Le mot Geisha signifie « artiste ».
Les Geishas, les vraies, ne sont pas des courtisanes mais des dames de compagnie qui dansent, font la conversation et offrent un plaisir esthétique aux riches messieurs.
Ce sont des call girls qui n’iraient pas au bout de l’acte sexuel, se contentant d’allumer le désir sans effeuiller davantage le kimono...
Il existe des écoles de Geishas tenues par des femmes sans scrupules qui spéculent sur des petites filles achetées à leurs parents, et qu’elle forment année après année, pour ensuite revendre au meilleur acheteur, leurs virginités puis monnayer leurs services.
Le Pitch : quelques années avant la deuxième Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise pauvre aux yeux de pluie, est vendue par sa famille, et recueillie par une vieille femme qui dirige d’une main de fer, une maison de geishas.
D’abord vouée à n’être qu’une servante, Chiyo va finalement devenir l’élève d’une belle geisha expérimentée, qui lui enseignera l’art de séduire et divertir les hommes, et elle deveniendra bientôt la plus grande Geisha du pays. La plus désirée aussi.
Pendant les 2 heures 20 que dure le film, on est saisis par la mise en scène efficace, pudique, qui épouse parfaitement le rythme de cette histoire exotique et singulière de l’émancipation de ces femmes qui, coûte que coûte, tentent de sortir de leur condition sociale par leur grace ou leur sens du stratagème.
Le film est prenant, plein de charme et d’intensité avec ses luttes de pouvoir et ses décors reconstitués au millimètre. Chose étrange, en version originale, les acteurs parlent anglais de bout en bout rappelant que l’on est dans une mécanique hollywoodienne tout de même très commerciale.
Malgré cela on ne peut nier le savoir-faire du réalisateur qui retranscrit avec énormément de justesse et de pertinence de livre d’Arthur Golden.
Au nom du glamour, de la magnificence des femmes aux cheveux de jais et de la beauté séculaire de l’Asie, je ne peux que vous conseiller de vous perdre dans les yeux couleur de pluie de Zhang Ziyi, dans ceux de Gong Li ou encore ceux de Michelle Yeoh, splendides actrices asiatiques dont les revendications sociales valent bien celles de notre jeunesse éprise de se libérer du CPE !

Cette critique a été réalisée pour Le Mague grâce à une invitation MK2
