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Oscar Pistorius : que devient l’ancien champion, treize ans après le meurtre de Reeva Steenkamp ?

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Oscar Pistorius : que devient l'ancien champion, treize ans après le meurtre de Reeva Steenkamp ?

Il fut l’un des sportifs les plus célèbres de la planète. Aujourd’hui, Oscar Pistorius mène une existence presque invisible dans une banlieue aisée de Pretoria. Treize ans après la mort de Reeva Steenkamp et plus de deux ans après sa sortie de prison, l’ancien champion paralympique tente de reconstruire une vie ordinaire. Mais peut-on réellement redevenir anonyme lorsque son nom reste associé à l’une des affaires criminelles les plus retentissantes de l’histoire du sport ?

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Oscar Pistorius a aujourd’hui 39 ans. Celui que le monde entier surnommait « Blade Runner », en raison des lames de carbone avec lesquelles il courait, avait accompli un exploit considérable : six titres paralympiques et, surtout, une participation aux Jeux olympiques de Londres en 2012 parmi les athlètes valides. Doublement amputé des jambes depuis l’enfance, il était alors devenu une figure mondiale du dépassement de soi.

Quelques mois plus tard, tout s’effondre.

Dans la nuit du 13 au 14 février 2013, dans sa maison de Pretoria, Pistorius tire quatre fois à travers la porte fermée des toilettes. Derrière se trouve sa compagne, le mannequin Reeva Steenkamp, 29 ans. Elle meurt de ses blessures. Pistorius soutiendra constamment qu’il pensait tirer sur un cambrioleur.

L’affaire donnera lieu à un interminable feuilleton judiciaire. D’abord reconnu coupable d’homicide involontaire en 2014, il voit cette qualification annulée en appel : la justice sud-africaine le reconnaît finalement coupable de meurtre. Sa peine sera finalement portée à 13 ans et cinq mois de prison. (Gouvernement d’Afrique du Sud)

Sorti de prison, mais pas encore libre

Oscar Pistorius a quitté la prison le 5 janvier 2024, après avoir passé plus de huit ans derrière les barreaux. Il ne s’agit cependant pas d’une remise en liberté complète. Il purge le reste de sa peine sous le régime sud-africain de « Community Corrections » et demeure placé sous surveillance jusqu’à l’expiration de sa peine en 2029. (Gouvernement d’Afrique du Sud)

Ses déplacements et ses activités restent encadrés. Les autorités ont notamment indiqué qu’il devait respecter certaines heures de présence à domicile, ne pas consommer d’alcool ni de substances interdites et participer aux programmes imposés dans le cadre de sa réinsertion. Il lui est également interdit d’accorder librement des interviews aux médias. (Gouvernement d’Afrique du Sud)

Cette dernière restriction explique en partie le mystère entourant aujourd’hui son existence.

Une vie presque fantomatique à Pretoria

Les informations publiées durant l’été 2026 décrivent un homme extrêmement discret. Pistorius résiderait dans la propriété de son oncle Arnold Pistorius, dans le quartier huppé et très sécurisé de Waterkloof, à Pretoria.

Les témoignages recueillis localement dressent le portrait d’un ancien champion qui ne cherche manifestement plus la lumière. Il fréquenterait régulièrement un café du quartier avec son petit caniche, se rendrait à l’église et consacrerait une partie de son temps à des activités religieuses ou bénévoles. (The South African)

Le contraste avec son ancienne existence est vertigineux. Plus de compétitions internationales, plus de campagnes publicitaires mondiales, plus de conférences de presse, plus de grands sponsors. L’homme dont chaque course était retransmise dans le monde entier peut désormais passer une journée entière sans qu’aucune image de lui ne soit publiée.

Un nouveau travail très loin des pistes

Un élément nouveau est apparu au cours de l’été 2026. Plusieurs médias rapportent que Pistorius aurait désormais trouvé un emploi dans une entreprise spécialisée dans l’ingénierie du son. Les détails précis de son activité restent cependant inconnus et cette information repose essentiellement sur des témoignages locaux repris par la presse, plutôt que sur une communication officielle de Pistorius. (The Sun)

Il semble donc chercher une réinsertion professionnelle sans rapport direct avec le sport de haut niveau.

Un changement considérable pour celui dont la fortune, la notoriété et l’identité publique reposaient entièrement sur ses performances.

Le sport n’a pourtant pas complètement disparu

Pistorius continue apparemment à s’entraîner. Des informations publiées en 2026 indiquent notamment qu’il a participé en juin 2025 à l’Ironman 70.3 de Durban, un triathlon particulièrement exigeant associant natation, cyclisme et course à pied. (Tuko.co.ke - Kenya news.)

Il ne faut toutefois pas confondre cette pratique sportive avec un véritable retour dans l’athlétisme professionnel. Rien n’indique aujourd’hui qu’une seconde carrière internationale soit envisageable. Son nom reste beaucoup trop lourdement associé au meurtre de Reeva Steenkamp.

Une nouvelle compagne

La presse sud-africaine et internationale évoque également depuis quelque temps une nouvelle relation sentimentale avec Rita Greyling, présentée comme une connaissance de longue date de la famille. Le couple aurait notamment été aperçu fréquentant une église ensemble. (The South African)

Pistorius semble d’ailleurs avoir accordé une place importante à la religion depuis son incarcération. Plusieurs témoignages rapportent son engagement dans une communauté chrétienne et des activités bénévoles.

Impossible cependant de savoir exactement ce qu’il pense aujourd’hui de son passé : ses conditions de libération conditionnelle limitent précisément ses possibilités de parler publiquement.

Et Reeva Steenkamp ?

C’est évidemment la question essentielle derrière tous les récits consacrés à la « nouvelle vie » de Pistorius.

Parce qu’il existe un risque, lorsqu’on raconte la réinsertion spectaculaire d’une célébrité condamnée, de transformer progressivement le meurtrier en personnage principal d’une histoire de rédemption et de faire disparaître la victime.

Reeva Steenkamp avait 29 ans lorsqu’elle a été tuée.

Sa famille n’a jamais réellement accepté la version de Pistorius selon laquelle il aurait cru tirer sur un intrus. Son père Barry, mort en 2023, avait même rencontré Pistorius en prison dans le cadre d’un processus de dialogue entre victime et détenu. Sa mère June a expliqué après l’annonce de sa libération qu’elle ne s’y opposait pas juridiquement, puisqu’il avait droit à la libération conditionnelle selon la loi sud-africaine, tout en continuant à s’interroger sur la réalité de sa réhabilitation.

Cette nuance est fondamentale.

De héros mondial à homme presque invisible

L’histoire d’Oscar Pistorius reste extraordinaire par l’amplitude de sa chute.

En 2012, il représentait l’une des plus belles histoires que le sport pouvait raconter : un enfant amputé des deux jambes devenu suffisamment rapide pour affronter les meilleurs coureurs valides de la planète aux Jeux olympiques.

Un an plus tard, Reeva Steenkamp était morte.

Aujourd’hui, Pistorius vit dans une maison protégée de Pretoria, promène son chien, fréquente une église, aurait retrouvé un emploi et continue à pratiquer du sport. Il est physiquement sorti de prison mais restera juridiquement sous surveillance jusqu’en 2029. (Gouvernement d’Afrique du Sud)

Il semble surtout avoir compris qu’il n’existait probablement aucun véritable chemin vers la reconquête de son ancienne célébrité.

Oscar Pistorius peut reconstruire une existence. Il peut travailler, aimer, faire du sport et tenter de se réinsérer dans la société. C’est même l’un des principes d’une peine de prison arrivée à son stade de libération conditionnelle.

Mais il ne redeviendra vraisemblablement jamais « Blade Runner ».

Cette histoire-là s’est arrêtée dans une salle de bains de Pretoria, le 14 février 2013.

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