Six ans après, son nom demeure attaché à une blessure qui ne se referme pas. Samuel Paty faisait son métier : transmettre, expliquer, apprendre à penser. Pour cela, il a été désigné, harcelé et livré à la haine. Puis un terroriste l’a tué. Aucun hommage ne peut réparer ce qui a été détruit ; aucun anniversaire ne devrait nous laisser oublier la mécanique qui a conduit au crime.
La justice a condamné les personnes jugées pour leur rôle dans cette affaire. En mars 2026, en appel, quatre accusés ont reçu des peines allant de six à quinze ans de prison, certaines réduites par rapport au premier verdict. Mais une décision de justice ne clôt pas le devoir de mémoire. Elle rappelle aussi que les mots, les accusations lancées en ligne et les campagnes de haine peuvent avoir des conséquences terribles. lemonde.fr
Aujourd’hui, Samuel Paty aurait 53 ans. Il aurait peut-être continué à enseigner, à préparer ses cours, à ouvrir des discussions dans sa classe. À la place, il nous reste son absence et la responsabilité de défendre l’école, la liberté d’expression et celles et ceux qui les font vivre.
Se souvenir de Samuel Paty, ce n’est pas seulement prononcer son nom à la date anniversaire. C’est refuser que la peur fasse taire les enseignants.
C’est transmettre les faits, sans les déformer ni les effacer. Ni oubli, ni pardon.





