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Juliette Savaëte
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Dernier article : 29 juillet 2026
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Juliette Savaete née en 1975 est plasticienne et peintre neuro atypique diplômée des beaux arts de Paris et Camberra (Australie). Elle est également Art thérapeute. Elle vient de finir la rédaction de son premier livre autobiographique et Manifeste pour l’Art.
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Sur Instagram : @juliettesavaete
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« Douceur de la musculation pour les artistes, les queers, les femmes, les inadaptées, les vieux, les handicapés, les neuro-atypiques, les parents, les pauvres, les non-conformes, les dégoûtés du sport. » Martin Page
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Comment je me suis mise nue Place de la République
Ecrire, pour moi, c’est comme « naître » mais en décalé. C’est rose clair, doux et chaud. Ça sent le frais, je m’y sens bien (...)
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Le plus récent : Le pays sans distance.
À redécouvrir : Lettre à tout ceux qui n’ont jamais entendu mon silence
Articles de Juliette Savaëte
Ce que l’on n’apprend pas.
« Il existe des apprentissages qui ajoutent à notre vie. Il existe aussi des reconnaissances qui révèlent ce qui était déjà là. »
Nous passons une grande partie de notre vie à apprendre. Une langue. Un métier. Une technique. Pourtant, certaines dimensions essentielles de notre existence (...)
L’empreinte invisible.
« Les grandes oeuvres ne nous transmettent pas une émotion. Elles déplacent silencieusement la mesure de notre attention. »
Une oeuvre véritable ne s’ajoute pas à notre mémoire comme un souvenir de plus. Elle laisse en nous une empreinte active. Elle raccorde notre manière de percevoir, (...)
La justesse.
« La précision, c’est la vérité. »
La justesse n’est ni une obsession ni une recherche de perfection. Elle est une fidélité. Lorsque la perception est si intense qu’elle menace de tout emporter, le dessin ne sert pas à l’adoucir. Il lui donne une forme capable de la (...)
La voix du noir.
« Certaines oeuvres cessent de nous faire face. Elles continuent de penser en nous. »
Il existe des oeuvres qui ne s’arrêtent pas au regard. Elles poursuivent leur existence dans notre vie intérieure. Cette conversation avec Pierre Soulages n’est ni une fiction ni un portrait (...)
Le contrat intérieur.
« Certaines fidélités ne se décident pas. Elles nous habitent avant même que nous sachions les nommer. »
Je n’ai jamais considéré la création comme un métier, une vocation ou un talent. Elle est devenue, au fil des années, le contrat silencieux qui me relie à moi-même. Dessiner et écrire (...)
La peinture nomade.
« Les oeuvres ne vivent pas là où elles sont exposées. Elles vivent là où elles continuent de transformer un regard. »
Je croyais que les oeuvres habitaient les musées. Les années m’ont appris autre chose. Elles poursuivent leur voyage bien au-delà des cimaises. Elles s’imprègnent (...)
La grammaire des couleurs.
« Avant les mots, les couleurs avaient déjà commencé à parler. »
Chaque matin possède une couleur intérieure. La marche ne l’efface pas : elle la transforme. Peu à peu, je découvre que cette métamorphose n’est ni une émotion ni une humeur. C’est une langue silencieuse qui (...)
L’heure juste.
« Il est des heures où le monde apparaît avant que nous ne recommencions à le connaître. »
Au fil des années, j’ai découvert qu’il existait une heure où Paris retrouvait une qualité de présence que le reste de la journée rendait presque invisible. Ce n’est pas la ville qui (...)
Déplacer le monde.
« Le dessin ne nous éloigne pas du réel. Il en révèle les passages invisibles. »
Dessiner ne consiste pas à fuir le monde, mais à en déplacer les lignes de force. Une page peut accueillir une forêt au milieu d’un boulevard, le silence au coeur du vacarme ou un paysage lointain dans (...)
Le monde m’éclabousse.
« Il est des êtres qui ne traversent pas le monde. Ils sont traversés par lui. »
Certaines existences reçoivent le monde avec une intensité qui ne laisse rien de côté. Le dessin ne protège pas de cette profusion. Il transforme ce qui déborde en une présence que le regard peut enfin habiter. (...)
La phrase ininterrompue.
« Chaque dessin reprend une phrase que nul trait n’avait achevé. »
Le dessin n’existe jamais isolément. Chaque page prolonge un mouvement déjà engagé et ouvre celui qui suivra. Les carnets ne rassemblent pas des oeuvres : ils composent un livre graphique dont la syntaxe demeure (...)
Le temps du carnet.
« Les images ne vivent jamais seules. Elles continuent de se regarder d’une page à l’autre. »
Le carnet n’est pas un simple recueil de dessins. Il est le lieu où les images se répondent, se transforment et découvrent peu à peu leur propre nécessité. En tournant les pages, le (...)
Le courage du papier.
« Ce qui s’efface ne disparaît pas toujours. Il arrive qu’il rende la présence plus visible. »
Le choix d’un support n’est jamais une décision purement matérielle. Chaque matière engage une manière de regarder, d’attendre et d’accueillir ce qui apparaît. Le (...)
Le regard qui ne condamne plus.
« Il existe des vérités qui ne nous changent pas. Elles nous permettent seulement de cesser de nous faire violence. »
Peu à peu, j’ai découvert que la connaissance de soi ne consiste pas à se réduire à une définition, mais à porter sur soi un regard plus juste. Le dessin m’a (...)
Les hachures de l’attention.
« Le trait ne cherche pas à posséder le monde. Il apprend à demeurer auprès de lui. »
Ce texte explore la manière dont le dessin révèle une façon d’habiter le monde. Les hachures n’y sont plus un simple procédé graphique, mais la manifestation d’une attention qui revient, (...)
L’atelier nomade.
« Je ne transporte pas un carnet pour trouver l’inspiration. Je le transporte pour qu’aucune apparition ne se perde. »
Mon carnet est la forme légère de mon atelier. Il ne sert pas à provoquer la création, mais à accueillir ce qui surgit sans prévenir. Les images, les couleurs, les (...)
Le dialogue de l’encre.
« La matière ne m’obéit pas. Elle me répond. »
Le silence de l’atelier n’est jamais vide. Il est habité par un dialogue incessant entre le geste, l’encre, le papier, la lumière et le temps. Le dessin ne naît pas d’une volonté de maîtriser la matière, mais (...)
La table de la création.
« Le dessin n’invente pas le monde intérieur. Il lui offre un lieu où il peut enfin devenir habitable. »
La création n’est pas, pour moi, une activité. C’est une nécessité vitale.
Les images, les sensations et les couleurs précèdent souvent le geste. Elles (...)
La lumière s’est cassée.
« La vérité ne m’a jamais protégée. Elle m’a simplement permis de ne pas me perdre. »
Ce texte revient sur le moment où l’hypothèse de l’autisme permet de relire toute une vie autrement. À travers la maladie et la mort de sa mère, l’autrice raconte le prix de sa (...)
Le temps sans horloges.
« J’avais retiré les horloges du monde pour laisser revenir les sensations. »
Lorsque tout s’effondre, il devient parfois nécessaire de quitter le temps des obligations pour retrouver le temps du vivant. La marche, le silence et la nature deviennent alors les premiers lieux (...)
