Maniant aussi bien le bronze, le marbre, le bois ou l’acier, cette artiste spinalienne transforme le monde avec un acharnement constant et une foi indéfectible en l’être humain.
Ses œuvres oscillent entre un idéal de pureté et une beauté primitive. Qu’elle dématérialise les volumes par un long polissage ou qu’elle laisse la pierre brute, l’artiste démultiplie et éclate la forme pour l’ouvrir sur l’infini.
On peut aller voir son travail directement à son atelier, à Paris dans le 13ème arrondissement, ou se rendre au salon des arts de Cholet où elle expose deux magnifiques pièces en octobre prochain : la Femme Parfaite, forme élancée taillée dans un matériau noble, et Mystère III en pierre rugueuse aux contours mal finis.
Si tout oppose, à priori, ces deux sculptures, c’est pour mieux en souligner les similitudes : toutes deux vibrent de tensions mystiques, l’une tournée vers le ciel, l’autre béante et crue, crevant le réel et ouvrant sur des univers impossibles.
D’une certaine façon, elles s’offrent toutes deux comme des clés ouvrant et fermant des mondes inconnus, liant et déliant la matière, unissant et dissolvant les contraires. L’œuvre de l’artiste peut ainsi être vue comme un parcours initiatique apparenté aux contes de notre enfance : à chacun de saisir la clé capable d’ouvrir la voie qui lui est propre.
