à celles et ceux qui souhaitent combler leurs lacunes sur le sujet, se faire une idée plus précise du déroulement des évènements, plus de vingt ans après, et ne pas être en reste sur le sujet dont on (re)parle lors du dîner. Chacun sait ou croit savoir qui a tué Grégory, même les plus blasés ont leur avis sur la question.

Depuis la mort de l’enfant martyr de la Vologne, plus personne n’appelle son enfant Grégory...
