J’ai l’impression qu’on nous prend pour des jambons

J’ai attendu d’être revenu à température ambiante pour écrire ce billet. J’ai, en effet pris un gros coup de fièvre en entendant énoncer la liste des noms des nouveaux ministres du gouvernement Villepin.

Alors que le peuple du pays a fait mentir De Gaule, le 29 mai, en prouvant massivement que " les français ne sont pas des veaux ", Chirac fête le bicentenaire de l’exécution de son illustre opposé Mandrin ( qui volait les riches et les collecteurs d’impôts pour donner aux pauvres, en Dauphiné ) en nous servant un gouvernement qui tient de la Raffarinade. On prend les mêmes et on recommence.

Alliot Marie, la Tatcher en Chanel, Douste, Borlot, Robien et toute une bande d’autres tristes sires restent, en changeant, pour certains, de fauteuils, pour noyer le poisson. Quelques petits jeunes arrivent tel Barroin et sa tronche de premier de la Communale. Et puis, comble du foutage de gueule, Sarkozy et sa politique du tout sécurité, sa politique d’immigration où, pour l’homme, comme pour les bestiaux on parle de quotas, reviennent accompagnés de la fanfare médiatique des Pernaud, d’Arvor, Villeneuve et autres Chazal … la même fanfare qui , il y a quelques mois, nous a tenu le genou pendant une semaine sur la démission du nain hargneux, de son poste de ministre, pour prendre la tête de la grande famille de droite.

La loi sur le cumul des mandats n’a pourtant pas changé en six mois. De quoi prendre la gerbe à force d’être pris pour un con.
Gros coup de fièvre donc, en entendant les noms, et colère écarlate en écoutant le discours de politique générale de Villepin. Vachement facile à analyser : exactement le contraire de ce que le français de base attend …

Encore plus de précarité pour ceux qui essaient de bosser tout simplement pour bouffer, l’instauration d’un contrat de travail avec période d’essai de deux ans que l’on peut assimiler à un " prêt à licencier ", une politique d’immigration que même Le Pen n’aurait osé rêver, la privatisation immédiate de GDF accompagnée de celle, annoncée, d’ EDF, meilleur énergéticien du monde ( et je suis bien placé pour connaître puisque j’y travaille depuis presque 25 ans ) qui va perdre sa vocation de service public pour aller engraisser quelques Sellières.

Marcel Paul doit se retourner dans sa tombe, lui qui, grand résistant et ministre communiste avait fait voter la loi de Nationalisation de 1946 dans un pays en ruines. Et bien sur, les décisions seront prises par ordonnances, il n’y aura donc pas de débat à l’Assemblée nationale, une notion de la démocratie que je ne partage pas et qui est, soit disant, justifiée par l’urgence.

Chers amis, lecteurs de ce billet d’humeur, je ne saurais que trop vous conseiller de vous précipiter à la pharmacie du coin, pour faire l’emplette d’un gros tube de pommade " Anuskipic ", car, je peux vous l’assurer, nous allons tous nous faire enfiler bien profond. Enfin, quand je dis tous, ce n’est pas la vérité, Sellière, Sarkozy ( le petit frère … même tronche et même merde sous le calot ) et toute leur bande de vilains doivent bien se marrer sur l’air de " Putain, y’a même plus besoin de demander, ils le font d’eux même … Ah, les cons !!! "

Alors, même si le 29 mai à 22 heures n’était clairement pas " Le grand soir ", j’ai tout de même bien l’espoir caché, que la " France d’en bas " va rechausser ses gros godillots pour aller foutre un grand coup de pompe dans le cul de la " France d’en haut " qui l’aura bien mérité !


Alain B.

le 10/06/2005
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