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Juliette Savaëte
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Dernier article : 8 septembre 2026
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Juliette Savaete née en 1975 est plasticienne et peintre neuro atypique diplômée des beaux arts de Paris et Camberra (Australie). Elle est également Art thérapeute. Elle vient de finir la rédaction de son premier livre autobiographique et Manifeste pour l’Art.
Sur Instagram : @juliettesavaete
Site officiel de Juliette Savaëte : www.juliettesavaete.fr
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Un pelliculage caressant et luxueux, qui protège contre les rayures et les ultraviolets, les blessures et les calamités, l’objet est doux, (...)
Comment je me suis mise nue Place de la République
Ecrire, pour moi, c’est comme « naître » mais en décalé. C’est rose clair, doux et chaud. Ça sent le frais, je m’y sens bien (...)
Et si Thierry Marx arrêtait la Cuisine pour se consacrer à la Peinture ?
La couleur est mon langage. Elle donne le sentiment au trait, une sorte d’émotion. Le trait quant à lui, donne la forme. La couleur la rend (...)
Synesthésie, Asperger, HPI : plongée dans un cerveau où les mots deviennent couleurs, sons et sensations
Je vis dans un monde que je souhaite vous partager tant il est riche, musical, et coloré. Je marche dans un monde qui ne porte pas le même (...)
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Le plus récent : Manger mes images.
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À redécouvrir : Lettre à tout ceux qui n’ont jamais entendu mon silence
Articles de Juliette Savaëte
Plusieurs langues pour un seul corps.
« Le corps, le trait et la phrase ne parlent pas de la même manière. »
Où finit le mouvement lorsque le dessin ou l’écriture commencent ?
Le mouvement fait partie de mon travail. La marche, la course, la mobilité, la musculation et le souffle engagent le même corps que celui qui (...)
Ma parenté sans nom.
« Je reconnais les miens là où personne ne m’a appris à les chercher. »
À quoi reconnaît-on ce qui nous est profondément familier ?
Très tôt, j’ai senti un écart entre ce que les autres semblaient percevoir et ce qui retenait mon attention. Ce qui allait de soi autour de moi (...)
Ce qui passe au premier plan.
« L’attention ne donne pas à chaque chose la place qu’on lui avait assignée. »
Qu’est-ce qui décide de ce qui devient important ?
Je sors pour marcher. Les premières minutes ne ressemblent jamais à celles qui suivront. Mon corps le sait avant moi : il lui faut un temps pour (...)
Une charpente en mouvement.
« Une forme tient moins par ses contours que par les forces qui la traversent. »
Qu’est-ce que le corps apprend au dessin sur l’équilibre ?
Il arrive un moment où le corps cesse d’être seulement ce que je déplace. Sa construction devient sensible de l’intérieur. Je (...)
Le corps depuis lequel je dessine.
« Recevoir beaucoup demande une certaine tenue. »
Dans quelle mesure l’état du corps agit-il sur le dessin ?
Mon attention ne se dirige jamais vers une seule chose. Plusieurs éléments arrivent ensemble : une différence de lumière, l’écart entre deux formes, une accélération, une (...)
Deux températures.
« Le corps ne perçoit pas le monde de la même manière après l’avoir traversé. »
L’effort peut-il devenir une manière de percevoir ?
Je viens de rentrer. Le froid est encore sur mon visage, mais sous mes vêtements la chaleur monte des muscles. Pendant quelques minutes, mon corps (...)
Ce qui devient assez dense.
« Certaines choses se rassemblent avant d’avoir un contour. »
À quel moment l’insaisissable acquiert-il assez de consistance pour engager un dessin ?
Avant qu’un dessin commence, des éléments sans lien apparent se rapprochent : une distance entre deux corps, le rythme (...)
Quand la vue se retire.
« Fermer les yeux redistribue les mesures du monde. »
Avec quoi dessinons-nous lorsque voir ne suffit plus ?
L’eau coule. Je ferme les yeux.
La chaleur devient plus précise. Je distingue son trajet sur mes épaules, les endroits où elle s’accumule, ceux qu’elle quitte (...)
Ce que le corps conserve.
« Le corps garde parfois une date que la mémoire a perdue. »
De quoi un geste peut-il être la mémoire ?
Mon corps réagit parfois avant que j’en connaisse la raison. La respiration devient plus courte, une épaule se contracte, la main suspend son geste. Je cherche une origine. Elle (...)
Ce qui circule entre.
« Certaines présences ouvrent davantage de monde qu’elles n’occupent d’espace. »
Pourquoi certaines choses changent-elles notre manière de regarder ?
Lorsqu’un dessin s’achève, une légère mélancolie traverse la texture du jour.
Avec lui se défait la relation (...)
Le temps de l’éphémère.
« Certaines choses n’existent pleinement qu’au moment où elles s’effacent. »
Combien temps une chose continue-t-elle d’exister dans le regard ?
Dessiner, c’est demeurer assez longtemps auprès d’une chose pour assister à sa naissance.
Mais il arrive aussi (...)
À peine déplacé.
« Une forme commence par modifier ce qui l’entoure. »
Que transforme un trait avant même de devenir une forme ?
La fourchette repose sur la nappe.
À quelques centimètres, une tache de vin s’est ouverte dans le tissu. Son rouge progresse lentement entre les fibres. Une bordure (...)
Lumière d’hiver.
« Le corps connaît des directions que la pensée n’a pas encore nommées. »
Que se passe-t-il avant que le geste sache qu’il va dessiner ?
Je suis une exploratrice de la page blanche.
Je pourrais croire que tout commence devant elle, lorsque le crayon approche et que rien n’a (...)
Versant commun.
« Ce qui m’atteint peut atteindre un autre sans devenir la même chose en lui. »
Comment le dessin peut-il rendre partageable une expérience antérieure aux mots sans la réduire à un message ?
Je ne regarde pas un dessin, je le traverse.
J’entre dans un territoire où les (...)
Au-delà des contours.
« Ce que je perçois ne s’arrête jamais là où une chose finit. »
Une couleur peut évoquer une odeur, une lumière réveiller un souvenir, une texture faire naître une émotion. Je cherche par le dessin comment ces sensations, pourtant différentes, peuvent se rejoindre.
Mes couleurs se (...)
L’apparition d’une nécessité.
« Tout est encore libre, jusqu’à ce qu’un geste rende le suivant nécessaire. »
Sur la feuille, plusieurs chemins restent ouverts. Je cherche le moment précis où l’un d’eux commence à s’imposer sans avoir été choisi.
Au début, rien ne tient encore tout à fait. (...)
L’irréversibilité de la couleur.
« Une couleur ne modifie pas seulement ce que je vois. Elle transforme ce qui peut encore arriver. »
Une couleur est posée. À partir de quel instant le dessin ne peut-il plus revenir en arrière ?
Une couleur peut suffire à faire basculer un dessin.
Elle vient d’être posée et déjà (...)
L’empêchement.
« Ce qui ne circule pas finit par peser. »
La création peut-elle transformer ce qui ne disposait encore d’aucune voie pour se manifester ?
Créer n’est pas un choix pour moi.
Créer est une fonction vitale.
Lorsque je crée, quelque chose passe.
Lorsque je ne crée pas, quelque (...)
Mettre de côté.
« Ce qui échappe aux autres ne doit pas m’échapper. »
Finir ou mettre de côté : à partir de quel seuil une oeuvre peut-elle ne plus avoir besoin de celui ou celle qui la fait ?
Un dessin peut sembler terminé et ne pas l’être.
Je peux l’avoir quitté, avoir rangé les (...)
Gravité.
« Le trait ne me retient pas. Il déplace l’endroit où je tombe. »
Où situer l’auteur d’un dessin lorsque l’expérience de créer rend impossible la distinction entre agir et être agi ?
Dessiner engage une forme d’équilibre.
Le corps trouve son appui, la main (...)
