Peintre muraliste et graveur, il développe depuis une dizaine d’années un travail singulier autour de la gravure sur bois, puis sur caillou. Une pratique artisanale qui dialogue aujourd’hui avec la rue, devenue son véritable atelier à ciel ouvert.
Sa démarche est aussi simple que poétique. Il ramasse un caillou, un éclat de mur ou un morceau de bâtiment. Il le grave, le peint, lui offre une nouvelle existence, puis le replace exactement là où il l’a trouvé. Comme si la ville elle-même avait toujours porté cette histoire en elle.
Ses personnages semblent surgir de la matière. Des rêveurs, des promeneurs, des enfants, des silhouettes silencieuses qui invitent à ralentir. Ils parlent de solidarité, d’humanité, d’entraide et rappellent que les plus petits détails peuvent transformer notre regard sur le quotidien.
Le travail de Théo Haggaï ne cherche pas le spectaculaire. Il préfère la surprise de celui qui, au détour d’une rue, remarque soudain une pierre devenue œuvre d’art. Une découverte qui provoque un sourire et transforme, l’espace d’un instant, une promenade ordinaire en rencontre inattendue.
Cette attention portée à l’infiniment petit fait toute la force de son univers. Là où beaucoup cherchent à occuper l’espace, lui choisit de dialoguer avec lui. Ses créations ne s’imposent pas : elles attendent d’être trouvées.
En parallèle de ses interventions urbaines, Théo Haggaï réalise également des œuvres destinées aux collectionneurs, disponibles sur son site. Elles prolongent le même univers sensible où la gravure, la matière et le récit se rencontrent.
À une époque où les villes semblent parfois saturées d’images et de messages, son travail rappelle qu’un simple caillou peut encore raconter une histoire. Il suffit de prendre le temps de regarder où l’on pose les yeux.
