Publicitaire, il appartenait à un monde où les idées doivent tenir en quelques mots, frapper juste et rester dans les esprits. Mais François Roque ne semblait pas se résumer à son métier. Son goût pour Zappa, musicien indocile et irréductible aux cases, dit quelque chose d’un tempérament attiré par les chemins de traverse. Quant à sa passion pour les vieilleries, elle évoque une curiosité pour les objets qui ont vécu, les images oubliées et les histoires qu’ils gardent en eux.
Il laisse le souvenir d’un homme dont les passions dessinaient une personnalité à part : le regard tourné vers la publicité, l’oreille attentive à une musique libre, et l’œil capable de s’arrêter sur ce que d’autres auraient laissé de côté. Dans un monde pressé de remplacer et d’oublier, cette attention avait quelque chose de précieux.
À ses proches, à ses amis et à tous ceux qui ont partagé ses passions, Le Mague adresse ses pensées les plus sincères. François Roque s’en va, mais les idées, les musiques et les objets auxquels il a consacré son attention continueront de parler de lui. Nous n’étions qu’amis Facebook comme on dit mais je l’appréciais beaucoup.





