Concert de Solamour au Pop up du Label, naissance d’une bête de scène

Concert de Solamour au Pop up du Label, naissance d'une bête de scène

Il y avait quelque chose de l’ordre du moment fondateur, samedi 21 mars, au Pop Up du Label. Un de ces soirs où tout est parfait : une salle archi comble, une attente électrique, et une artiste qui arrive exactement au bon moment dans sa trajectoire. Pour son tout premier live, Solamour n’a pas simplement assuré, elle a imposé une présence

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Annoncé comme son premier concert officiel, l’événement affichait complet, preuve d’une attente déjà bien installée autour de cette chanteuse encore émergente mais clairement identifiée par une scène parisienne en quête de nouveaux visages.

Dès les premières minutes, Solamour capte la salle. À l’aise, presque insolente de naturel, elle déroule son répertoire avec ce qui fait déjà sa signature : une pop électro aux accents nu-disco, sensuelle, lumineuse, traversée d’un grain de voix immédiatement reconnaissable.
Mais au-delà du style, c’est l’attitude qui frappe. Une douce folie, jamais forcée. Une dégaine atypique, quelque part entre mode et performance, qui prolonge la musique jusque dans le corps.

Le concert prend une autre dimension dans les moments plus intimes. L’émotion est réelle, palpable, presque suspendue, lorsqu’elle interprète Elle fume, chanson dédiée à sa mère disparue. Le public, jusque-là bouillant, se tait. Et écoute. Rare.

Puis la tension remonte. Sa dernière chanson — celle où elle part à la recherche de trèfles à quatre feuilles dans la nuit — déclenche un vrai basculement collectif. On comprend là que quelque chose prend. Que le lien est déjà là.

Et quand arrivent les premières notes de Alerte on sort, c’est l’explosion. Ovation, cris, énergie brute. La salle ne regarde plus : elle participe.

Dans la foulée, un aftershow disco-house prolonge la fête jusqu’au bout de la nuit, comme une extension logique de son univers musical, libre, euphorique et charnel.

Ce qui impressionne, au fond, c’est la maturité scénique pour un premier concert. Solamour ne teste pas, elle affirme, revendique. Elle ne cherche pas encore son style, elle l’affirme, le déroule avec une énergie hors norme.

On ne va pas tourner autour : cette artiste a vraiment un truc en plus.
Une identité. Une vibration. Une présence.

Le genre de début qui ne trompe pas.

Au Mague, on ne va pas la lâcher

le 23/03/2026
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