Une manière de portrait qui dit l’essentiel de
Stéphane Leborgne et que l’on peut lire au coeur du
livret de son CD. Un petit motif de tissu africain est
collé dessous, qui frottant le CD emboité en face a
fini par le parfumer, de patchouli je crois...
Quelques une de ses belles photos enluminent les
mots et la musique, qui racontent aussi leur part des
voyages de Stéphane, l’Afrique originelle, les States
fantasmatiques et la Marseille d’acceuil ! Toute une
vie qu’il récite avec des mots rares, chantant presque
parfois, d’une voix douce de griot qu’emporte sa
propre musique. Tiens, la musique ! Elle justifierait
à elle seule le détour, déjà un périple en soi tant il
est vrai que s’y marient délicatement les harmonies du
monde.
Je ne vous en dirai pas plus, il ne tient qu’à vous
de découvrir ce slameur unique, dont les textes
précieux, pétris d’humanité en errance, enracinés ou
déracinés à leur tour, vous changeront avantageusement
de la poésie cucul la praline à voix de Dark Vador du
93... que vous avez peut-être cru bon d’acheter parce
qu’on vous en rebat les oreilles.
