Déjà la pochette un rien racoleuse me fait penser que les guitares ont parfois une vie agréable posé sur un postérieur qu’on devine princier et je ne parle pas du dos découvert gracieux qui enflamme ma libido foireuse.
Non dans ce disque tout tiens la route, l’image et le son sont au diapason. Dès « Reste Là » dans un phrasé tout proche de Brigitte Fontaine avec sa voix rauque on comprend que Mademoiselle K va faire le poids et buter ses concurrentes.
Entre « Ca me Vexe » qui pulse sur un mur de guitares parfaite et les paroles désabusés de « Ca me Vexe » elle décloisonne un répertoire poussiéreux et mixe sans ambages des moments sensuelles sur « Jalouse » avec des furias toréadesque via « Le Cul entre Deux Chaises ».
Ayant loupé un Capes (ce minable incapable de discerner l’énergie tellurique d’une rockeuse nerveuse) , c’est la Fender-Telecaster en poche qu’elle enregistre donc, pour notre plus grande joie, ce premier album ou la gerbe et la mobilité, la grâce et le mouvement font des ravages. Ho bonheur d’entendre enfin une fille dopés aux hormones de Radiohead ou Janis Joplin qui chante « Crêve » sans faiblir.
Mélangeant des sonorités bigarrées et des ambiances de petit matin glauque, ses 12 titres sont autant de constats d’échecs qui ne finiront pas par pourrir dans un bac à disque sans avenir.
On a bien déjà vu une rose sur un tas de fumier, espérons que Mademoiselle K soit rouge sang et pousse rapidement dans nos cœurs.
Allez vite la voir en concert avant d’acheter son album le 26 aout.
