Cinéma
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Film L’Été où j’ai grandi : quand un enfant découvre que les monstres ont un visage familier par Frédéric VIGNALE
Ce qui m’a touché dans L’Été où j’ai grandi, ce n’est pas seulement son histoire, pourtant forte, ni même son décor magnifique d’Italie rurale des années 70. C’est cette façon rare de filmer l’enfance sans la rendre mignonne. Ici, l’enfance n’est pas un souvenir attendri, ni une parenthèse dorée. C’est un territoire immense, brûlant, dangereux, traversé par les jeux, les peurs, les secrets et les premières grandes blessures.
Michele a dix (…) / le 19/06/2026Monica Vitti : la beauté d’un visage qui pense par Frédéric VIGNALE
Je n’ai jamais cru aux beautés bien rangées. Elles rassurent, elles décorent, puis elles passent. Monica Vitti, elle, ne passait pas. Elle arrivait dans un plan comme une énigme blonde, avec ce visage légèrement de côté, cette bouche prête à sourire ou à se taire, et ce regard qui semblait avoir compris quelque chose avant les autres.
Chez elle, rien ne relevait de la beauté officielle. Elle n’avait pas ce genre d’éclat fabriqué pour (…) / le 18/06/2026Christian Bujeau est mort et il avait une place à part dans notre mémoire personnelle et collective par Frédéric VIGNALE
On connaissait tous son visage mais pas forcément son nom et c’est bien dommage. Je le dis sans snobisme, et même avec une forme de tendresse un peu honteuse : moi le premier.. Je le reconnaissais immédiatement. Je savais qu’il était là, quelque part dans le grand album du cinéma et de la télévision française, avec cette présence à la fois comique, théâtrale, nerveuse, solide, ce mélange de panique bourgeoise, d’autorité burlesque et de (…) / le 15/06/2026Noblesse oblige : un chef-d’œuvre d’humour noir, de cruauté élégante et d’intelligence par Frédéric VIGNALE
Je suis tombé sur Noblesse oblige un peu comme on découvre une bouteille oubliée dans une vieille cave anglaise. On s’attend à un classique respectable, un peu poussiéreux, et l’on se retrouve face à un breuvage d’une incroyable fraîcheur. Dès les premières minutes, le film séduit par son intelligence, son humour cruel et cette élégance typiquement britannique qui permet de parler de meurtre avec le sourire.
Noblesse oblige : un (…) / le 14/06/2026Quand le temps transforme les scènes de cinéma par Frédéric VIGNALE
Il est parfois des films qui vieillissent mieux que prévu. Non pas parce qu’ils deviennent des chefs-d’œuvre avec le temps, mais parce que l’actualité leur ajoute des couches de lecture que personne n’avait imaginées au moment du tournage.
C’est exactement ce qui arrive en revoyant aujourd’hui Ma femme s’appelle reviens, cette comédie douce-amère de Patrice Leconte avec Michel Blanc et Anémone. Michel Blanc y interprète Bernard, un médecin (…) / le 14/06/2026
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