Maurice G. Dantec ou la métamorphose médiatique

De mémoire d’observateur des Lettres on n’avait jamais vu cela. D’aucuns ont, semble t’il, réussi à convaincre Maurice Georges Dantec, l’écrivain exilé au Canada pour se rapprocher de son idole George Bush, qu’il fallait qu’il travaille différemment sur son image pour espérer des ventes accrues en Septembre 2005 et faire autant parler de lui que Houellebecq, Claudel et les autres vedettes programmées.

Or voilà, ce changement radical dans la communication fait grincer beaucoup de dents, surtout du côté de ses lecteurs fidèles qui ne comprennent pas et qui commencent à le faire savoir un peu partout sur Internet.

De drôles de clichés circulent où l’on voit un Dantec relooké, mal déguisé, mis en scène de manière inhabituelle et qui joue un rôle narcissique et mégalo qui n’est pas le sien.

Dantec est, en effet, un écrivain plutôt mal à l’aise devant la caméra ou dans l’arène médiatique, il ne ressemble en rien à un acteur ou à un rhéteur télévisuel. Il est beaucoup plus à sa place dans l’antre de la création qu’ailleurs.

De plus y a fort à parier que tout cela n’améliorera en rien le sort littéraire 2005 de Dantec qui sera noyé dans des sorties bien plus attendues que la sienne.

Rendez-nous le vrai Dantec, tout cela est ridicule. Merci d’avance.

RM

le 04/07/2005
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