Sortie en 1988, la chanson Bonne, bonne humeur ce matin est rapidement devenue un succès populaire. Son refrain entraînant, son optimisme communicatif et son ton léger en ont fait l’un des titres marquants de la variété française de cette période. Diffusé en radio, repris lors de nombreuses émissions et régulièrement redécouvert sur Internet, le morceau est resté associé à une certaine insouciance des années 1980.
Avant ce succès, Pascal Dequatremare avait déjà construit un parcours artistique atypique. Il débute dans la musique au milieu des années 1970 sous le pseudonyme de Tristam Nada. Entre 1976 et 1978, il est membre du groupe punk parisien Guru Razors, évoluant alors dans un univers musical très éloigné de la variété qui le rendra célèbre.
Au fil des années, Tristan partage son temps entre la musique et la peinture, poursuivant une carrière discrète mais fidèle à son univers artistique. Son travail de plasticien lui permet d’explorer une autre facette de sa créativité, loin des projecteurs.
L’annonce de sa disparition a suscité de nombreux messages d’émotion sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’internautes évoquent le souvenir d’une chanson qui incarnait une époque et qui continue, près de quarante ans plus tard, à faire sourire plusieurs générations.
Avec la disparition de Tristan, c’est une figure attachante de la variété française qui s’éteint. Son plus grand succès restera sans doute ce refrain simple et lumineux qui, malgré la tristesse de cette annonce, continuera longtemps de résonner dans la mémoire collective.
