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Elles écrivent des lettres d’amour aux pires criminels : le Top 5 qui défie toute logique

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 Elles écrivent des lettres d'amour aux pires criminels : le Top 5 qui défie toute logique

Ils ont tué, violé, torturé, parfois assassiné leurs propres enfants. Leurs crimes ont rempli les journaux et détruit des familles entières. Pourtant, une fois derrière les barreaux, certains des criminels les plus célèbres de l’histoire ont reçu non seulement du courrier, mais de véritables lettres d’amour, des photos, des demandes en mariage et des déclarations passionnées.

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Le phénomène est suffisamment connu pour avoir un nom : l’hybristophilie, définie par l’American Psychological Association comme l’attirance sexuelle ou sentimentale envers des personnes ayant commis des crimes.

Attention cependant : toute femme correspondant avec un détenu n’est évidemment pas « hybristophile ». Dans les cas les plus spectaculaires, ce qui intrigue est précisément que e crime et la célébrité du criminel semblent parfois participer à l’attraction.

Voici cinq exemples particulièrement sidérants.

1. Richard Ramirez : le « Night Stalker » qui finit par se marier en prison

Difficile de trouver exemple plus dérangeant. Richard Ramirez terrorise la Californie au milieu des années 1980. Celui que la presse surnomme le **Night Stalker** est reconnu coupable notamment de treize meurtres, de tentatives de meurtre, d’agressions sexuelles et de nombreux cambriolages.

On pourrait imaginer que son procès transforme l’homme en repoussoir absolu.

C’est presque l’inverse qui se produit auprès de certaines admiratrices.

Ramirez reçoit l’attention de nombreuses « groupies ». Parmi elles, Doreen Lioy, une journaliste qui commence à lui écrire après avoir vu son visage à la télévision. Elle expliquera avoir perçu chez lui une forme de « vulnérabilité ». Elle lui rend régulièrement visite et, en 1996, Richard Ramirez épouse Doreen Lioy à la prison de San Quentin.

L’homme qui avait terrorisé Los Angeles reçoit donc une alliance sur le lieu même où il attend la mort.

2. Chris Watts : il assassine sa femme enceinte et ses filles… et reçoit des déclarations

L’affaire Chris Watts montre que le phénomène n’appartient pas au passé.

En août 2018, cet Américain assassine sa femme Shanann, enceinte, ainsi que leurs deux petites filles Bella et Celeste. Condamné à la prison à vie, il devient ensuite l’un des visages les plus connus du « true crime ».

Et les lettres commencent à arriver.

Les documents rendus publics dans l’affaire révèlent que des femmes lui écrivent pour lui dire qu’elles pensent à lui, qu’elles ressentent une « connexion » ou qu’elles le trouvent attirant. Certaines joignent même des photographies. Des dizaines de courriers lui sont adressés.

Le cas est d’autant plus troublant que ses crimes sont connus et reconnus. Nous ne sommes donc pas simplement face à des admiratrices persuadées d’une erreur judiciaire.

En 2026, l’histoire continue : la presse américaine rapporte désormais que Watts entretiendrait une relation sentimentale avec une femme et qu’une demande de mariage aurait même été engagée.

3. Charles Manson : cinquante ans de moins… et prête à l’épouser

Charles Manson n’est pas seulement devenu célèbre pour les meurtres commis par les membres de sa « Family ». Il est progressivement devenu une véritable figure de la culture populaire américaine.

Cette célébrité morbide lui apportera également des admiratrices.

Dans les années 1980, des procureurs affirmaient déjà qu’il recevait régulièrement des lettres d’amour en prison.

Mais l’histoire devient encore plus incroyable plusieurs décennies plus tard.

Afton Elaine Burton, surnommée « Star », découvre Manson adolescente, quitte ensuite sa région pour venir s’installer près de la prison californienne où il est détenu et lui rend visite pendant des années.

En 2014, elle a 26 ans.

Manson en a 80.

Ils obtiennent officiellement une licence de mariage. Burton déclare publiquement qu’elle l’aime.

Le mariage ne sera finalement pas célébré avant l’expiration de la licence.

4. Ted Bundy : des femmes venaient assister à son procès

Ted Bundy est probablement l’exemple historique le plus célèbre de cette étrange fascination.

Beau garçon, étudiant en droit, capable de se montrer charmant devant les caméras, Bundy contraste avec l’image traditionnelle du « monstre ».

Cela n’efface pourtant rien de ses crimes.

Accusé d’avoir enlevé, violé et assassiné de nombreuses jeunes femmes, il attire malgré tout **des admiratrices jusque dans la salle d’audience**. Des femmes suivent ses procès et certaines lui manifestent ouvertement leur intérêt.

Bundy ira encore plus loin : il épouse Carole Ann Boone pendant son procès en Floride. Il sera exécuté en 1989 en étant toujours légalement marié.

Dans son cas, le contraste est presque vertigineux : un homme dont les victimes étaient précisément de jeunes femmes continuait à exercer une séduction auprès d’autres femmes pendant qu’étaient racontés publiquement ses crimes.

5. David Berkowitz, le « Son of Sam » : même lui avait des prétendantes

Durant l’été 1976 et jusqu’à son arrestation en 1977, David Berkowitz sème la terreur à New York en tirant sur des jeunes gens, souvent dans leurs voitures.

Le « Son of Sam » devient l’un des meurtriers les plus médiatisés d’Amérique.

Lui aussi reçoit pourtant, une fois emprisonné, l’attention de femmes qui souhaitent entretenir une relation avec lui. Une enquête du *Los Angeles Times* consacrée aux romances carcérales citait Berkowitz parmi ces grands criminels entourés de prétendantes et de femmes désireuses de les aimer depuis l’extérieur.

Et c’est peut-être ici que se trouve une partie de l’explication : plus le criminel est célèbre, plus son pouvoir d’attraction sur une infime partie du public semble augmenter.

Mais pourquoi tomber amoureuse d’un meurtrier ?

La question fascine les psychiatres et criminologues depuis longtemps.

Il n’existe évidemment pas une explication unique. Dans certains cas, la célébrité joue probablement un rôle : le criminel devient une sorte de star noire, inaccessible au commun des mortels mais étonnamment accessible par une simple lettre.

Des spécialistes évoquent également le fantasme de pouvoir être « celle qui le comprend », celle qui découvrira derrière le monstre un homme que personne n’avait su voir.

La prison crée par ailleurs une relation paradoxalement rassurante : l’homme paraît extrêmement dangereux, mais il est physiquement enfermé. La relation peut alors être vécue à distance, fortement fantasmée et contrôlée.

D’autres y voient une attirance pour la puissance, la transgression ou la célébrité. Certains psychologues évoquent aussi le fantasme du sauvetage : *les autres voient un monstre, moi seule vois l’homme qu’il pourrait devenir.

Mais aucune explication ne permet de ranger toutes ces femmes dans une même catégorie.

Et c’est précisément ce qui rend le phénomène aussi fascinant.

Un criminel peut être rejeté par une société entière et devenir simultanément, derrière les murs d’une prison, l’objet du désir d’inconnues qui ne l’avaient jamais rencontré avant ses crimes.

Comme si, pour une poignée de personnes, l’horreur n’annulait pas l’attraction.

Elle pouvait parfois contribuer à la créer.

Certains articles du Mague bénéficient d’un éclairage ponctuel et maîtrisé de l’intelligence artificielle.

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