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Que ce soit clair, la rencontre électrisante entre Stromae et Paul Kalkbrenner

Dès les premières secondes, la signature Kalkbrenner s’impose. Un beat droit, solide, presque physique, des nappes électroniques qui montent progressivement et installent une tension typique des clubs européens. Puis arrive la voix de Stromae, immédiatement reconnaissable, avec ce mélange de distance ironique et de mélancolie qui caractérise son écriture depuis Alors on danse.

Ce qui frappe dans cette collaboration, c’est l’équilibre. Trop souvent, les rencontres entre pop et musique électronique ressemblent à un simple collage marketing. Ici, au contraire, la fusion est réelle. La production techno reste minimaliste et hypnotique, mais elle laisse toute la place à la mélodie et au texte. Stromae accepte de se couler dans une structure plus répétitive et plus club, tandis que Kalkbrenner adapte son univers pour accueillir une véritable chanson.

Le résultat fonctionne à plusieurs niveaux. « Que ce soit clair » peut s’écouter comme une chanson pop très bien construite, mais possède aussi l’énergie brute d’un morceau taillé pour les festivals électro. La montée progressive du rythme, les synthés pulsants et la voix qui surgit au bon moment donnent au titre une efficacité redoutable.

Le clip prolonge parfaitement cette rencontre artistique. Stylisé, immersif et presque futuriste, il plonge le spectateur dans un univers nocturne où la musique devient une architecture de lumière. On y retrouve la précision visuelle de Stromae et l’atmosphère hypnotique de la scène électronique berlinoise.

Au fond, cette collaboration rappelle que la pop et la techno ne sont pas des mondes opposés. Elles partagent la même obsession du rythme, de la répétition et de l’émotion immédiate. Stromae apporte sa science du refrain et du récit musical, tandis que Paul Kalkbrenner injecte une pulsation électronique irrésistible.

Avec « Que ce soit clair », les deux artistes prouvent qu’une chanson peut être à la fois exigeante et profondément dansante. Une rencontre musicale évidente, élégante, et surtout terriblement efficace.

https://youtu.be/YQM7DKi11ho?is=HPSmI6omk5YBaepp

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Interview de Valentine, à propos de "Les Moustaches de Valentine"

1. Bonjour Valentine. Je vous connais grâce à votre websérie J’veux un mec et pour votre spectacle sur Maurane, mais vous êtes aussi la maman de Moustaches…

Oui, c’est vrai que beaucoup de gens m’ont découverte avec mes spectacles, et surtout ma série J’veux un mec ou encore le show que j’ai consacré à Maurane. Mais aujourd’hui je suis aussi très liée à mon émission Les Moustaches de Valentine, qui est un projet très personnel, parce qu’il mélange deux choses qui me définissent : l’humour et l’amour des animaux.

2. Valentine, comment est née l’idée des Moustaches de Valentine ?

C’est la première interview qui mélange humour et amour des animaux avec des invités… de niche. Littéralement dans une niche. L’idée est simple : ici on traite les chiens comme des stars et les stars comme des chiens. Dans l’émission, on ne parle pas du palmarès, ni de la vie privée, ni de la politique des invités. Interdit de parler de soi sinon je sors la boîte à meuh. Pas de politique, pas de religion : que des poils et de la bave.

3. Quel est le principe de l’émission ?

On parle du lien entre un artiste et son animal. Les invités racontent leur histoire avec lui, participent à des jeux ou des quiz autour des animaux et, quand c’est possible, viennent avec leur compagnon. Dans l’émission il y des anecdotes, l’histoire du Maître et son chien, des jeux Quizz, des citations, de la culture et des sciences.
Pendant l’émission, l’artiste peintre Aude Réant réalise le portrait de l’animal et l’offre à l’invité à la fin.

4. Vous-même, vous vivez entourée d’animaux…

Oui, j’ai trois chiens dont un rottweiler TDAH, un chat et deux lapins. Je suis comédienne et dogsitter, et les animaux sont vraiment au centre de ma vie. Je vis avec une meute de chiens, et d’ailleurs je fréquente peu les humains, j’ai vraiment l’impression de vivre dans une niche c’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’idée de l’émission. J’ai même une petite souris, Mireille, que je nourris de Faritas. Tous les soirs je lui balance une Faritas, elle adore ça. Ma coloc voulait la tuer, je lui ai dit que jamais de la vie, et tous les soirs je lui fais un petit bol de légumes, du pain et des Farinas. Ca fait hurler de rire tout le monde. J’ai eu jusqu’à 22 chiens...je connais donc très bien la psychologie canine.

5. Chantal Ladesou est la marraine de l’émission. Comment vous êtes-vous rencontrées ?

Je l’ai connue avec ses deux labradors qu’elle adorait. C’est comme ça que notre relation a commencé. Aujourd’hui c’est ma plus fidèle amie dans le métier. Elle aime mon humour et elle connaît surtout ma dévotion pour les animaux.

6. Les tournages donnent parfois lieu à des situations imprévues…

Oui, par exemple pour l’épisode avec Mathias Malzieu du groupe Dionysos. Il ne pouvait pas venir avec son chat parce qu’il était malade. Du coup on a dû piquer un chat dehors pour l’émission. Et ce chat improvisé a été formidable : il a dormi sur le fauteuil pendant toute l’émission.

7. Quels animaux évoquez-vous dans l’émission ?

Tous. Bien sûr les chiens et les chats, mais on parle vraiment de tous les animaux, même des insectes. Moi j’ai d’ailleurs une petite fixette sur les punaises et les puces de mer.

8. Il y a aussi une dimension engagée dans l’émission…

Oui. À la fin de chaque épisode, il y a un moment plus émouvant où l’artiste présente une association qui sauve des chiens handicapés ou âgés. C’est important pour moi de donner de la visibilité à ces refuges et à ces animaux qui ont souvent moins de chances d’être adoptés.

9. Selon vous, Brigitte Bardot aurait-elle aimé votre émission ?

Oui, je pense. Parce que l’émission défend les animaux et donne la parole à ceux qui les protègent. Avec ce moment consacré aux associations qui sauvent des chiens handicapés ou âgés, je suis sûre que Bardot aurait aimé l’esprit de l’émission. Elle se serait même peut-être laissé pousser la moustache pour venir dans ma niche, j’en suis persuadée.

10. Finalement, quelle est la philosophie des Moustaches de Valentine ?

Faire rire, parler d’animaux et montrer ce lien incroyable qu’on peut avoir avec eux. Dans cette émission, les animaux sont les vraies stars.
Je me permets de dire une dernière chose, je suis la première à avoir mélangé l’humour et l’amour des animaux !!

www.lesmoustachesdevalentine.fr

La Chaîne YouTube de l’émission. : https://www.youtube.com/%40lesmoustachesdevalentine?utm_source=chatgpt.com

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Affaire Quentin à Lyon : un mois après sa mort, les zones d’ombre d’un personnage que les hommages avaient sanctifié

Mais depuis quelques jours, plusieurs internautes et journalistes ont mis en lumière un autre aspect du personnage. Une analyse de ses anciens comptes et messages publiés sur différents réseaux sociaux révèle un contenu troublant : publications racistes, propos xénophobes, références explicites à l’imaginaire néonazi et partage de contenus issus de la sphère d’extrême droite radicale.

Ces éléments ne changent évidemment rien à une réalité fondamentale : personne ne mérite de mourir. La violence qui a conduit à la disparition de Quentin reste inacceptable et doit être jugée comme telle. La justice et le droit n’ont pas vocation à hiérarchiser les vies humaines en fonction des opinions.

Mais ces révélations posent une question importante : peut-on continuer à transformer automatiquement chaque victime en figure morale irréprochable ?
Car ce qui apparaît aujourd’hui, c’est le portrait d’un individu beaucoup plus complexe, et beaucoup moins consensuel, que celui qui avait été présenté dans les jours qui ont suivi sa mort.

Les captures d’écran qui circulent montrent des messages sans ambiguïté. Certains commentaires reprennent des codes visuels et des slogans associés aux milieux néonazis. D’autres publications véhiculent des stéréotypes racistes ou des attaques contre des minorités.
Dans le climat de tension politique et identitaire qui traverse l’Europe, ces signes ne sont pas anecdotiques. Ils témoignent d’une radicalisation culturelle qui touche une partie de la jeunesse et qui se diffuse largement via internet.
Cette situation crée un malaise rétrospectif autour des hommages officiels et médiatiques rendus à Quentin. Non pas parce que l’on devrait retirer toute compassion à un mort, mais parce que l’emballement émotionnel empêche souvent toute mise en perspective.
La société contemporaine fonctionne de plus en plus selon une logique binaire : victime ou coupable, ange ou démon, héros ou monstre. Dans ce système, la mort transforme instantanément les individus en figures intouchables.
Or la réalité humaine est rarement aussi simple.

Quentin était peut-être une victime d’un acte violent. Mais les traces qu’il laisse sur internet montrent aussi un jeune homme qui flirtait avec des idéologies haineuses. Les deux dimensions peuvent coexister. Elles doivent même être regardées ensemble si l’on veut comprendre la vérité d’un parcours.
C’est précisément ce que les emballements médiatiques empêchent souvent de faire.
Un mois après les faits, l’affaire Quentin rappelle ainsi une leçon simple mais essentielle : la compassion n’exige pas l’aveuglement.
Reconnaître la complexité d’une personne disparue n’enlève rien à la gravité de sa mort. Mais cela permet d’éviter la fabrication trop rapide de figures mythologiques qui finissent par brouiller la compréhension des événements.
Et c’est aussi une manière de rappeler que l’émotion collective ne devrait jamais remplacer l’analyse.

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Analyse et société

Musik

Thérapie Taxi, l’accident pop qui s’appelait « Hit Sale »

Le groupe apparaît vers 2016 autour de Adélaïde Chabannes de Balsac, dite Adé, chanteuse à la voix douce et ironique, et de Raphaël Faget-Zaoui, compositeur et parolier du projet. À leurs côtés, le DJ et producteur Renaud Bizart apporte la touche électronique qui donne au groupe cette couleur pop-électro reconnaissable entre toutes. Au départ, rien d’une entreprise calibrée pour le succès. Ils enregistrent des morceaux dans un esprit presque artisanal, portés par une envie simple : écrire des chansons directes, contemporaines, qui parlent sans détour de relations amoureuses compliquées, de nuits alcoolisées, de désir et de désillusion sentimentale.

Cette liberté de ton va rapidement devenir leur signature. Dans une pop française souvent prudente, Thérapie Taxi assume une écriture crue, drôle, parfois volontairement provocante. Le groupe ne cherche pas à être élégant : il cherche à être vrai, ou du moins à capter l’ironie désabusée d’une génération qui regarde l’amour et les relations avec une distance amusée.

C’est dans ce contexte qu’est écrit « Hit Sale ». Le morceau naît presque comme une blague. Raphaël imagine une chanson extrêmement simple, presque caricaturale dans sa construction : un refrain répétitif, un rythme entêtant, une phrase impossible à sortir de la tête. Le titre lui-même est ironique : « Hit Sale », comme si le groupe annonçait lui-même fabriquer un tube volontairement un peu vulgaire et provocateur.

Pour compléter la chanson, ils invitent le rappeur belge Roméo Elvis, dont le couplet détendu et nonchalant apporte une dimension supplémentaire au morceau. L’alliance fonctionne immédiatement. La pop légère du groupe et le flow décontracté du rappeur créent une alchimie rare.

Quand la chanson sort, personne ne s’attend à ce qui va suivre.

Peu à peu, le morceau commence à circuler. Les radios l’attrapent. Les plateformes de streaming s’en emparent. Les soirées étudiantes le diffusent en boucle. En quelques mois, « Hit Sale » devient l’un des morceaux les plus reconnaissables de la pop française de la fin des années 2010.

Les chiffres donnent le vertige, des centaines de millions d’écoutes sur les plateformes, des dizaines de millions de vues sur YouTube, et un album – également intitulé « Hit Sale », qui dépassera les 300 000 ventes équivalentes, décrochant plusieurs certifications de platine.

Mais la véritable explosion se produit sur scène. Grâce à ce tube, Thérapie Taxi devient en quelques saisons l’un des groupes les plus demandés des festivals français. Solidays, Garorock, Francofolies : partout le public reprend le refrain en chœur.

Comme souvent dans l’industrie musicale actuelle, le streaming sert surtout de tremplin : ce sont les concerts qui transforment réellement un groupe en phénomène populaire.
Le clip de « Hit Sale » participe lui aussi à la popularité du morceau. Tourné dans une ambiance joyeuse et un peu déjantée, il reflète parfaitement l’esprit du groupe : une pop colorée, légère, qui ne se prend jamais trop au sérieux.

Mon amie, Marie-Claire Arènes, y fait d’ailleurs une apparition. Elle m’a raconté que le tournage s’était déroulé dans une atmosphère extrêmement détendue, presque festive, et qu’elle avait beaucoup ri pendant toute la journée de tournage. Ce mélange de décontraction et de plaisir collectif se ressent dans l’énergie du clip : rien n’y semble forcé, tout respire la spontanéité.

Le succès est aussi spectaculaire en ligne : le clip dépasse aujourd’hui les 128 millions de vues sur YouTube, preuve que la chanson continue de circuler et d’être redécouverte bien après la séparation du groupe.

Et c’est sans doute ce qui explique le succès durable du morceau. « Hit Sale » capte quelque chose d’une époque : une génération à la fois ironique et lucide, qui parle d’amour sans illusions mais avec humour. Derrière les paroles volontairement crues se cache en réalité un regard assez juste sur les relations contemporaines, faites d’attirance, de désir et de désenchantement.

La trajectoire du groupe sera pourtant relativement brève. En 2021, alors que tout semble fonctionner, les membres annoncent la fin de l’aventure. Pas de scandale ni de drame : simplement l’impression d’avoir mené le projet à son terme. Fidèles à leur sens de la mise en scène, ils transforment même leur dernier concert au Zénith de Paris en « funérailles » symboliques du groupe, une manière élégante et théâtrale de tourner la page.

Il restera de Thérapie Taxi l’image d’un groupe météore, une carrière courte mais intense, quelques chansons devenues cultes et, surtout, un tube générationnel qui continue de tourner dans les playlists et les soirées.

Comme souvent dans la pop, les chansons écrites presque par hasard sont parfois celles qui traversent le mieux le temps.
« Hit Sale » en est la preuve parfaite.

▶️ Clip officiel :
https://www.youtube.com/watch?v=NIH9J7xE4Ik

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Arts

Assis sur un banc à contempler, sans juger, se laisser aller à ses libres pensées.

Qu’il est bon de se laisser aller à ses pensées, de se questionner et de s’en offrir ses propres résumés. L’écriture est une source de plénitude, elle offre calme et remise en question. Poser les mots sur le papier sans débats imposés, partager des idées simples comme pour s’excuser de ne pas en comprendre le monde. En une après-midi j’ai pu en refaire mon monde, certains y chercheront un mal, d’autres y trouveront peut être un bien, pour ma part il n’y a ni mal ni bien mais une vision et des idées trop souvent déséquilibrées.

 Libre de tout  
Seul au milieu des foules je suis d’un autre temps.
Toujours bizarre ou non conforme, je ne suis pas de cette époque.
Mon drame tourne autour des mots, le noir en est devenu mon caniveau, ma plume n’est que rature pour en masquer les blessures.
Un verre de rouge, une chope de bière et le cœur repart à la fête.
Pour en continuer à sourire il faut en augmenter les doses pour en fuir un réveil il en est préférable d’en côtoyer l’overdose.
Se faire du mal pour se punir un peu de ne pas avoir joué à leur Monopoly, j’ai largement dépassé les doses.
Face au mur pour en accepter d’en être incompris et d’en refuser de prostituer son âme.

Je sais que la vie est courte et me suis bien défoncé durant des années pour essayer d’accepter les faussetés d’un disque rayé.
Cela n’a jamais solutionné l’acceptation des banalités des vivants qui m’entourent.
Des années au fond d’un trou que je n’ai cessé de creuser comme pour me cacher.
Quand la lumière diminuait j’ai réussi à me relever avec la force de fuir les banalités.
Les excès ne se solutionnent pas dans la poésie seul le cynisme peut me servir de résumé.

Votre monde est immonde et nous offre des chansons aux clips magnifiques mais aux paroles sans fonds sans âme et tristes.
Décérébrés aux m’as-tu vu, aux débats stériles aux faux sourires vous nous en offrez le pire.
Faux culs de la notoriété, putain des plateaux télés, aux gros porcs de l’assemblée.
Le monde nous a tout donné et nous avons su tout gaspiller.
La sincérité a toujours fait rigoler.

J’voudrais cramer le triste d’un seul coup de baguette magique.
Le président est un banquier et nos ministres de gros enculés.
La justice est une réalité de toutes ces faussetés.
Pleurer les morts en en tuant les vivants voici le résumé de vos aveuglements.

 L’homme est si mauvais que satan en est devenu moins laid
Putain que j’me sens seul.
Bien heureux sont les fous.
Qui pardonnent aux oligarques.
Qui pardonnent aux tous puissants qui assassinent impunément.

Que vous soyez médias vous m’en voyez foutaise.
Vous êtes acceptable au seul titre de roi des bacs à sable.
Quelques années de plus et vous ne me verrez plus.
Quelques attaques de plus et je vous vomis ma rancœur sur la table.

Pas de gauche pas de droite pas de riche pas de pauvre, en voilà ma triste cause.
Chanter pour en pousser les nuages et atténuer la colère.
Côtoyer la misère arrache l’âme tout comme devoir supporter l’injustice est un supplice.
Le monde est mal fait j’en suis fatigué mais jamais je n’abdiquerai.

A trop croiser de malheureux sans ressources pour en éradiquer les gueux.
J’y ai cru par moment plus dur que le fer.
J’en ai fini par utiliser des mots qui se sont noyés dans l’océan du néant.
Les choses vont mal la terre tremble et l’enfer est devenu mien.

J’en finirai perdant mais fidèle et debout.
J’en terminerai au fond d’un trou mais avec le sourire malgré tout.
Àu sourire anéanti noyé dans le dernier verre je m’en accroche à ma plume.
Dans ce monde il ne me reste que mon doigt levé au plus haut pour faire face à ces enfants de salaud.

 Féministe 
De putes et soumises
À féministes ou incomprises
De Simone de Beauvoir à Joséphine Baker
De Marie Curie à Simone Veil
En passant par Emma Watson
Femmes fortes et combattantes
Les femmes en sont toutes inspirantes et touchantes

De Thelma à Louise
Les femmes et toutes leurs qualités
Les citer marque le respect bien plus que d’hurler à l’inégalité
Mais pas de quoi crier au féministe

Aux fourneaux ou reines du dodo
Banquières ou à la main de fer
Avenantes et rassurantes toutes les femmes en méritent l’aquarelle de Marie Laurencin
Comme tous les hommes méritent qu’on leur tendent la main

Féministe je ne serai jamais féministe
Comme je ne serai jamais séparatiste
De bien éduqué a décérébré
L’égalité passe par le respect sans pour autant diviser avec des extrêmes débilités.

Heureux et triste tout simplement vivant 9,06e
Référence : 316458
Formats : 14,8x21 cm
Pages : 292
Impression : Noir et blanc

https://www.thebookedition.com/fr/heureux-triste-simplement-vivant-p-407076.html

Poèmes en vers libres 13,63e
Référence : 370270
Formats : 14,8x21 cm
Pages : 107
Impression : Couleur avec illustrations

https://www.thebookedition.com/fr/poemes-en-vers-libres-p-426040.html
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People

Mel et Fernande : pourquoi les vidéos de cette centenaire font fondre les réseaux sociaux

Le principe est d’une simplicité presque désarmante : Mel filme des moments de vie avec Fernande, installée dans son fauteuil à cause de ses difficultés de mobilité liées à l’âge, mais toujours vive d’esprit et incroyablement drôle. Les deux femmes échangent, racontent des souvenirs, se taquinent, découvrent des choses ensemble. Rien n’est sophistiqué. Et c’est précisément cette authenticité qui touche le public.

Une centenaire qui raconte un siècle

Fernande est née au début des années 1920. Elle a traversé presque toute l’histoire contemporaine : l’entre-deux-guerres, la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction, les Trente Glorieuses, puis l’explosion du monde numérique. Mariée pendant 74 ans, mère et grand-mère d’une grande famille, elle incarne une génération pour qui la vie s’est construite dans le travail, la solidarité et la résistance quotidienne.
À plus de cent ans, son corps est fatigué mais sa tête fonctionne à merveille. Et c’est justement cette lucidité, ce sens de la répartie et cette capacité à rire d’elle-même qui séduisent les internautes.

La genèse du phénomène

L’histoire commence presque par hasard. Fernande, qui se sentait parfois isolée à cause de son grand âge, avait perdu une partie de sa joie de vivre. C’est alors que Mélissa, son arrière-petite-fille, a eu l’idée de filmer leurs échanges et de les publier sur les réseaux sociaux. L’objectif n’était pas de faire le buzz, mais simplement de partager ces moments et de créer autour d’elle une petite communauté bienveillante.
Très vite, les vidéos prennent. Les internautes découvrent cette centenaire pleine d’esprit, qui observe le monde moderne avec un mélange d’étonnement et d’ironie.
Les abonnés affluent : le compte TikTok « Mel & Fernande » dépasse plusieurs centaines de milliers de followers et totalise des millions de likes.

Fernande devient même une petite célébrité. Certains la reconnaissent dans la rue et lui demandent des photos.

Un siècle d’écart… et une complicité évidente

Entre Mel et Fernande, 78 ans d’écart. Autrement dit, presque un siècle.
D’un côté, une jeune femme née dans l’ère du smartphone, des vidéos courtes et des algorithmes. De l’autre, une femme qui a grandi dans un monde où la télévision n’existait même pas encore dans les foyers.
Et pourtant la conversation circule. L’humour aussi.

Fernande découvre parfois des choses qu’elle n’a jamais vues. Mel lui fait vivre des expériences nouvelles, des petites surprises, des recettes, des souvenirs. L’arrière-grand-mère s’étonne, plaisante, philosophe.
Ce contraste crée une alchimie rare.

Un phénomène transgénérationnel

Le succès de Fernande révèle quelque
chose d’assez profond sur notre époque. Les réseaux sociaux sont souvent accusés d’enfermer les générations dans leurs propres bulles.

Or ces vidéos font exactement l’inverse : elles créent un pont entre les âges.
Les jeunes découvrent la personnalité d’une femme née il y a un siècle. Les plus âgés retrouvent la figure familière d’une grand-mère pleine de caractère.
Chacun y projette sa propre histoire familiale.

La revanche douce des centenaires

Dans une société obsédée par la jeunesse et la performance, les personnes très âgées deviennent souvent invisibles. Fernande inverse cette logique.
À plus de cent ans, elle n’est pas une statistique sur la dépendance : elle est un personnage, une voix, une mémoire vivante.
Et surtout une source de rire.

Une petite leçon d’humanité numérique

Le phénomène Mel & Fernande montre finalement une chose simple : la technologie n’est qu’un outil. Ce qui compte, c’est ce que l’on y met.
Dans ce cas précis, ce sont deux femmes séparées par presque un siècle, mais réunies par une affection évidente.

Dans un monde numérique souvent saturé de colère, voir une centenaire rire avec son arrière-petite-fille devient presque un acte de résistance douce.
Et c’est peut-être pour cela que ces vidéos touchent autant : elles rappellent que, malgré tout, le lien entre les générations reste l’un des plus beaux spectacles de la vie.

Comptes officiels de Mel & Fernande :
TikTok – Mel & Fernande
https://www.tiktok.com/@mel_et_fernande
Instagram – Mel & Fernande
https://www.instagram.com/mel_et_fernande/

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Derniers articles culture et société

People

Oussama Amar, mytho, malin… ou un peu des deux ?

Entre entrepreneur visionnaire pour les uns et conteur mythomane pour les autres, son parcours ressemble à un scénario de série sur la French Tech.

La naissance d’une star de la start-up

Né au Liban et grandi entre plusieurs pays avant d’arriver en France, Oussama Amar se forge très tôt une image d’enfant prodige de l’entrepreneuriat. Il raconte avoir créé une société de développement web à seulement 13 ans, profitant d’une législation plus permissive en Uruguay.

Dans les années 2010, il devient l’un des visages les plus visibles de l’écosystème des start-ups en France. En 2013, il cofonde l’incubateur The Family, qui ambitionne de créer une Silicon Valley européenne et d’accompagner des centaines de jeunes entreprises tech.

L’incubateur devient rapidement influent : conférences, formations, mentorat d’entrepreneurs. Amar y joue un rôle central, mélange de professeur iconoclaste, de stratège et de showman.

Le talent du récit

Oussama Amar est avant tout un narrateur. Ceux qui l’ont écouté en conférence parlent d’un orateur hypnotique, capable de raconter le monde des affaires comme une saga épique.

Mais ce talent pour la narration va aussi nourrir la polémique. Sur les réseaux sociaux et dans certaines interviews, il raconte des histoires spectaculaires, rencontres improbables, parties de poker avec des mafieux japonais, relations dans les cercles les plus puissants, qui suscitent autant de fascination que de scepticisme.

Ses détracteurs y voient un personnage qui enjolive la réalité. Ses admirateurs parlent plutôt d’un entrepreneur qui comprend que le storytelling est la matière première du business moderne.

Dans un monde où les start-ups vendent d’abord une vision avant un produit, la frontière entre récit et réalité devient parfois floue.

La chute

Le conte entrepreneurial bascule brutalement en 2021. Oussama Amar quitte The Family dans un climat explosif. Ses anciens associés l’accusent d’avoir détourné plusieurs millions d’euros appartenant à l’incubateur et à ses investisseurs.

Les procédures judiciaires s’enchaînent alors dans plusieurs pays. Une juridiction des îles Caïmans condamne Amar et certaines de ses sociétés à verser plus de 7 millions d’euros de dommages et intérêts à The Family.

En France, il fait également l’objet d’enquêtes pour fraude fiscale, abus de confiance et blanchiment, ouvertes notamment après des plaintes liées à l’affaire The Family.

En février 2025, il est même brièvement placé en garde à vue à son retour en France dans ce dossier.

Le retour permanent

Mais Amar est aussi un personnage qui refuse la disparition. Installé aujourd’hui entre Dubaï et l’univers du Web3 et des cryptomonnaies, il continue de publier, donner des conférences et vendre des formations sur l’entrepreneuriat.

Ses vidéos circulent beaucoup sur TikTok et YouTube. On y retrouve le même mélange d’intelligence stratégique, de provocations et de récits flamboyants.

Il cultive même son image de personnage controversé. Comme si la polémique faisait désormais partie du spectacle.

Mytho ou malin ?

La vérité est probablement moins simple que l’alternative.

Oussama Amar a incontestablement contribué à populariser l’entrepreneuriat dans la French Tech et a participé à l’accompagnement de nombreuses start-ups prometteuses. Mais son parcours est aussi jalonné d’affaires judiciaires, de récits contestés et de conflits spectaculaires.

Ce qui dérange peut-être le plus chez lui, c’est cette zone grise :
celle où le talent du conteur rencontre la brutalité du business.

Dans l’économie contemporaine, certains réussissent parce qu’ils inventent des produits.
D’autres parce qu’ils inventent des histoires.

Oussama Amar appartient peut-être à cette seconde catégorie.

Et dans le capitalisme du récit, cela peut suffire à bâtir un empire… ou à provoquer sa chute.

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Politik

Le nouveau guide de la révolution iranienne serait défiguré, quand la guerre atteint le symbole même du pouvoir

Officiellement, les autorités iraniennes affirment que le nouveau guide suprême est simplement « légèrement blessé ». Mais son absence totale d’apparitions publiques depuis sa nomination alimente toutes les spéculations. Ses rares déclarations ont été lues par des présentateurs de la télévision d’État, sans images récentes, ce qui renforce les soupçons sur la gravité réelle de son état.

Si ces informations se confirment, la portée symbolique serait immense. Dans la République islamique, le guide suprême n’est pas seulement un chef d’État. Il est le cœur religieux et politique du régime, le successeur spirituel de l’ayatollah Khomeini et l’incarnation même de la révolution islamique. Un leader physiquement mutilé ou défiguré renvoie immédiatement à l’idée d’un pouvoir atteint au centre, fragilisé, voire humilié par ses ennemis.

L’histoire politique montre que l’image corporelle du chef joue un rôle déterminant dans les régimes autoritaires. Le pouvoir repose autant sur la perception de force que sur la réalité du commandement. Un dirigeant invisible, blessé ou affaibli crée un vide symbolique qui peut être rempli par d’autres acteurs du régime. En Iran, ce rôle pourrait être assumé par le Corps des gardiens de la révolution, déjà extrêmement puissant et souvent considéré comme le véritable centre de décision militaire et stratégique du pays.

Dans ce scénario, le guide suprême deviendrait davantage une figure de façade tandis que l’appareil sécuritaire exercerait le pouvoir réel. Certains analystes pensent d’ailleurs que cette situation pourrait radicaliser encore davantage la stratégie iranienne. Un pouvoir qui se sent attaqué dans sa chair est souvent tenté de répondre par une escalade militaire et par une rhétorique de vengeance, déjà très présente dans les premiers messages attribués au nouveau guide. 

L’autre conséquence possible est psychologique et géopolitique. Pour les adversaires de l’Iran, frapper la direction du régime revient à démontrer que même le sommet de la théocratie n’est plus intouchable. Pour le régime iranien, au contraire, transformer un chef blessé en « martyr vivant » pourrait renforcer la mobilisation nationale et la rhétorique révolutionnaire.

Dans l’histoire du Moyen-Orient, les dirigeants blessés ou survivants d’attentats deviennent parfois des symboles encore plus puissants que les chefs intacts. Le régime iranien pourrait donc tenter de transformer cette fragilité physique en récit héroïque : celui d’un guide marqué par la guerre mais toujours debout face à ses ennemis.

Mais si les rumeurs de blessures graves, voire de défiguration, s’avéraient exactes, cela poserait une question simple et redoutable : qui gouverne réellement l’Iran aujourd’hui ?

Car dans une guerre moderne, frapper le corps du chef n’est jamais seulement une opération militaire. C’est une tentative de frapper l’âme même d’un régime.

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Tendances

Gabriel Rippe, transformer la critique et le harcèlement en œuvre avec “I Hate Gabriel Rippe”

Gabriel Rippe est un influenceur et créateur de contenus français originaire de Bourg-lès-Valence dans la Drôme. Il s’est fait connaître grâce aux réseaux sociaux et à une esthétique très marquée mêlant culture skate, tatouages et mode urbaine. Très jeune, il commence à se construire une communauté en partageant ses passions et son quotidien. Ses premières audiences viennent notamment de ses vidéos autour de la trottinette, du BMX et de la culture skate, avant que ses contenus ne s’élargissent progressivement vers la mode, le lifestyle et la création visuelle.

Avec l’essor d’Instagram puis de TikTok, sa visibilité explose. Gabriel Rippe rassemble aujourd’hui des centaines de milliers, parfois près d’un million d’abonnés cumulés selon les périodes, une audience qui lui permet de collaborer avec différentes marques et de produire des campagnes de communication ou de contenu créatif.

Dans ce nouveau paysage médiatique, l’influenceur devient aussi un créateur : Rippe développe ainsi une activité de production photo et vidéo, participe à des campagnes pour des marques et travaille parfois comme réalisateur ou concepteur visuel.
Sur ses réseaux, son univers est immédiatement identifiable. Silhouette longiligne, vêtements amples, bonnet ou streetwear, tatouages visibles : tout participe à la construction d’une esthétique inspirée de la culture urbaine contemporaine. Cette identité visuelle nourrit aujourd’hui son projet artistique et narratif “I Hate Gabriel Rippe”, dans lequel il joue avec sa propre image publique, avec les critiques et avec la mécanique parfois brutale de la célébrité numérique.

Ce projet agit comme un geste artistique. Dans un monde où chacun cherche à être aimé et validé sur internet, Gabriel Rippe choisit au contraire de mettre en scène la possibilité d’être détesté. Le titre agit comme un miroir des réseaux sociaux eux-mêmes, où la popularité peut basculer très vite entre admiration et rejet. Mais cette démarche n’est pas seulement provocatrice : elle est aussi liée à son histoire personnelle. Gabriel Rippe a évoqué à plusieurs reprises les moqueries et les humiliations vécues durant l’enfance, un harcèlement qui lui a donné très tôt une conscience aiguë du regard des autres.

“I Hate Gabriel Rippe” devient ainsi une manière de reprendre le contrôle de ce regard. Plutôt que de subir la critique, il l’intègre au cœur même de son projet. La haine potentielle devient une matière narrative, presque un carburant créatif. Le personnage public Gabriel Rippe se construit dans cet espace étrange où admiration et rejet coexistent.

Son imaginaire reste profondément nourri par ses passions. Le skate occupe une place centrale dans son univers. Plus qu’un sport, il représente pour lui une culture et une attitude, une manière de se déplacer dans la ville et de revendiquer une forme de liberté. Cette énergie urbaine irrigue aussi son rapport à la mode et à la sape. Les vêtements, les silhouettes et les codes streetwear deviennent pour lui un langage visuel à part entière.

Sa vie personnelle participe également à ce récit public. Gabriel Rippe partage sa vie avec la modèle Chloé Szwedek, sa compagne, qui souffre de vitiligo, une maladie provoquant une dépigmentation partielle de la peau. Loin de cacher cette particularité, le couple la revendique souvent comme une singularité et une forme de beauté différente. Dans un univers numérique obsédé par la perfection esthétique, cette visibilité introduit une autre manière de regarder les corps et la différence.

La singularité de Gabriel Rippe tient précisément dans cette tension permanente. Influenceur, créateur visuel et presque performeur social, il transforme sa propre image en terrain d’expérimentation. Les réseaux sociaux deviennent pour lui un laboratoire où se fabriquent et se déconstruisent les réputations.

En retournant la critique et le rejet contre le système même qui les produit, Gabriel Rippe propose finalement une réflexion lucide sur notre époque numérique. Dans une culture obsédée par la popularité et la validation sociale, il rappelle que l’image publique reste toujours fragile, construite et profondément collective. Avec “I Hate Gabriel Rippe”, il transforme cette fragilité en moteur créatif et fait de sa propre identité une œuvre en mouvement.

Réseaux sociaux de Gabriel Rippe et Chloé Szwedek :

Instagram : https://www.instagram.com/gabrielrippe/

Achetez son livre : https://www.dashbook.fr/book/i-hate-gabriel-rippe?utm_source=chatgpt.com

Instagram : https://www.instagram.com/chloeszwedek.off/

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People

La haine transphobe, pourquoi la transition de genre déclenche-t-elle autant de violence ?

Vivian Jenna Wilson n’est pas une inconnue. Née en 2004, elle est l’aînée des enfants d’Elon Musk et a fait son coming-out en tant que femme trans en 2020 avant de changer officiellement de prénom et de genre à l’état civil en 2022. Elle a également coupé les ponts avec son père, déclarant ne plus vouloir être associée à lui « d’aucune manière » . Depuis, elle mène sa vie indépendamment, loin de la fortune paternelle, tentant d’exister par elle-même et non comme un simple appendice de la dynastie Musk.

Mais dans l’ère des réseaux sociaux, être une personne trans visible revient souvent à devenir une cible. Vivian Wilson l’a elle-même expliqué dans plusieurs interviews : après certaines prises de parole publiques, elle a reçu un flot de commentaires obscènes et agressifs, au point d’avoir parfois peur d’être reconnue en public ou d’attirer des comportements dérangeants .

La question est alors simple, pourquoi le changement de genre suscite-t-il une telle rage ?

La première raison est la peur. La transition de genre bouleverse une idée profondément ancrée dans les sociétés : celle que le sexe biologique déterminerait définitivement l’identité. Pour certains, l’existence même des personnes trans semble remettre en cause une vision stable du monde. Ce n’est pas seulement un débat biologique ou politique : c’est une crise symbolique. Lorsque quelqu’un affirme que l’identité ne correspond pas au corps assigné à la naissance, cela force chacun à reconsidérer ce qu’il pensait être évident.

La deuxième raison est plus brutale : la transphobie fonctionne souvent comme toutes les formes de haine sociale. Elle transforme une minorité vulnérable en bouc émissaire. Les personnes trans représentent moins de 1 % de la population dans la plupart des pays, mais elles concentrent une disproportion spectaculaire d’attaques verbales et physiques. Dans un monde anxieux, fragmenté, saturé de polémiques culturelles, elles deviennent une cible facile.

Enfin, il y a l’ignorance. La dysphorie de genre, ce sentiment profond de décalage entre l’identité intime et le sexe assigné, est une souffrance réelle, reconnue par la médecine et la psychologie. Pour les personnes qui la vivent, la transition n’est pas un caprice ni une posture idéologique, c’est souvent une question de survie psychique. Être appelé par le prénom et le genre qui correspondent à ce que l’on ressent au plus profond de soi peut changer radicalement une existence.

C’est là que se situe l’incompréhension la plus tragique. Pour ceux qui attaquent, il s’agit d’un combat culturel abstrait. Pour les personnes trans, il s’agit simplement de pouvoir vivre.

Les moqueries, les quolibets et les insultes qui ont suivi l’interview parisienne de Vivian Wilson disent finalement moins de choses sur elle que sur l’époque. Une époque où la visibilité d’une minorité suffit à déclencher une tempête de haine numérique.

Et pourtant, l’histoire sociale montre toujours la même chose : ce qui choque une génération devient banal pour la suivante. Il y a un siècle, l’homosexualité était considérée comme un crime dans une grande partie du monde occidental. Aujourd’hui, dans de nombreux pays, elle est simplement une manière parmi d’autres d’exister.
Les personnes trans suivent probablement le même chemin. Lent, conflictuel, parfois douloureux, mais inévitable : celui de la reconnaissance.

La seule question est de savoir combien de haine inutile il faudra encore traverser avant d’y parvenir.

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Politik

11 milliards de dollars en six jours : ce que les Américains auraient pu faire au lieu de faire la guerre à l’Iran

Dit autrement : en moins d’une semaine, la guerre a consommé l’équivalent du budget annuel de certaines villes américaines.
Mais imaginons un instant ce que ces 11 milliards auraient pu produire dans un autre monde, un monde où la puissance d’un pays ne se mesurerait pas au nombre de bombes larguées.

Avec 11 milliards de dollars, les États-Unis auraient pu financer la construction de plus de 150 000 logements abordables, soulageant une crise immobilière qui frappe des millions d’Américains dans les grandes villes. Dans un pays où l’accès à la santé reste l’un des plus chers au monde, cette somme aurait pu financer des millions de consultations médicales ou étendre l’assurance santé publique pour des millions de familles. Les experts rappellent d’ailleurs que certaines dépenses militaires quotidiennes équivalent au coût de programmes alimentaires pour des millions de bénéficiaires.
Les 11 milliards auraient aussi pu transformer l’éducation. Cette somme représente le financement de dizaines de milliers de bourses universitaires, la rénovation d’écoles vieillissantes ou l’annulation d’une partie de la dette étudiante qui étouffe une génération entière.

Dans le domaine climatique, l’argent dépensé en quelques jours de guerre aurait permis d’installer des centaines de milliers de panneaux solaires ou de moderniser des réseaux électriques vieillissants, tout en créant des emplois industriels durables.
Mais dans la logique militaire, cet argent disparaît en quelques heures de combat. Un missile tiré, une explosion, et plusieurs millions de dollars s’évaporent. La guerre moderne est devenue un gigantesque aspirateur financier : un drone iranien peut coûter 50 000 dollars, mais pour l’abattre, il faut parfois lancer des missiles de défense coûtant plusieurs millions chacun.

C’est là le paradoxe cruel des conflits contemporains : la technologie rend la guerre plus précise, mais aussi infiniment plus chère.
Les défenseurs de l’intervention affirment que ces dépenses sont le prix de la sécurité. Les critiques rétorquent que c’est surtout le prix d’un système politique et industriel où la guerre reste l’un des moteurs économiques les plus puissants. L’histoire américaine en témoigne : du Vietnam à l’Irak, chaque conflit a laissé derrière lui des milliers de milliards de dollars de dettes.

Alors la question demeure, brutale et simple :
qu’est-ce qui rend une nation plus forte ? Les bombes ou les écoles ? Les missiles ou les hôpitaux ?

En six jours de guerre, les États-Unis ont donné leur réponse.
Et comme toujours dans l’histoire, la facture ne se paiera pas seulement en dollars.

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Société

La France devient-elle un pays pauvre ? Le lent déclassement dont personne ne veut parler

Le mot est brutal, mais il circule de plus en plus dans les analyses économiques : déclassement. Non pas un effondrement brutal, mais une érosion progressive du niveau de vie et de la puissance économique relative. Les signes sont multiples. L’industrie représente aujourd’hui moins de 10 % du PIB français, contre près du double dans certains pays européens. Les salaires réels stagnent depuis des années pour une grande partie de la population. Les services publics se dégradent, les classes moyennes ont le sentiment de payer toujours plus d’impôts pour obtenir toujours moins de sécurité, d’école ou d’hôpital.

Pendant ce temps, le monde avance vite. L’Allemagne, malgré ses propres difficultés, conserve une base industrielle solide. Les États-Unis dominent les technologies numériques. La Chine impose sa puissance industrielle. Même certains pays européens autrefois considérés comme périphériques, comme l’Irlande ou la Pologne, connaissent une croissance plus dynamique.

Le problème français n’est pas seulement économique. Il est aussi psychologique et politique. Depuis des décennies, le pays vit dans une forme de contradiction permanente. Une partie de la population réclame davantage de protection sociale et de services publics. Une autre demande moins d’impôts et plus de liberté économique. Résultat : un système complexe, coûteux et souvent inefficace, où l’État est omniprésent mais peine à produire des résultats visibles.

Cette situation nourrit une frustration profonde. Les jeunes diplômés partent travailler à Londres, Berlin, Montréal ou New York. Les entrepreneurs dénoncent une bureaucratie lourde. Les classes populaires ont le sentiment d’être oubliées. Et dans le même temps, la France reste un pays objectivement riche, avec des infrastructures solides, un patrimoine culturel immense et certaines entreprises parmi les plus puissantes du monde.

C’est là tout le paradoxe français : un pays riche qui se sent pauvre.

Le véritable danger n’est peut-être pas le déclin économique lui-même, mais la perte de confiance collective. Car l’histoire montre qu’une nation peut se redresser lorsqu’elle croit encore en son avenir. Mais lorsqu’elle doute d’elle-même, les difficultés économiques deviennent rapidement un problème politique et social majeur.

La question n’est donc pas seulement de savoir si la France s’appauvrit réellement. La vraie question est peut-être plus inquiétante : la France croit-elle encore en sa propre puissance ?

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